Vital Gilbert
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| Vital Gilbert | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller général des Landes | |
| – (6 ans et 14 jours) |
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| Élection | Septembre 1945 |
| Réélection | Mars 1949 |
| Circonscription | Saint-Martin-de-Seignanx |
| Prédécesseur | Lui même (indirectement) |
| Successeur | Louis Lesca |
| – (1 an et 11 mois) |
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| Élection | Octobre 1937 |
| Circonscription | Saint-Martin-de-Seignanx |
| Prédécesseur | Louis Lesca |
| Successeur | Lui même (indirectement) |
| Conseiller municipal de Soorts-Hossegor | |
| – ? | |
| Élection | Mai 1945 |
| – (4 ans) |
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| Élection | Mai 1935 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Neuville-sur-Sarthe (Sarthe) |
| Date de décès | (à 72 ans) |
| Lieu de décès | Capbreton ou Soorts-Hossegor (Landes) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO (1913-1921) PC-SFIC/PCF (à partir de 1921) |
| Profession | Ouvrier électricien |
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Vital Gilbert, né le à Neuville-sur-Sarthe et mort le à Capbreton ou Soorts-Hossegor, est un militant communiste français.
Membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) puis du Parti communiste-SFIC (devenu parti communiste français en 1943), il est conseiller municipal de Soorts-Hossegor et le premier conseiller général des Landes communiste, de 1937 à 1940 et de 1945 à 1951.
Vital Gilbert naît le à Neuville-sur-Sarthe, dans une famille paysanne. Il devient ouvrier-électricien et se syndique à la Confédération générale du travail en 1910. Il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière en 1913. Il est mobilisé au début de la Première Guerre mondiale et est grièvement blessé à Souchez. Il redevient électricien après la guerre et il s'installe à Paris, où il devient ami avec Henri Barbusse et Paul Vaillant-Couturier. Après la scission de la SFIO, en 1921, il la quitte pour rejoindre le nouveau Parti communiste-SFIC. Il devient collaborateur de Barbusse à la direction de l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC) et en est le secrétaire général de 1924 à 1925 (ou 1927). Militant pacifiste, il est en 1927 condamné à 2 000 francs d'amende et six mois de prison pour « provocations de militaires à la désobéissance dans un but de propagande anarchiste »[1],[2].
Vers 1930, il s'installe pour des raisons de santé à Soorts-Hossegor, dans les Landes. Il se marie le à Colombes. Il fonde dans les Landes le premier « comité d’Amsterdam-Pleyel contre le fascisme et la guerre ». Il milite principalement pour les intérêts des paysans et métayers, et participe à la fondation de comités de défense paysanne. Ils fusionnent en 1937 au congrès de Dax au sein de l'Union landaise des Comités de défense paysanne, dont il devient le secrétaire général[1],[2].
Lors des élections cantonales d'octobre 1934, il obtient 208 voix (7 %) dans le canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Il est élu conseiller municipal de Soorts-Hossegor en 1935. Lors des élections législatives de 1936, il reçoit 2 183 voix dans la circonscription de Dax (10 %). En , il est élu conseiller général pour le canton de canton de Saint-Martin-de-Seignanx[a], avec près de 60 % des voix au second tour grâce au retrait des candidats socialiste et radical-socialiste. Il devient le premier conseiller général communiste du département. En , le préfet des Landes le décrit ainsi dans un rapport: « intelligent, actif, il a marqué son entrée au conseil général par des interventions avisées où s’allient une certaine modération de langage et la fermeté des opinions »[1],[2]. Il intervient à la conférence nationale du PC de [3]. À cette occasion, il co-écrit avec Waldeck Rochet, Jean Flavien, Jean Laurenti le rapport Les Droits du paysan, paru en 1939[4].
Il est destitué de tous ses mandats en 1939 puis est placé en 1941 en résidence surveillée dans la Grande-Lande. Il est un des organisateurs de la résistance communiste dans le département. En 1944, il est vice-président du comité départemental de libération présidé Charles Lamarque-Cando. Il redevient conseiller municipal et conseiller général. Après guerre, il est président départemental de l'ARAC, organisateur et président des comités de défense et d’action paysans des Landes. Lors des élections constituantes de 1946 et des élections législatives de 1951, il est en deuxième position sur la liste communiste derrière le député sortant Félix Garcia ; il n'est pas élu. Il meurt le à Capbreton ou Soorts-Hossegor[1],[2].
- Profession de foi pour les élections législatives de 1936.
- Bulletin de vote communiste pour les élections constituantes de 1946.
Publications
- Vital Gilbert, Waldeck Rochet, Jean Flavien et Jean Laurenti, Les Droits du paysan, Paris, La Brochure populaire, , 29 p. (BNF 31594120).