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Cérences

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Cérences est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 852 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Cérences
Cérences
L'église Notre-Dame sur la place du Marché.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, Terre et Mer
Maire
Mandat
Adrien Lebailly
2026-2032
Code postal 50510
Code commune 50109
Démographie
Gentilé Cérençais
Population
municipale
1 852 hab. (2023 en évolution de +1,81 % par rapport à 2017)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 59″ nord, 1° 26′ 08″ ouest
Altitude Min. 14 m
Max. 115 m
Superficie 26,04 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Granville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bréhal
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Cérences
Géolocalisation sur la carte : France
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Cérences
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Cérences
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Cérences
Liens
Site web www.cerences.fr
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Elle fait partie des villages labellisés Village patrimoine[1], qui œuvrent à mettre en avant leurs patrimoines matériels et/ou immatériels (historique, culturel, naturel, architectural, etc.).

Géographie

Localisation

La commune est au sud du Coutançais. Son bourg est à 6 km à l'est de Bréhal, à 7 km à l'ouest de Gavray, à 17 km au sud de Coutances, à 17 km au nord-est de Granville et à 20 km au nord-ouest de Villedieu-les-Poêles[2].

Le territoire de Cérences est le plus étendu des trente communes du canton de Bréhal. La Sienne, rivière d'environ 80 km de long, prend sa source en forêt de Saint-Sever et termine son cours à Regnéville-sur-Mer dessinant un paysage des plus remarquables : le havre de Regnéville. À Cérences, la Sienne offre de beaux méandres ainsi que des moulins.

Communes limitrophes de Cérences[3]
Muneville-sur-Mer Quettreville-sur-Sienne, Trelly(sur quelques dizaines de mètres), Le Mesnil-Aubert Le Mesnil-Aubert,
Lengronne
Bricqueville-sur-Mer,
Bréhal(sur quelques dizaines de mètres)
Cérences Ver
Chanteloup Hudimesnil, Le Loreur Ver

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Sienne, le Batteret[5], le ruisseau de la Chaussee[6], le ruisseau d'Equilbec[7], un bras de l'Equilbec[8], le cours d'eau 01 de Chevalier[9], le cours d'eau 01 de la commune de Cérences[10], le cours d'eau 01 de la Moussardière[11], le cours d'eau 01 de la Paronne[12], le cours d'eau 01 de la Vigorie[13], le cours d'eau 01 des Huets[14], le cours d'eau 01 du Tourneur[15], le cours d'eau 01 du Village Escoulant[16], le cours d'eau 02 de la commune de Cérences[17], le cours d'eau 04 de la Maladrerie[18], le cours d'eau 06 de la Huberdière[19], le fossé 01 du Château de Chanteloup[20], le fossé 01 du Moulin de Guelle[21], le ruisseau de la Chaussée[22], le Soquet[23] et divers autres petits cours d'eau[24],[Carte 1].

La Sienne, d'une longueur de 93 km, prend sa source dans la commune de Noues de Sienne et se jette dans le golfe de Saint-Malo en limite de Agon-Coutainville et de Regnéville-sur-Mer, après avoir traversé 21 communes[25]. Les caractéristiques hydrologiques de la Sienne sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 7,67 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 109 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 154 m3/s, atteint le [26].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Cérences[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[27]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[28]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[29] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[30]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[31],[32].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 957 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[27]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Longueville à 11 km à vol d'oiseau[33], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[34],[35]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Cérences est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[36].

Elle est située hors unité urbaine[37].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[37]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[38],[39].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,3 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,9 %), terres arables (23,9 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %), forêts (4,2 %), zones urbanisées (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %)[40].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le toponyme est attesté sous la forme curtam que appellatur Cerencis en 1027[41], Cerencias en 1082.

Albert Dauzat le considère issu ou lié à l'ancien français seran / cerens, « séran », instrument servant à carder la filasse[42], mot d'origine gauloise, pluriel de l'oïl serence, seran, peigne pour séparer la filasse des fibres de lin ou de chanvre[41].

Le gentilé est Cérençais.

Histoire

Moyen Âge

Au XIe siècle le bourg faisait partie du domaine ducal[43]. Dans le douaire constitué vers 1025 pour l'épouse de Richard III de Normandie (v. 1008-1027), parmi les domaines (cours) concédés on trouve celui de Cérences[44].

Au XIIe siècle il y eut un prieuré et un certain Carentius y possédait un grand domaine[45].

Temps modernes

Au début du XVIe siècle, Jehan du Bois était seigneur de Cérences et de Pirou[43].

Cérences était le siège d'un bailliage et d'une vicomté[43],[Note 5]. Louis XIV l'engagea au comte de Toulouse, Louis-Alexandre de Bourbon[47],[Note 6].

En 1639, la révolte des Nu-pieds qui s'étendit de l'Avranchin jusqu'à Cérences, entraîna l'incendie en représailles de maisons du bourg par les troupes de Gassion en 1640 sur les ordres de Richelieu[48].

Époque contemporaine

Auguste-François Brohon lieutenant-général civil et criminel fut le premier maire de Cérences, ainsi que député de la Manche au Conseil des Cinq-Cents[48].

À la création des cantons, Cérences est chef-lieu de canton. Ce canton est supprimé lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801)[49].

En 1964, Cérences (1 852 habitants en 1962) absorbe Bourey (73 habitants)[49],[50].

Politique et administration

La mairie.
La maison des services publics.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires[48]
Période Identité Étiquette Qualité
1830 1846 Louis Jouenne[51]    
         
1871 1876 Auguste Maheut    
         
1945 1949 André de Beaucoudrey    
1949 1971 Alphonse Letarouilly    
1971 1977 André Combaux    
1977 1988 Jean de Roincé    
1988[52] avril 2014 Jean-Louis Remoué UMP Vétérinaire, conseiller général
avril 2014[53] en cours Jean-Paul Payen SE Salarié du secteur médical
Les données manquantes sont à compléter.
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Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[54].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[56].

En 2023, la commune comptait 1 852 habitants[Note 7], en évolution de +1,81 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Cérences a compté jusqu'à 2 346 habitants en 1800. Bourey a atteint son maximum démographique en 1831 avec 357 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2072 3462 3202 0522 0642 2962 2532 2182 244
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1412 1622 1001 9421 9911 9161 9171 8551 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6981 6481 7541 6341 7101 8021 7671 7761 808
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 8521 8331 8651 8581 7771 7571 7891 7981 862
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
1 7921 852-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Bourey
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
226308328355357353340333
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
301292307211182183175168
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
149160126130125111100118
Davantage d’informations - ...
1936 1946 1954 1962 - - - -
919510073----
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(Source : EHESS[50])

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête communale autour du , autrefois très populaire.
  • Fête du jeu et du sport en mars depuis 2014.

Économie

Entreprises et commerces

Maisonneuve (fabrication de fûts et citernes), LIS France (poudres alimentaires).

La distillerie de pommes

La distillerie de pommes est créée en 1926. En 1936, elle est rachetée par Lesaffre, industriels du Nord. Située près du pont sur la Sienne et à proximité de la gare, elle est détruite aux trois quarts par les bombardements américains en 1944 et reconstruite en 1946. En 1958, elle se tourne vers le séchage du lait pour produire de la poudre de lait. Dès les années 1970, elle produit de la levure sèche. Avec la réorientation de la PAC (politique agricole commune) et la fin des excédents laitiers, l'usine se spécialise dans le séchage d'ingrédients alimentaires. Ainsi quatre nouvelles tours de séchage sont construites entre 1990 et 2003.

Tourisme

Un gîte et une aire de camping-cars de six places constituent l'offre d'hébergement de la commune.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Notre-Dame de Bourey.
Le coq de l'église — don du seigneur Adhemary Le Coq en 1709 — est exposé à la mairie[62].
  • Église Notre-Dame de Bourey.
  • Château de la Motte Billard des XVIIe – XIXe siècles.
  • Manoir de l'Épinay des XVIe – XIXe siècles[63].
  • Manoir de Guelle et son pigeonnier.
  • Ancien lavoir, puits
  • Croix Potier du XVIe siècle.
  • La Forêt des elfes, parc aventure[64].
  • Ancien moulin.

Pour mémoire :

Personnalités liées à la commune

  • Les familles Tanqueray sont présentes depuis au moins 1529, avec Thomas, sieur de Louvel, (vers 1529-1600), puis son fils Thomas (vers 1552-1580) avocat, son fils Bernard (1583-1631), avocat, etc. jusqu'au déménagement d'une partie de la famille à Coutances après 1700 où ils officiaient (lieu du Présidial - palais de justice). Sources : archives départementales d’État Civil. Au village de Bourey (inclus maintenant dans Cérences), les villages Mesnage - Tanqueray, Les Portes et La Métairie faisaient aussi partie de leurs biens.
  • Nicolas Deslandes (Cérences, 1744 - 1816), avocat et armateur à Granville où il décèdera, banquier et soutien financier de la guerre d'indépendance des États-Unis, fut anobli en 1783[65],[66].
  • Odet-Julien Leboucher, historien né en 1744 à Bourey où il est mort en 1826.
  • Ernest Briens (Cérences, 1835 - Cérences, 1907), homme politique.

Voir aussi

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Bibliographie

  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 50.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 141

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

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