Ziziphora tenuior
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| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Asteridae |
| Ordre | Lamiales |
| Famille | Lamiaceae |
| Genre | Ziziphora |
Ziziphora tenuior est une espèce de plantes à fleurs, de la famille des Lamiacées. C'est une plante annuelle sauvage rarement cultivée[1], aromatique [2] et médicinale. Son aire de répartition va de l'Europe de l'Ouest à l'est de la Sibérie[3].
Du latin tenuis (fin, ténu)[4] et comparatif ior (la plus fine).
En français Ziziphore effilée[5], Ziziphore lancéolé, Ziziphore à feuilles axillaires chez Jean Baptiste Glaire (1848) qui la décrit comme une plante de jardin[6], elle était en effet commune dans les jardins botaniques[7],[8], Linné la donne au jardin botanique d'Uppsala[9].
La plante serait originaire d'Iran et du Baloutchistan où elle est vendue sur les bazars (avec le nom indien de Mishk-i-taramashia) assimilée au thym sauvage. À Chiraz, elle est appelée Rang[10]. En ouzbek Kora-dare, Cho'l yalpiz , en turc Keik-ot[11], en russe Зизифора тонкая, кара-даре (Zizifora tonkaya, kara-dare)[12].
Description
Racines grêles, fibreuses. Tiges divisées en rameaux étalés (2 à 5 en Iran), généralement petites, longueurs décrites de 5 à 20 cm[13], ramifiés. Les fleurs lilas, axillaires, verticillées, pédicellées sont placées sur les côtés de la tige[14] (floraison mai à aout dans le Caucase). Les feuilles lancéolées sont distantes, opposées, pétiolées, étroites[7], de 0,7 à 2,5 cm de long sur 0,1 à 0,6 cm de large[13]. Les 4 graines sont oblongues, avec une dormance modérée, les graines fraîches ne germent pas; un stockage au sec pendant 1 à 2,5 ans lève la dormance[11].
L'odeur des différentes parties de la plante est très agréable, elle évoque la menthe poivrée en plus sucrée[10].
Ethnomédecine
Elle semble utilisée depuis l'antiquité pour soigner la fièvre, la dysenterie, la diarrhée, les inflammations intestinales, la toux, les calculs vésicaux et les règles douloureuses[15]. En ethnomédecine iranienne elle traite les troubles gastro-intestinaux, la diarrhée et les nausées. Elle est réputée carminative et analgésique, traite les infections utérines[16]. Sa capacité de réduire la douleur a été démontrée en modèle animal[17].
Elle est administrée en gélules, en plante séchée infusée (infusion longue, jusqu'à 2 h[18]), tisanes[19].

In vitro à forte dose l'extrait présente une toxicité sur les lymphocytes[20].
Huile essentielle
Forte diversité. Dans le sud de l'Iran (2020) la pulégone est mesurée entre 18 à 40 % et jusqu'à 87 % sur des spécimens turques[21], la pipériténone de 0 à 30 %, le p -mentha-3-en-8-ol de 0,4 à 28 %, etc. A tel point qu'Azam Bakhtiare et al. utilisant l'analyse en composantes principales identifient 3 chémotypes génétiquement cohérents[22].
Les principaux composants sont le bornéol, le camphre, le pinène, le myrcène, le terpinolène, le pipéritone, le cinéole, le citral, le pipérénone, le limonène, le terpinène, le cymol, le menthol et l'isomenthone (6,6 %), la pulégone (46,8 % dans un spécimen sauvage de Jordanie méridionale[23]), le thymol. Des flavonoïdes, coumarines, acides gras (palmitique, oléique, stéarique, linoléique), saponines, sont présents (1991)[13]. Les 17 composés aromatiques mesurés sont la pulégone, la bicyclo hept-3-én-2-one, 4,6,6-triméthyl- (13 %) et le bicyclo[2.2.1]heptan-2-ol, 1,5,5-triméthyl- (12 %). Le copaène et le β-cubébène se rencontrent dans l'huile essentielle de plantes cultivées in vitro et non des plantes sauvages[24].
Le rendement d'extraction est de 3 % par la méthode Soxhlet.