Wei Yingwu
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Chang'an
Suzhou (Jiangsu, Chine)
| Naissance |
Vers 737 Chang'an |
|---|---|
| Décès |
Vers 792 Suzhou (Jiangsu, Chine) |
| Sépulture |
Thiếu Lăng Nguyên (d) |
| Nom dans la langue maternelle |
韦应物 (Wei Yingwu) |
| Autres noms |
nom officiel : Zhihe (志和) prénom de courtoisie : Yibo (義博) nom d’artiste : Xizhai (西齋) nom honorifique : Wei Suzhou (韋蘇州) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Influencé par | |
| Famille |
Wei clan of Jingzhao (d) |
| Père |
Wei Luan (韦銮) |
| Conjoint |
Yuan Pin (d) |
| Enfants | |
| Distinction |
* titre honorifique de grand conseiller de la cour (朝散大夫) * baron du comté (县男) |
Wei Yingwu (chinois traditionnel : 韋應物 ; chinois simplifié : 韦应物 ; pinyin : Wéi Yìngwù ; EFEO : Wei Ying-wou), dates de naissance et de mort inconnues[note 1], également connu sous le prénom de courtoisie de Yibo (義博) et sous plusieurs autres noms est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang. Il occupe plusieurs postes de fonctionnaire à la capitale et il traverse la tumultueuse rébellion d'An Shi (755-763). Il meurt vers 792[1]. Sa poésie est fréquemment associée à celle des poètes de la nature des époques antérieures[2].
Wei Jingwu est originaire de Jingzhao, près de la capitale des Tang Chang'an (actuelle Xi'an). Il naît aux alentours de 737[3] p. 276-279. Il est issu d’une famille prestigieuse et noble[note 2]. Wei entre très tôt dans la carrière officielle. À quinze ans, il sert entre 751 et 755 comme membre du corps des « Trois Gardes »[note 3] escortant l’empereur Xuanzong dans ses déplacements[2],[3] p. 276-279. Il mène alors une vie complètement dissolue et corrompue. Après la mort de cet empereur, il change radicalement de vie, commence des études et devient fonctionnaire. Il est notamment préfet de Suzhou dans le Jiangsu en 788 - où il meurt vers 792[4]. Au cours de sa vie, il se lie d'amitié profonde avec Yin Yaofan et seuls des hommes tels que les poètes Liu Changqing et Qiu Dan, le poète taoïste Gu Kuang, le poète ermite Qin Xi et le moine-poète bouddhiste Jiaoran sont admis parmi ses hôtes et échangent des poèmes avec lui[5].
Œuvre
Son œuvre poétique comprend plus de cinq cents poèmes. Il fait écho dans certains de ses poèmes aux problèmes politiques et sociaux de son époque, en particulier après la révolte d'An Lushan en 755[6]. Wei Yingwu s'est cependant surtout consacré à la poésie de paysage souvent cité aux côtés des poètes Wang Wei, Meng Haoran et Liu Zongyuan. Il est un poète faisant partie de l'« école des ermites » et a été comparé à Tao Yuanming. La forme qu'il a le mieux maîtrisée est le wugu, une forme de style ancien en vers de cinq syllabes[4] « célébrés pour leur style à la fois direct et noble. »[7] . Ses poèmes excellent dans tous les genres : ses chants et ballades en sept caractères ont une mélodie fluide et belle ; ses poèmes régulés en cinq caractères s’enchaînent d’un seul souffle, mêlant harmonieusement sentiment et écriture[8],[9]. La majorité de ses poèmes dépeint diverses scènes de la nature, telles que montagnes et rivières, dans la lignée du style de poésie paysagère des montagnes et des rivières[10] et ils sont réputés pour leur excellence dans la description des paysages et de la vie retirée du monde[8].
Poésie et prose
- Recueil de Wei Jiangzhou (韦江州集) : est conservé aujourd’hui en dix volumes.
- Recueil poétique de Wei Suzhou (韦苏州诗集) : existe toujours en deux volumes.
- Intégrale de la poésie des Tang (全唐詩) : recueille au total 568 poèmes de Wei Yingwu (dont quatre en supplément)[5] vol. 186.
- Prose complète des Tang (全唐文) : volume 375 ne conserve qu’un seul texte en prose de Wei Yingwu l’Ode à la glace (冰赋).[3]
- Épitaphe de feu Dame Yuan du Henan (故夫人河南元氏墓志铭) : épitaphe rédigée par Wei Yingwu
- Trois cents poèmes des Tang (唐诗三百首) : cette anthologie recueille 12 poèmes de Wei Yingwu.
Poèmes
Le torrent de l’ouest de Chuzhou (滁州西涧)
| Chinois
独怜幽草涧边生, |
Traduction libre
Seul, j’aime l’herbe sombre croissant au bord du torrent, |
Le deuxième poème ci-dessus est incontournable selon Paula M. Varsano[11] :
« Il est difficile de parler de Wei sans mentionner ce poème : et, en effet, beaucoup a déjà été dit à son sujet. Apprécié pour sa simplicité éloquente, il est considéré comme typique de Wei, le poète de la nature ; sa compréhension repose entièrement sur la perception visuelle, et la scène perçue est celle d’un homme de nature se mouvant, comme à son habitude, à travers la nature.[note 4] »
À un adepte du taoïsme de la montagne Qianjiao (全椒山中道士)
| Chinois
今朝郡齋冷, |
Traduction libre
Ce matin, le bureau de préfecture est froid, |