Yquelon

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Yquelon (prononcer /iklɔ̃/) est une commune du canton de Granville située dans le département de la Manche (région Normandie) en France, peuplée de 1 240 habitants[Note 1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Yquelon
Yquelon
L'église Saint-Pair.
Blason de Yquelon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, Terre et Mer
Maire
Mandat
Stéphane Sorre
2020-2026
Code postal 50400
Code commune 50647
Démographie
Gentilé Yquelonnais
Population
municipale
1 240 hab. (2023 en évolution de +13,66 % par rapport à 2017)
Densité 579 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 56″ nord, 1° 33′ 15″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 67 m
Superficie 2,14 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Granville
(banlieue)
Aire d'attraction Granville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Granville
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Yquelon
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Yquelon
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Yquelon
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    Géographie

    Couvrant 214 hectares, le territoire d'Yquelon est le moins étendu du canton de Granville.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau du Boscq, le fossé 01 de Yquelon[3] et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].

    Le ruisseau du Boscq, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de La Meurdraquière et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Granville, après avoir traversé douze communes[5].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Yquelon[Note 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Normandie (Cotentin, Orne) » et « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée »[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 949 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 1 km à vol d'oiseau[12], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Yquelon est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Granville[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[17]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (33,4 %), zones urbanisées (24,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (24,3 %), prairies (17,7 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné sous les formes Hiquelon en 1172 (Rob. Tor., p.j. XXXIII), Ikelon en 1180-1200 (B.R. Leber, av.19)[21],[22], Yquelont en 1236-1244[23].

    Les formes les plus anciennes pourrait inciter à voir dans Yquelon, un toponyme en -on, terminaison toponymique issue du gallo-roman -O / -ONE, précédé d'un radical Hiquel- ou Iquel-. Cependant comme les attestations d’Yquelon sont relativement récentes, les toponymistes s'attachent davantage aux formes plus anciennes d’Iclon à Angiens (Seine-Maritime), mentionné dès 1088 sous la forme Ichelunt[21]. En effet, le [t] final était encore prononcé à l'époque et son maintien montre qu'il s'agit en réalité de l'élément -lunt fréquent par ailleurs en Normandie. Il représente selon ces mêmes spécialistes, l'ancien scandinave lundr « bosquet, bois »[21],[24],[25]. Il explique de nombreux toponymes en -lon, -ron, voire -non de Normandie, dont les formes les plus anciennes sont toujours en -lunt ou -lont (exemple : Étoublon à Sotteville, Manche; Stobelont en l'an mil).

    Le premier élément Yque- représente l'ancien scandinave eik « chêne » que l'on retrouve aussi dans Yquebeuf (Seine-Maritime, Ykebo XIIe siècle)[26]. François de Beaurepaire cite le substantif eik « chênes » (au pluriel) pour Yquelon, eiki « chêne » (au singulier) pour Yquebeuf et eiki « chênes » (au pluriel) pour Iclon[26]. Or en vieux norrois, le singulier est eik (sauf au génitif eikar / eikur) et le génitif pluriel est eika (éventuellement eiki). Il s'agit donc, selon tout vraisemblance du pluriel eiki ou eika.

    Le sens global de ce toponyme est donc « bosquet, bois des chênes »[21]. Homonymie avec au moins sept autres Yclon / Iclon en Haute-Normandie, parfois sans ambiguïté comme le Bois d'Yclon (Critot, Bosc d'Iquelon en 1402) et avec Eikelund (Télémark) en Norvège, Egelund au Danemark et Ekelund en Suède.

    Il est à noter que l'association de l'appellatif lundr avec un nom d'arbre va de soi et il existe plusieurs toponymes en -lon ou -ron dont le premier élément est un nom d'arbre, comme dans les nombreux Bouquelon / Bouquelonde de Haute-Normandie (exemple : Bouquelon), dont le premier élément est bók « hêtre ». Une forme lunda explique l’élément -londe(s) (exemple : Étalondes, Becquelonde, Rollonde, Vindelonde, etc.) et les nombreux la Londe plus récents. Ce terme avait le sens de « bosquet, bois » en dialecte normand encore au XVe siècle. Elle existe aussi en Scandinavie, par exemple dans Skovlunde au Danemark, équivalent du nom de lieu norvégien Skoglund.

    Le gentilé est Yquelonnais

    Histoire

    Le premier seigneur connu d'Yquelon est Roger de Yquelon ou Rogerius de Ikelun, qui, en 1162, apposa sa signature au bas des chartes fondant l'abbaye de La Lucerne, et dont le gisant est toujours dans l'église du lieu[27].

    L'affaire Pierre Héry se déroule à Yquelon. Elle a été jugée par la cour d'assises de la Manche le [28].

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Yquelon Blason
    D'azur à l'église du lieu d'argent ouverte et ajourée de sable, au chef d'or chargé de trois coquilles de gueules[29].
    Détails
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    Politique et administration

    Mairie.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1831 1835 Jean-Pierre Pinsonnet    
             
    1865 1871 René Aimable Mulot-Durivage    
    1871 1874 Lambernon Carolins    
    1874 1876 Alphonse Le Pelley-Fonteny    
    1876 1880 Emmanuel Matté    
    1880 1892 Pierre-Olivier Delarue    
    1892 1912 Charles Le Pelley-Fonteny    
    1912 1929 Paul Bailleul    
    1929 1938 Louis Lemonnier    
    1939 1945 Jacques Delalande    
    1945 1948 Arsène Travert    
    1948 1965 Jacques Delalande    
    1965 1971 Jean Ledrans    
    1971 1989 Jules Lemains    
    1989 mars 2008 Jean-Louis Angelloz SE Retraité de l'EDF
    mars 2008 mai 2020 Chantal Tabard[30]   Adjointe administrative
    mai 2020 en cours Stéphane Sorre[31] SE Comptable à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP)[32]
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[30].

    Administration religieuse

    Culte catholique : Yquelon relève du diocèse de Coutances et Avranches. Avant 1801 la paroisse relevait de l'ancien diocèse d'Avranches puis de l'éphémère diocèse de la Manche.

    L'ancienne paroisse catholique d'Yquelon, qui était à l'origine de la commune actuelle, a été supprimée en 1995. Yquelon relève désormais de la nouvelle paroisse Saint-Clément du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[33]. L'église reste toutefois église paroissiale, au même titre que les autres églises des anciennes paroisses.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[35].

    En 2023, la commune comptait 1 240 habitants[Note 7], en évolution de +13,66 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    419497460474505494485479470
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    451458449426357403402353302
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    369302345304312330344389350
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    398426491674718958991982981
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    1 0481 1351 240------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Gisant du seigneur fondateur.
    La nef et le chœur de plan quadrangulaire à deux travées avec ses croisées d'ogives primitives sont du XIIe siècle, et son portail occidental de la seconde moitié du XIIe siècle[38], romans, comme le portail latéral, les fenêtres et les pierres appareillées en épi sur les murs de la nef. D'autres fenêtres ont été refaites au XVIIIe siècle. La tour de clocher édifiée contre le flanc nord du chœur date quant-a elle de la fin du XVIIe siècle[39].
    L'édifice abrite un calice et sa patène du deuxième quart du XVIIIe et une toile sainte Catherine d'Alexandrie couronnée par un ange de 1743 signée R. Bichue[40], classés au titre objet aux monuments historiques, ainsi que des fonts baptismaux du XVIe, une statue de sainte Catherine d'Alexandrie du XIXe, un gisant du XIIe caché à la Révolution et retrouvé en 1885, une verrière des XIXe et XXe de Lorin[27].
    • If funéraire, vieille croix et tombes du XIXe siècle de capitaines de frégate.
    • Ancienne grange dîmière des XIIe – XIIIe siècles. Le bâtiment qui servit de presbytère et devint, en 1976, la mairie a été restaurée en 1994.
    • Puits devant la mairie surmonté d'un moine, témoignant du passage des pèlerins sur le chemin montois du Cotentin.

    Activité et manifestations

    • Fête communale début juillet[41].

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 272.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 688.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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