YannToutCourt
enseignant et vulgarisateur historique français
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Yann Bouvier, dit YannToutCourt, né le , est un enseignant, historien, vulgarisateur historique, auteur et vidéaste web français. Il est connu pour ses activités de créateur de vidéos historiques sur les réseaux sociaux via ses chaines « Yann tout court » sur lesquelles il parle d'histoire, déconstruit des idées reçues et lutte contre les propos pseudo-historiques.
| Genre | Vulgarisation historique |
|---|---|
| Nom de naissance | Yann Bouvier |
| Naissance | |
| Nationalité |
|
| Nombre d'abonnés |
395 000 (août 2026, sur YouTube) |
| Autres activités | Enseignant, auteur |
| Site internet | yann-bouvier.jimdofree.com |
| Chaîne | YannToutCourt (YouTube) |
Biographie
Jeunesse, formation et carrière
Yann Bouvier est né le [1],[2]. Sa mère décède en des suites d'une sclérose latérale amyotrophique[3]. Il découvre très tôt l'histoire dans laquelle il se réfugie pour fuir une enfance difficile[4]. Ancien mineur placé auprès des services de l'aide sociale à l'enfance[5], en foyer à 5 ans puis en famille d'accueil[6], il entame des études d'histoire[7] à l'université Toulouse-Jean-Jaurès qu'il poursuit à l'université Côte-d'Azur[8]. Il y soutient un mémoire de master en histoire moderne intitulé Récits de voyage et représentation de l'espace. La Méditerranée de Jérôme Maurand (-), un espace vécu[9],[10] sous la direction de Pierre-Yves Beaurepaire et la co-direction d'Anne Brogini et publie à cette occasion ses premiers articles[11],[12],[13].
Depuis , il enseigne l'histoire et la géopolitique en lycée[1], dans la région toulousaine[14]. Entre et , dans le cadre du Centenaire de la Première Guerre mondiale, il développe le projet pédagogique @FrédéricB_1418[15] qui connait un large écho médiatique[16],[17],[18],[19].
Il est chercheur associé à Nice, au Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine (CMMC)[20], laboratoire de recherches de l'université Côte-d'Azur, et chargé d'enseignement en master 2 d'Histoire publique à l'INU Champollion d'Albi[21],[22].
Dès , il est ambassadeur des Éclats de juin de l'ARSLA[3],[23], opération destinée à lever des fonds contre la maladie de Charcot.
Activité de vidéaste
Il crée sa chaine TikTok à la fin de l'année [24], sous le pseudonyme « yanntoutcourt ». Durant le confinement liés à la pandémie de Covid-19 du printemps , il publie des vidéos d'histoire à caractère pédagogique[25] puis s'adresse à un public plus large[24]. Il y développe plusieurs formats : des Raps d'histoire[26], qui le font connaitre, puis des debunks (ou démystifications) d'idées reçues et de propos pseudo-historiques[27],[28],[29]. Il y publie aussi des capsules pédagogiques[25]. Il crée par la suite des chaines similaires sur YouTube et Instagram et compte, en , plus d'un million d'abonnés cumulés[4].
En il participe à la web-série de vulgarisation Dans le manoir[30],[31], produite par String Theory.
En , il est récompensé du Prix Farel catégorie Explainers-Bonhôte pour sa vidéo « "Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs" : Netanyahou dit vrai ? »[32],[33] dans laquelle il déconstruit des propos du premier ministre israélien tenus en et partagés massivement sur les réseaux sociaux dans les premiers mois de la guerre Israël-Gaza depuis .
En et , ses vidéos de debunks suscitent des réactions de personnalités politiques épinglées tels les députés Antoine Léaument (LFI)[34] et Laurent Wauquiez (LR)[35], qui reconnaissent (plus ou moins franchement) leurs approximations historiques[36],[37].
Microcosmes
En il publie Microcosmes. L'histoire de France à taille humaine aux éditions First, un essai graphique commencé en [6]. Illustré par Éloi Chevallier[38] sur la base d'une importante documentation visuelle[6], il compte 215 planches et explore l'histoire de France par le prisme de la microhistoire, aux côtés d'individus réels (anonymes ou méconnus)[39]. Le livre présente aussi les méthodes des historiens[40] et propose une initiation à l'historiographie. Relu par 20 universitaires[6], il est préfacé par Alain Corbin[41].
Succès public[42], Microcosmes est favorablement accueilli par la critique grand public[43],[44],[39],[45],[46] et dans les recensions d'historiens[47],[48]. Planète BD salue « un sacré boulot de vulgarisation [qui] se révèlera terriblement instructif à ceux qui ont envie de comprendre l'Histoire autrement qu'au travers du roman national »[46]. L'historien Tristan Martine y voit « une bande dessinée de vulgarisation à la fois historique et historiographique qui, sans sacrifier à la nuance, parvient à compléter et interroger notre vision du passé, le tout en étant largement accessible : de la pédagogie magistrale, en somme ! »[47].
En , Microcosmes reçoit le coup de cœur du jury du prix histoire Institut de France - Fondation Stéphane Bern pour l'histoire[49].
Distinctions
Décoration
Chevalier de l'ordre des Palmes académiques (, contingent ministériel)[50]
Récompenses
- : Prix Farel (catégorie Explainers-Bonhôte)[51],[52]
Publications
- Yann Bouvier (préf. Alain Corbin, ill. Éloi Chevallier), Microcosmes : L'histoire de France à taille humaine (roman graphique), Paris, First Éditions, coll. « La vie en bulles », , 232 p. (ISBN 978-2-412-07662-0 et 978-2-412-08643-8, lire en ligne
). - Yann Bouvier (dir.), France fictions : Histoire des idées reçues de l'histoire de France, Paris, Perrin et First Éditions, , 432 p. (ISBN 978-2-412-09965-0 et 978-2-412-10425-5, lire en ligne
). Avec les contributions de Justine Audebrand, Marie-Hélène Baylac, Nicolas Beaupré, Pierre-Yves Beaurepaire, Florian Besson, William Blanc, Yannick Bosc, Anne-Sarah Bouglé-Moalic, Jean-Numa Ducange, Bruno Dumézil, Annie Duprat, Jérémie Foa, Christophe Furon, Juliette Glikman, Jérémy Guedj, Anthony Guyon, Laurent Joly, Vincent Joly, Sandrine Lemaire, Géraud Létang, Mathieu Marly, Françoise Thébaud, Denise Turrel et Charles-Éloi Vial.