Vivian Fine

compositrice, pianiste et professeure de musique états-unienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Vivian Fine, née le à Chicago et morte le à Bennington, est une compositrice américaine.

Décès
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Chicago Musical College (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Vivian Fine
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Biographie

Vivian Fine nait à Chicago le de David et Rose Fine. Enfant prodige du piano, à cinq ans, elle devient la plus jeune élève a jamais avoir obtenu une bourse du Chicago Musical College (en). À onze ans elle devient l'élève de Djane Lavoie-Herz (en), élève de Scriabine. Fine compose sa première œuvre à treize ans alors qu'elle étudie l'harmonie avec Ruth Crawford qui la considére comme sa protégée[réf. nécessaire]. Par l'intermédiaire de Madame Herz et de Crawford, Fine rencontre Henry Cowell, Imre Weisshaus et Dane Rudhyar, qui soutiennent son talent[1].

Fine fait ses débuts professionnels comme compositrice à l'âge de seize ans, avec des représentations à Chicago, New York (Solo pour hautbois lors d'un concert de l'Association panaméricaine des compositeurs) et Dessau (Quatre pièces pour deux flûtes, lors d'un concert de la Société internationale des compositeurs contemporains). En 1931, à dix-huit ans, elle s'installe à New York pour poursuivre ses études. Elle est membre du Young Composers Group d'Aaron Copland et participe au premier festival de Yaddo en 1932[1]. En 1937 elle contribue à la fondation de l'American Composers Alliance et en est la vice-présidente de 1961 à 1965. Parallèlement à sa carrière de compositrice Fine continue de se produire en concert. Dans les années 1930, elle est sans doute l'interprète de musique pour piano contemporaine la plus renommée de New York. Elle crée des œuvres de Charles Ives, d'Aaron Copland, de Brant, d'Henry Cowell, de Rudhyar et d'autres compositeurs, et étudie le piano avec Abby Whiteside de 1937 à 1945[1].

Elle enseigne de nombreuxes années au Bennington College dans le Vermont, où elle compte parmi ses élèves la compositrice Patsy Rogers[2].

Elle meurt le à Bennington, à l'âge de 86 ans, suite à un accident de voiture[3].

Style et thèmes de composition

Les premières compositions de Fine se caractérisent par un style très dissonant et contrapuntique. En 1934, elle entreprent des études de composition de neuf ans avec Roger Sessions et son œuvre devient alors plus tonale, comme en témoignent la Suite en mi bémol majeur (1940) et le Concertante pour piano et orchestre (1944). En 1946, avec le Capriccio pour hautbois et trio à cordes et The Great Wall of China, elle renoue avec une expression plus libre qu'elle conserve jusqu'à la fin de sa carrière, élargissant sans cesse son registre expressif et générique. Elle employe diverses techniques correspondant à une grande variété de sujets musicaux. Henry Brant note : « Aucune pièce de Fine ne ressemble à une autre, ni par son sujet ni par son instrumentation ; chaque nouvelle œuvre semble engendrer un style propre, adapté au sujet, et aucun maniérisme ne persiste d'une œuvre à l'autre »[note 1],[4].

Ce qui caractérise l'œuvre de Fine, c'est son sens de l'humour, soit comme élément majeur de l'œuvre (The Race of Life, Memoirs of Uliana Rooney), soit comme passage humoristique ou une référence insérée dans une œuvre plus sérieuse (The Women in the Garden, Songs and Arias).

Fine a beaucoup écrit pour la voix, utilisant la poésie de Shakespeare, Racine, Dryden, Keats, Whitman, Dickinson, Kafka ou Neruda dans des contextes très variés. Elle a composé deux opéras de chambre, The Women in the Garden (1978) et Memoirs of Uliana Rooney (1994). Dans The Women in the Garden, Fine s'inspire des écrits d'Emily Dickinson, de Virginia Woolf, d'Isadora Duncan et de Gertrude Stein pour créer des dialogues entre quatre femmes et un ténor incarnant les différents hommes de leur vie. Memoirs of Uliana Rooney (1994), sa dernière œuvre majeure, est un opéra bouffe contemporain, avec un livret et une video de Sonya Friedman (en). Cette œuvre, d'inspiration autobiographique sinon fidèle à la réalité, suit le parcours de la compositrice américaine Uliana Rooney à travers le XXe siècle, traversant les bouleversements politiques et plusieurs mariages pour finalement triompher.

Prix et distinctions

Parmi les nombreuses distinctions reçues par Fine, on compte une bourse Guggenheim, des subventions des fondations Ford, Rockefeller, Ditson, Woolley, Koussevitsky, Reader's Digest et Elizabeth Sprague Coolidge, plusieurs subventions du National Endowment for the Arts, ainsi que les prix Dollard et le prix Yaddo. En 1980 elle est élue à l'Académie américaine des arts et des lettres. Sa suite orchestrale de 1982 Drama for Orchestra (en) est finaliste du prix Pulitzer de musique en 1983[5].

Les manuscrits de Fine sont conservés à la Bibliothèque du Congrès.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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