Z 450

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Le Z 450 est un chasse-neige rotatif à voie métrique de la ligne de Saint-Gervais-les-Bains à Vallorcine à traction électrique et alimenté par troisième rail.

Exploitant(s) PLM puis SNCF
Désignation PLM ECNRf 1 puis SNCF Z 450
Type Chasse-neige rotatif
Couplage Couplable avec Z 200 et ZS 10000
Faits en bref Exploitant(s), Désignation ...
Z 450
Identification
Exploitant(s) PLM puis SNCF
Désignation PLM ECNRf 1 puis SNCF Z 450
Type Chasse-neige rotatif
Couplage Couplable avec Z 200 et ZS 10000
Construction 1 chasse-neige rotatif
Constructeur(s) Chantiers de la Buire et ateliers d’Oullins (PLM)
Mise en service 1922
Retrait 1984
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux B'
Écartement métrique (1 000 mm)
Alimentation 3e rail 600 V CC puis 3e rail 850 V CC
Moteurs de traction 2 moteurs CEM
Puissance continue 204 kW
Tare 33 t
Longueur totale 10,15 m
Portes 2
Aménagement Fourgon et cabine de conduite
Vitesse maximale 20 km/h

[1],[2],

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Description

Malgré l'efficacité des deux chasse-neige automoteurs à éperon ZS 10450 et ZS 10451, ceux-ci rencontrent des difficultés pour dégager la ligne en amont des Tines. L'enneigement moyen relevé à Montroc au début du XXe siècle atteint en effet 7,30 m. Les ateliers PLM d’Oullins sont donc chargés de construire un chasse-neige rotatif, afin de permettre le dégagement complet de la ligne et de permettre son exploitation hivernale sur l’ensemble du parcours.

Sa structure est proche de celle des autres véhicules automoteurs de la ligne. Il est en effet construit sur la même base de truck moteur que les Z 200 et les ZS 10000, composé de deux longerons sur lesquels sont montés les deux essieux moteurs, avec toutefois quelques adaptations. Il dispose notamment de huit frotteurs pour le troisième rail, au lieu de quatre, afin d’assurer la prise de courant même dans des conditions difficiles.

Sur ce truck moteur est fixée une caisse métallique abritant un poste de conduite ainsi que le moteur électrique de la turbine. Ce troisième moteur développe une puissance de 257 kW en régime permanent, pouvant atteindre 442 kW pendant de courtes périodes de quelques minutes. La turbine, d’un diamètre de 2,40 m, est composée de dix pales orientables et est enchâssée dans un carter métallique. La neige est projetée dans ce carter par force centrifuge, puis recueillie par une tuyère orientable qui l’évacue en jet d’un côté ou de l’autre de la voie.

Lors de l'arrivée des Z 600 à la fin des années 1950, la tension d'alimentation de la ligne est relevée de 600 V à 850 V, et le Z 450 est adapté en conséquence.

Immatriculé ECNRf 1 par le PLM — E pour matériel électrique automoteur, CNR pour chasse-neige rotatif, f signalant la présence d’une plate-forme permettant la commande directe du régulateur électrique lors des manœuvres, et 1 pour le numéro du véhicule dans la série — l’engin entre en service en 1922. Il est apte à circuler à 20 km/h en acheminement et travaille à la vitesse de 15 km/h en neige poudreuse, celle-ci étant ramenée à 8 km/h lorsque la neige est humide.

N’étant pas équipé pour assurer le déboudinage, c’est-à-dire l’élimination de la neige accumulée entre les rails avant qu’elle ne se compacte et ne se transforme en glace — phénomène susceptible de provoquer des déraillements —, il est complété à partir de 1938 par un engin spécialement construit pour cette mission par les agents du dépôt de la gare de Saint-Gervais-les-Bains-le Fayet. À partir de 1958, cette fonction est reprise par le couplage des Z 205 et Z 208 modifiés, qui remplacent l’engin précédent.

Intégré au parc de la SNCF à la suite de la nationalisation de 1938 sous le numéro Z 450 — Z désignant un automoteur —, ce chasse-neige reste en service jusqu’à l’arrivée du CN 4 en 1984, date à laquelle il est radié.

Préservation

Une fois sa carrière achevée, l’engin est remisé en 1984, puis classé Monument historique en [3]. En 1987, il est confié par la SNCF au Chemin de fer de la Mure et transféré en gare de Saint-Georges-de-Commiers, en vue de l’intégration à un musée des chemins de fer de montagne, projet qui n’aboutira finalement jamais.

L’engin reste alors abandonné en extérieur, dans un état très dégradé, aux côtés d’autres anciens matériels de la ligne de Saint-Gervais–Vallorcine. Il est toutefois récupéré en par le Chemin de Fer de Bon Repos (CFBR).

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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