Yseult Le Danois

From Wikipedia, the free encyclopedia

Yseult Le Danois, née le et morte le , est une biologiste de la mer spécialisée dans l'ichtyologie des poissons pêcheurs. Ses travaux d'anatomie comparée l'ont amenée à préciser et réviser la phylogénèse de plusieurs espèces, tels les poissons grenouilles[1] et celles qui composent le sous-ordre des Scombres[2]. Elle découvre quelques autres espèces, fossiles ou vivantes, dont le Chirolophius monodi, ainsi que de la famille des Protobramidae[3] et du genre Proaracana (en).

Fille d'Édouard Le Danois, qui est le directeur de l'Office scientifique et technique des pêches maritimes et un collaborateur de l'Institut océanographique, Yseult Le Danois soutient sa thèse de doctorat dans cet établissement en 1958[4], treize ans après avoir obtenu à l'Université de Paris sa licence ès sciences naturelles[5]. Sa proposition d'un nouveau sous ordre, les Orbiculates, au sein de l'ordre des Plectognates, réduit depuis Cuvier au seul sous ordre des Tetraodontiformes, est contestée[6] mais sa méthode originale de reconsidérer la phylogénèse à partir de l'adaptation anatomique, principalement l'évolution synapomorphique du squelette et de la musculature que celui ci soutient, sera reprise par ses confrères ichtyologues à partir de 1974[7].

Forte de son doctorat, Yseult Le Danois entre au CNRS[5] en tant que chargée de recherche affecté au Laboratoire d’ichtyologie générale et appliquée (LIGA) du Muséum d'histoire naturelle. En 1962, elle est lauréate de la bourse Jules Richard de l'Institut océanographique de Paris[8] et collabore avec Théodore Monod[9]. Héritière de la vision non conformiste de son père, elle n'hésite pas, dans une démarche fructueuse, à remettre en cause les classifications[10], comme celle du Fowlerichthys ocellatus (en). Elle est dès lors, tout en travaillant pour le musée municipal de Saint-Germain-en-Laye, un des naturalistes sollicités par le professeur Pierre-Paul Grassé pour contribuer à la somme encyclopédique qu'est le Traité de zoologie.

En 1972, elle est promue maîtresse de recherche[5] au LIGA. En 1976, elle participe à la fondation de la Société française d'ichtyologie, héritière de la Société centrale d'aquiculture de France fondée en 1889.

Atteinte d'un cancer en 1981, elle assure toutefois la fonction de trésorière de la société[5] et consacre avec son amie Béatrice Appia son énergie à réactiver un projet que son père n'avait pu achever[11], la transcription en vue de le publier du journal de son arrière grand père maternel, le théologien vaudois Alexis Muston[12]. Elle décède après six années de lutte contre la maladie[5].

Œuvre

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI