Walter Schmald

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Naissance
Saint-Vith, en Allemagne (actuellement en Belgique)
Décès (à 27 ans)
Lascaux (France)
Origine Empire allemand
Allégeance Troisième Reich
Walter Schmald
Naissance
Saint-Vith, en Allemagne (actuellement en Belgique)
Décès (à 27 ans)
Lascaux (France)
Origine  Empire allemand
Allégeance Troisième Reich
Arme SchutzstaffelSD
Grade SS-Obersturmführer
Années de service 1940 – 1944
Conflits Seconde Guerre mondiale

Walter Schmald, né le à Saint-Vith et mort le à Lascaux (France), était un membre du Sicherheitsdienst qui a participé au massacre de Tulle commis le par des membres de la 2e Panzerdivision SS Das Reich. Responsable de la sélection des victimes civiles vouées à la pendaison, il est un bourreau aux mains propres qui n'a tué personne ce jour-là, mais dont la visibilité dans le processus de sélection l'a désigné à la vindicte de la population et a amené à surestimer son rôle dans le drame.

Vue de Saint-Vith

Walter Schmald voit le jour à Saint-Vith, qui fait alors partie du territoire de l’Allemagne, le . Il est le fils aîné d’Emil Schmald, mécanicien et de confession protestante, et de Thérèse Hilger, de religion catholique. Son père exploite un garage de réparation automobile et une entreprise de transport à Adenau, dans l’Eifel, où la famille s’installe en et où naît le frère cadet de Walter, Ewald, le de la même année. Thérèse Schmald-Hilger retourne s’installer à Saint-Vith, incorporé de facto à la Belgique à la suite du traité de Versailles de 1919, avec ses deux fils, à la fin des études primaires de Walter, vers 1923 ; elle y travaille dans l’atelier de couture et de confection de sa sœur, Agnès Hilger. Cette séparation résulte vraisemblablement d’une mésentente entre les époux.

Après le rattachement officiel des cantons de l'Est à la Belgique, en 1925, Thérèse et ses deux enfants gardent la nationalité allemande. Walter Schmald poursuit ses études secondaires à Saint-Vith, d’abord pendant deux ans à la Höhere Knabenschule St-Vith puis, après la transformation de celle-ci en collège épiscopal, à l’Athénée royal de Malmedy, où il est inscrit dans la section française avec l’allemand comme seconde langue. Il termine ses humanités en 1935. De cette période, Walter Schmald laisse le souvenir d’un adolescent profondément catholique qui fréquente assidûment la messe matinale, d’un jeune homme affable, gentil, timide avec les filles et sans engagement connu dans les milieux nationalistes ou nationaux-socialistes.

À l’automne 1935, Walter Schmald entame des études de médecine pharmaceutique à l’Université catholique de Louvain, en résidant chez sa tante, Magdalena Hilger, à Bruxelles. Après un échec en première candidature de pharmacie et de mathématiques, il réussit les deux candidatures en pharmacie puis les deux premières années de médecine pharmaceutique. Membre de l’organisation estudiantine Eumavia qui regroupe les étudiants originaires des cantons de l’est et se fixe comme objectif de les aider à « cultiver la langue maternelle ainsi que le caractère et les mœurs patrimoniaux » et de les « préserver de disparaître complètement dans la masse des étudiants[1] », Schmald ne participe que rarement aux activités de cette association : il est considéré comme pro-allemand, sans afficher un réel engagement et sans affiliation à une organisation pro-allemande ou nazie, contrairement à son frère cadet, qui s'engage dans la Jeunesse hitlérienne et à son père qui demande son affiliation au parti nazi en et l'obtient le premier novembre de la même année.

Selon l'une de ses cousines, Walter Schmald se rend ensuite à Cologne où il est possible qu’il ait suivi des cours à l’université pour terminer sa troisième année de pharmacie et décrocher son diplôme de pharmacien.

L’engagement au SD : 1940-1944

Walter Schmald s'est probablement enrôlé au cours de l'été 1941. Schmald arrive à Paris à cette époque, avec le grade de Sonderführer, attribué d'office aux interprètes. D'après un témoin, Erna Pere, Schmald est interprète dans les services de l'Abwehr et est en poste à Angers et à Périgueux en 1941. Malade, il est hospitalisé à Saint-Vith, où sa présence est attestée fin octobre 1941.

Schmald quitte l'Abwehr en 1943. Il est repris comme membre du Sicherheitsdienst dans une liste des effectifs de la 8e compagnie du 95e régiment de sécurité, cantonnée à Brive et à Tulle en .

Le massacre de Tulle : juin 1944

La fin

Annexes

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