Wipeout (jeu vidéo)

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Réalisateur
John White (directeur de dev.)
Nick Burcombe (game design)
Wipeout
Logo du jeu.

Développeur
Éditeur
Réalisateur
John White (directeur de dev.)
Nick Burcombe (game design)
Compositeur

Date de sortie
PlayStation
EUR : 29 septembre 1995
USA : 21 novembre 1995
JAP : 22 mars 1996

PC
EUR : Octobre 1995
USA : Novembre 1995

Saturn
EUR : 1996
USA : 5 mars 1996
JAP : 12 juillet 1996
Genre
Mode de jeu
Plate-forme

Évaluation
ELSPA : 3-10
ESRB : E ?
PEGI : 3+ ?

Wipeout

Wipeout (stylisé wipEout) est un jeu vidéo de course futuriste développé et édité par Psygnosis, sorti en 1995 sur PlayStation et PC, et en 1996 sur Saturn.

Il s'agit du premier épisode de la série wipeout. Commercialisé au lancement européen de la console PlayStation, Wipeout connait un large succès et participe à la réputation de la machine de Sony. Le jeu est apprécié pour son gameplay original, sa réalisation 3D saisissante et sa bande-son dynamique.

En l'an 2052, la ligue de course anti-gravité F3600 oppose huit concurrents aux commandes de vaisseaux armés lancés à grande vitesse sur des circuits accidentés.

Wipeout se déroule en 2052 dans plusieurs pays du monde et prend pour cadre la ligue de course F3600, un championnat de vaisseaux anti-gravité futuristes[1].

Le titre propose sept circuits : Altima VII au Canada, Karbonis V au Japon, Terramax en Allemagne, Korodera en Russie, Aridos IV aux États-Unis, Silverstream au Groenland, et la piste bonus déblocable Firestar sur la planète Mars. Les tracés présentent un design fantaisiste avec d'importants dénivelés, des virages en lacet, en aveugle, des rétrécissements, des portions de pistes bosselées, des tremplins ou encore des embranchements plus ou moins avantageux. Les pistes sont bordées de murets qui préviennent des sorties de pistes mais sont très pénalisant au moindre contact[2].

Système de jeu

Vaisseaux et facultés

Le joueur contrôle un vaisseau futuriste, un aérodyne en lévitation à moins d'un mètre au-dessus du sol. Le jeu propose des environnements en 3D temps réel avec une vitesse de défilement et une fluidité saisissante à l'époque. Les sensations de vitesse sont accentuées par le relief escarpé des pistes et une caméra dynamique (en vue embarquée, l'angle de vue accompagne l'inclinaison du vaisseau). Chaque bolide dispose sur ses côtés d'un aérofrein pour négocier les virages serrés[3]. Le jeu propose de piloter pour l'une des quatre équipes de la ligue F3600, chacune comportant deux pilotes. Chaque vaisseau possède des caractéristiques distinctes en termes d'accélération, vitesse de pointe, masse et rayon de braquage. Il est ainsi possible de choisir parmi l'écurie japonaise AG Systems, l'écurie américano-canadienne Auricom Research, l'écurie russe Qirex et l'équipe européenne Feisar[4],[2].

Le joueur peut récupérer des gadgets et des armes, permettant de ralentir les adversaires, en passant sur des grilles colorées dispersées sur les circuits. Ainsi, le boost permet de doubler la vitesse de croisière du vaisseau durant un court laps de temps. Le bouclier protège temporairement le vaisseau des armes des adversaires. Les mines sont tirées depuis l'arrière du véhicule, et explosent au contact d'un poursuivant. Le missile classique est tiré depuis l'avant du véhicule ; le missile à tête chercheuse suit automatiquement un vaisseau concurrent, tandis que le missile de croisière, après avoir ciblé un concurrent, est capable de le poursuivre sur une longue distance avant d'exploser[5],[2].

Modes de jeux

Pour chaque mode de jeu, deux catégories de course sont disponibles : la catégorie Venom et la catégorie Rapier, dans laquelle les vaisseaux sont plus rapides. Cette dernière se débloque en remportant le mode Championnat en catégorie Rapier[6].

Le mode Championnat permet à huit pilotes de s'affronter lors d'une série de six courses et de gagner des points suivant leur classement à l'issue de chacune d'entre elles. Le vainqueur de la course marque neuf points, le deuxième sept points, le troisième cinq points, le quatrième trois points, le cinquième deux points et le sixième marque un point. Celui ayant remporté le plus de points à l'issue du championnat est déclaré vainqueur. Le joueur doit terminer dans les trois premiers pour passer à la manche suivante et dispose pour chaque course de trois essais pour y parvenir. Dans le cas contraire, il est éliminé[2].

Dans le mode Course simple, le joueur choisit l'un des six circuits et des quatre écuries du jeu et affronte sept autres adversaires. Le mode Contre-la-montre impose de terminer la course en un minimum de temps, le joueur ne dispose d'aucune arme et n'est confronté à aucun adversaire, mis à part un vaisseau fantôme symbolisant le meilleur tour effectué[2].

Un mode multijoueur est disponible et nécessite un câble de liaison PlayStation, deux consoles et deux télévisions. Il permet aux joueurs soit de s'affronter en face à face, soit de se mesurer parmi six autres concurrents contrôlés par l'intelligence artificielle[3],[2].

Développement

Conception

Wipeout est développé et édité par le studio Psygnosis, installé à Liverpool. Sa production débute au cours du second semestre [7]. Selon Lee Carus, l'un des artistes du jeu, le développement de Wipeout a duré 14 mois. L'idée est née d'une conversation entre Nick Burcombe et Jim Bowers dans un pub d'Oxton, dans le Merseyside. Bowers réalise ensuite un court-métrage de présentation qui a été projeté dans les bureaux de Psygnosis. Le projet Wipeout est approuvé et la production a pu commencer[8]. Une première vidéo de démonstration a été présentée à l'European Computer Trade Show, en ,[9]. Le marketing et les visuels sont conçus par Keith Hopwood et The Designers Republic, un studio de design graphique installé à Sheffield. Ciblant un public branché, amateur de musique et de sorties en discothèque, Keith Hopwood et The Designers Republic imaginent l'identité visuelle de la jaquette du jeu et de ses supports promotionnels[10]. Une maquette de film en images de synthèse non jouable d'une durée de deux minutes, inspirée du jeu, est apparue dans le film Hackers, sorti en , dans lequel les deux protagonistes jouent à Wipeout dans une boîte de nuit[11],[12].

L'équipe, composée d'une dizaine de personnes, est sous pression et doit respecter un calendrier serré. Carus déclare que le code a dû être réécrit aux trois quarts du développement, mais que l'équipe était confiante de pouvoir terminer le jeu à temps[8]. La conception des véhicules est inspirée de Matrix Marauders, un jeu de stratégie en 3D sur grille, développé par Pysgnosis sous la direction de Jim Bowers et sorti sur Amiga en [13]. Nick Burcombe, le concepteur du jeu, est inspiré par l'animation en SoftImage montrant deux vaisseaux en course dans Matrix Marauders, pour créer un jeu vidéo de course utilisant les mêmes types de véhicules antigravité. Le nom « Wipeout » a été trouvé lors d'une conversation dans un pub, inspiré par le morceau instrumental Wipe Out du groupe américain The Surfaris. La conception des circuits s'est avérée difficile en raison de la faible distance d'affichage possible sur les consoles de jeu. Les joueurs reçoivent des armes de façon aléatoire, à l'image de Super Mario Kart, dont l'usage est davantage de ralentir plutôt que d'éliminer les adversaires[14]. Nick Burcombe précise que Wipeout est surtout inspiré par le jeu de Nintendo[8].

Musique

Le développement de Wipeout accorde une grande importance à sa musique, élément clé de l'identité du jeu. Le concepteur Nick Burcombe explique qu'une partie de Super Mario Kart, accompagnée d'une musique techno entraînante, lui a inspiré l'idée de créer un jeu avec des vaisseaux volants à grande vitesse parcourant des circuits futuristes sur une bande-son électronique rythmée[11]. Pour la vidéo de présentation du jeu, l'équipe choisit le morceau No Good (Start the Dance) du groupe de big beat The Prodigy. Selon Jim Bowers, auteur chez Psygnosis, ce choix est motivé par le fait que « son rythme collait parfaitement à l'action à l'écran »[15].

Le compositeur Tim Wright, alias CoLD SToRAGE, est engagé pour créer la musique du jeu, mais a d'abord du mal à adapter son style synthpop au son big beat et techno imaginé par l'équipe[16]. Ce style, caractérisé par des boucles et des lignes de basse puissantes, des breakbeats, des rythmes percutants et des montées et descentes dramatiques, est essentiel pour évoquer l'énergie de la culture rave. Pour créer ce son, Wright utilise des CD d'échantillons populaires auprès du label Ninja Tune et des synthétiseurs comme le Roland JD-800 afin de produire les rythmes et les sons lourds et distordus qui caractérisaient la bande originale du jeu. Après avoir composé un titre qui n'a pas convaincu, Wright est emmené par les membres de son équipe à la discothèque The Voodoo à Liverpool pour l'immerger dans l'environnement qui inspire la musique du jeu[16].

Malgré les réticences des maisons de disques à collaborer avec l'industrie du jeu vidéo, la version pour PlayStation de Wipeout propose des morceaux d'auteurs électroniques de renom tels que Leftfield, The Chemical Brothers et Orbital[7],[16]. Burcombe espérait commander un titre original au groupe The Prodigy, qui a finalement décliné l'offre. Orbital compose notamment « Wipeout (PETROL) ». Ces morceaux, associés au style visuel de Wipeout, deviennent un élément constitutif de l'identité du jeu et contribuent à son succès auprès d'un jeune public habitué des discothèques[17].

Pistes de la version européenne sur PlayStation
NoTitreAuteurDurée
1.Data Track
2.CairodromeCoLD SToRAGE5:15
3.Cardinal DancerCoLD SToRAGE5:22
4.Cold ComfortCoLD SToRAGE5:05
5.DOH-TCoLD SToRAGE5:15
6.MessijCoLD SToRAGE5:16
7.OperatiqueCoLD SToRAGE5:18
8.TentativeCoLD SToRAGE5:26
9.TransvaalCoLD SToRAGE5:07
10.Afro RideLeftfield6:26
11.Chemical BeatsThe Chemical Brothers4:52
12.Wipeout (P.E.T.R.O.L)Orbital6:15
Pistes de la version américaine sur PlayStation
NoTitreAuteurDurée
1.Data Track
2.CairodromeCoLD SToRAGE5:15
3.Cardinal DancerCoLD SToRAGE5:22
4.Cold ComfortCoLD SToRAGE5:05
5.DOH-TCoLD SToRAGE5:15
6.MessijCoLD SToRAGE5:16
7.OperatiqueCoLD SToRAGE5:18
8.TentativeCoLD SToRAGE5:26
9.TransvaalCoLD SToRAGE5:07
Pistes de la version européenne sur Saturn
NoTitreAuteurDurée
1.Data Track
2.CairodromeCoLD SToRAGE5:15
3.Cardinal DancerCoLD SToRAGE5:22
4.Cold ComfortCoLD SToRAGE5:05
5.DOH-TCoLD SToRAGE5:15
6.MessijCoLD SToRAGE5:16
7.OperatiqueCoLD SToRAGE5:18
8.TentativeCoLD SToRAGE5:26
9.TransvaalCoLD SToRAGE5:07
10.BrickbatRob Lord & Mark Bandola5:59
11.Planet 9Rob Lord & Mark Bandola4:43
12.PoisonRob Lord & Mark Bandola5:18
Pistes de l'album Wipeout: The Music[18]
NoTitreAuteurAristeDurée
1.Afro Ride (de Afro-Left, 1995)Neil Barnes, Paul Daley, Neil ColeLeftfield4:25
2.Chemical Beats (Exit Planet Dust, 1995)Tom Rowlands, Ed SimonsChemical Brothers4:04
3.Blue Monday (Hardfloor Mix) (Blue Monday-95, 1995)Bernard Sumner, Peter Hook, Stephen Morris, Gillian GilbertNew Order8:36
4.The Age of Love (Jam & Spoon Mix)Bruno Sanchioni, Giuseppe CherchiaAge of Love6:45
5.Wipeout (P.E.T.R.O.L) (de In Sides, 1996)P & P HartnollOrbital6:15
6.One Love (Edit) (de Music for the Jilted Generation, 1994)Liam HowlettThe Prodigy3:53
7.La Tristesse Durera (Scream to a Sigh) (Dust Brothers Mix) (de Gold Against the Soul, 1993)Nicky Wire, Richey JamesManic Street Preachers6:13
8.When (K-Klass Pharmacy Mix)Lucia Holm, Paul CarnellSunscreem8:39
9.Good Enough (Geminis Psychosis Mix)L. Cittadini, M. BraghieriB.B. feat Angie Brown8:54
10.Circus Bells (Hardfloor Remix)R. ArmaniRobert Armani4:47
11.Captain Dread (de Second Light, 1995)G. Roberts, Irvine, McGlynnDreadzone5:23
12.Transamazonia (Deep Dish Rockit Express Dub Mix)Colin Angus, Richard WestThe Shamen4:21

Promotion et commercialisation

Image externe
Affiche promotionnelle de Wipeout, montrant la présentatrice de télévision et de radio Sara Cox le visage ensanglanté.

L'attention de Psygnosis s'est portée sur le marketing, sur la façon dont le jeu pourrait capitaliser sur les méthodes de commercialisation de la musique et de la mode. L'intention était d'inscrire le jeu dans la tendance, d'attirer l'attention des clients de clubs et des acheteurs de disques, lesquelles représentent une niche mais compte un grand nombre de « faiseurs d'opinion » influents, et de capturer l'atmosphère underground du Royaume-Uni de l'époque. La participation de The Designers Republic et l'ajout de musiques sous licence participent de cet élan. Les activités de promotion incluent l'installation de consoles avec le jeu dans des boîtes de nuit populaires, comme le Ministry of Sound[19], l'édition d'un album musical, Wipeout: The Music, et la vente d'une gamme de vêtements. Le jeu apparait dans l'un des spots publicitaires de la série Society Against PlayStation, qui accompagne le lancement de la console. Pour Nick Bucombe, « c'était un concept novateur sur le marché. Ce mélange de culture club et de jeu vidéo a, selon certains, rendu le jeu vidéo cool et acceptable dans un autre domaine »[11].

Wipeout suscite une vive controverse lors de sa sortie. La campagne promotionnelle créée et lancée par Keith Hopwood et The Designers Republic comprend une affiche promotionnelle, montrant la présentatrice de télévision et de radio britannique Sara Cox le visage ensanglanté. Certains l'ont accusée de simuler une overdose[11]. Le magazine Next Generation publie l'affiche après avoir effacé le sang, la rédaction expliquant qu'elle a subi des pressions de la part des marchands de journaux concernant les images violentes dans les magazines de jeux vidéo, et qu'elle estimait elle-même que le sang n'apportait rien à la publicité, si ce n'est un effet de choc[20]. L'affiche présente Wipeout comme « un jeu dangereux », et Neil Thompson, l'artiste principal du jeu, a suggéré que le « E » de Wipeout signifie ecstasy, ce que nie le concepteur Nick Burcombe[11].

Wipeout paraît en Europe en tant que titre de lancement de la PlayStation en Europe, le [21],[22]. Il sort aux États-Unis le [23],[24], puis le au Japon[25]. Le jeu, aux côtés de Air Combat, Twisted Metal, Warhawk et Destruction Derby, est l'un des premiers titres à être réédités dans la gamme Greatest Hits aux États-Unis et Platinum en Europe en [26],[27].

Une version pour Sega Saturn, développée par Tantalus Entertainment, paraît également en aux États-Unis, où elle est distribuée par Sega, et en Europe[23],[24]. Puisque Sony, la société à l'origine de la PlayStation , possédait les droits sur les trois derniers morceaux de la bande originale de la version PlayStation, de nouvelles musiques ont été ajoutées pour la version Saturn par Rob Lord et Mark Bandola[28].

Une autre version portée sur PC sort le en Europe, puis le 3 mai en Amérique du Nord et le 12 juillet de la même année au Japon[29].

La version PlayStation est rééditée en téléchargement sur PlayStation Portable et PlayStation 3 le aux États-Unis, le en Europe et le au Japon[30],[31].

Accueil

Aperçu des notes reçues
Presse papier
Média PS Saturn PSP
Consoles + (FR) 95%[32] 95%[33] -
Computer and Video Games (UK) 96%[34] - -
Edge (UK) 8/10[35] - -
Famitsu (JP) 30/40[25] 31/40[36] -
Joypad (FR) 95%[2] 89%[37] -
Presse numérique
Média PS Saturn PSP
AllGame (US) 3,5/5 étoiles[38] - -
IGN (US) 8/10[39] - 7/10[40]
Jeuxvideo.com (FR) 15/20[41] - -
Agrégateurs de notes
Média PS Saturn PSP
GameRankings 90%[42] 78,1%[43] -
MobyGames 7,9/10[44] 7,7/10[45] -
SensCritique 7,2/10[46] - -

À sa sortie, WipEout reçoit un accueil globalement favorable de la part de la presse spécialisée. Sur l’agrégateur GameRankings, la version PlayStation obtient une moyenne de 90 %[42], tandis que la version Sega Saturn affiche un score de 78,10 %[43]. Ces évaluations reposent toutefois sur un nombre très limité de critiques.

Chris Roper d'IGN, propose une critique globalement positive de la version PSP de WipEout, rééditée via le PlayStation Store. Il salue la fluidité du gameplay, marquée par des sensations de glisse et une prise en main exigeante mais gratifiante, ainsi que l’identité singulière du jeu, mêlant vitesse et combat dans une expérience immersive. Il met également en avant une direction artistique toujours efficace, mais regrette plusieurs limites, comme une progression contraignante. Il pointe enfin des défauts techniques liés au matériel d’origine de la PlayStation, tels que des problèmes de clipping et une distance d’affichage réduite, ainsi que l’absence de fonctionnalités multijoueur Ad-Hoc. Malgré ces réserves, il estime que le jeu reste solide et toujours agréable à jouer[40]. Bien avant, la critique orignal d'IGN sur la version PlayStation, souligne le nouveau souffle qu’il apporte au genre des jeux de course. Le test met en avant son concept de véhicules antigravité armés et son univers futuriste, qui renouvellent les codes traditionnels, ainsi que sa direction artistique marquante, portée par une bande-son techno et une identité visuelle conçue par The Designers Republic. La rédaction insiste sur l’immersion procurée par cette approche originale, tout en notant quelques limites, comme une maniabilité exigeante et un nombre d’adversaires jugé insuffisant, réduisant le défi une fois le jeu maîtrisé. Malgré ces réserves, IGN considère que le titre se distingue nettement de la concurrence et s’impose comme une œuvre marquante, appelée à devenir un classique[39].

De son coté, AllGame parle de la qualité des graphismes de WipEout pour l’époque, avec des circuits variés, bien conçus et dotés d’une bande-son techno immersive. La critique met également en avant la diversité des tracés et des modes de jeu, tout en notant que le nombre limité de circuits et la durée de vie relativement courte pouvant restreindre l’expérience. La maniabilité est jugée agréable après un temps d’adaptation, bien que les collisions avec les bords de piste ralentissent fortement le vaisseau[38].

Coté français, Jeuxvideo.com propose, de la même manière qu’IGN, une critique positive de WipEout, mettant en avant l’innovation apportée au genre des courses futuristes. Là aussi, la critique porte sur l’univers futuriste crédible, les circuits inventifs et l’identité visuelle forte, ainsi que sur la bande-son électro marquante qui renforce l’immersion. Il insiste également sur la difficulté élevée du pilotage et la nécessité d’apprendre les circuits pour progresser, soulignant un gameplay exigeant mais gratifiant. Il note la relative pauvreté des décors, mais estime que l’impression de vitesse et le design des circuits compensent largement ces défauts. Il conclut que WipEout reste un titre marquant et enivrant, qui pose les bases d’une série emblématique[41].

Postérité

Notes et références

Voir aussi

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