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Parc zoologique d'Amnéville

parc zoologique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le parc zoologique d’Amnéville est un parc zoologique français du Grand Est situé entre Metz et la frontière avec le Luxembourg, près d'Amnéville. Le Parc zoologique d'Amnéville / Zoo d'Amnéville, en dépit de son nom, se situe sur la commune voisine d'Hagondange.

Date d’ouverture
28 juin 1986
Propriétaire
Prudentia Capital
Direction
Albane Pillaire
Faits en bref Date d’ouverture, Propriétaire ...
Zoo d’Amnéville
Logo du Zoo d’Amnéville.
Nouvelle entrée du Zoo d’Amnéville en 2020.
Date d’ouverture
28 juin 1986
Propriétaire
Prudentia Capital
Direction
Albane Pillaire
Situation
Superficie
18 hectares
Coordonnées
Nombre d’animaux
2000[1]
Nombre d'espèces
360 revendiquées
Accréditations
À voir
Site web

Fermer

Environ 2000 animaux[1] de 360 espèces y sont présentés sur 18 hectares, dont des gorilles et des orangs-outans.

Le projet de parc zoologique est fortement soutenu par le maire de la ville, Jean Kiffer et voit le jour en 1986. Il est fondé et dirigé par Michel Louis jusqu'en 2020. Sur cette période le parc est une société coopérative et participative. Il devient en 2020 une société par actions simplifiée, propriété du fonds d'investissement Prudentia Capital (82%). Il est depuis dirigé par Albane Pillaire, en collaboration avec Michel Louis (18%).

Faisant partie des zoos les plus fréquentés de France, il était, jusqu'en , le seul parc à présenter un spectacle de domptage de tigres, Tiger World, une particularité qui avait été largement dénoncée par les associations de protection des animaux. Bien que cette attraction lui ait permis d'accroître sa fréquentation, elle lui avait aussi valu d'être rétrogradé puis exclu de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA).

En 2021, le parc zoologique ouvre à nouveau ses portes le après 7 mois de fermeture. Prundentia Capital a profité de cette longue fermeture pour améliorer le parc et changer l'identité visuelle (logo, communication, panneau d'éducation, etc), de nouveaux horaires et une nouvelle aire de jeux (la plus haute du Grand Est). L'expérience soigneur d'un jour a également été enrichie[2],[3],[4].

En octobre 2022, le zoo redevient membre permanent de l'EAZA[5],[6].

Historique

Années 1970 et 1980

En 1978, le Centre de Loisirs d'Amnéville se développe et l'idée d'implanter un parc zoologique est née lors d'une rencontre entre Michel Louis et le maire d'Amnéville, Jean Kiffer[7]. De nombreuses démarches sont entreprises par Michel Louis et Jean-Marc Vichard pour concrétiser ce projet[8].

En 1982, le maire attribue un terrain de 7 hectares pour la création du parc et les travaux commencent en [7]. Le parc zoologique s'implante au Bois de Coulange, en bordure du centre thermal et Touristique d'Amnéville, dans la vallée de la Moselle, entre Metz et Thionville[8].

Le , le parc zoologique d'Amnéville ouvre ses portes pour la toute première fois et s'étend sur 6 hectares. Il présente au public 200 à 300 animaux de 75 espèces différentes, issus d'autres parcs zoologiques français[7],[9],[10]. Le parc dirigé par Michel Louis est constitué sous la forme d'une société coopérative et participative (SCOP)[11], il est alors la propriété de ses salariés coopérateurs. Pour sa première année d'ouverture, il accueille 95 000 visiteurs[12],[13].

En 1987, Jean-Marc Vichard devenait chef animalier du zoo avant d'être nommé directeur adjoint. Il est un véritable pilier de l'entreprise, formant avec Michel Louis un tandem qui va conduire le zoo sur le chemin du succès[14],[15]. La même année, le parc accueille son premier Lynx et offre pour la première fois un soutien financier pour des projets de conservation[16]. Le zoo soutient encore aujourd'hui SOS Faucon pèlerin qui œuvre à la réintroduction de faucons et de lynx dans le Jura, et les Vosges du nord[9],[12],[16].

L'équipe du parc se met également au service des douanes pour lutter contre le trafic animalier et le parc devient centre d'accueil pour d'éventuels animaux saisis[13].

En 1989, le parc enregistre l'arrivée des tigres de Sibérie et innove en proposant un point de vision vitré permettant aux visiteurs d'observer les animaux de plus près. Ce mode de présentation se généralisera dans d'autres parcs zoologiques français durant la décennie suivante[13],[12].

Années 1990

En 1990, arrivées des Lycaons et des flamants du Chili. Le nombre de visiteurs annuels franchit le cap des 200 000 visiteurs et classe le Zoo d'Amnéville parmi les 10 parcs zoologiques les plus visités de France[9],[17]. Le but du parc animalier s’articule autour de trois piliers : la conservation des espèces menacées, l’éducation des visiteurs et les travaux de recherche.

En 1991, un espace pour les panthères des neiges est créé. Le parc recueille, en collaboration avec la Direction Départementale des Services Vétérinaires, 24 macaques rhésus qui vivaient aux alentours de Saint-Julien-les-Metz et qui s'étaient échappés du Safari Park local en 1971[18],[19].

En 1992, le parc ouvre une salle audiovisuelle pour sensibiliser le public aux enjeux de la préservation. Elle se trouve à côté de l'enclos des ours bruns. Arrivée d'un couple de tigre de Sumatra et des servals s'installent dans des nouveaux espaces[12],[13],[20].

En 1993, c'est une île pour les gibbons à mains blanches qui est inaugurée[12],[13].

En 1994, le zoo intègre l'Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA)[13]. Cette même année, ce sont des mandrills qui sont accueillis au sein du parc[20].

En 1995, le zoo embauche un vétérinaire à temps plein, ce qui est encore très rare à cette époque[12],[13].

En 1996, pour son 10ème anniversaire, le zoo accueille son premier gros mammifère, l’hippopotame. Le nombre de visiteurs annuels franchit la barre des 250 000[9],[12],[13],[21].

En 1997, le parc s'agrandit pour la première fois d'un hectare et se dote d’un vivarium tropical de 1000m2 proposant une trentaine de vivariums abritant 200 reptiles de 50 espèces différentes[9],[12],[20],[21]. Le parc occupe alors 8 hectares et présente 800 animaux. Le cap des 320 000 entrées est franchi[13].

En 1998, "Penguinland" voit le jour[22]. Cette zone se compose de deux enclos offrant une vision sous-marine. Le premier accueille des manchots de Humboldt et le second, des loutres asiatiques[20],[21]. Tous les jours, le public a la possibilité de suivre un nourrissage commenté. Le naît pour la première fois un hippopotame au sein du parc, prénommé Masaï. Il est aujourd'hui un animal emblématique du Zoo de la Flèche[23].

En 1999, inauguration d'une zone de 1300m2 dédiée aux ours polaires. Une structure impressionnante pour l’époque, avec son bassin (800 000 litres d'eau[13],[22]) aux dimensions de 20x6m longé d’une baie vitrée de 26 mètres[9],[12],[20],[21]. Les 2 frères, Tromso et Olaf, viennent du Cirque d'hiver de Berlin. Ils ont alors 14/15 ans[24],[25],[26]. Tous les jours, le parc propose un nourrissage des ours polaires et sensibilise les visiteurs aux dangers qui pèsent sur l'espèce. La même année, le parc accueille sa première présentation pédagogique avec des perroquets[13],[20].

Années 2000

En 2000, le parc voit grand et entame son extension africaine. Sur 1 hectare, l'éléphant d'Afrique est présenté. La plaine des éléphants se compose de 2 enclos, d'un bâtiment de nuit visitable avec 4 loges en libre accès pour les animaux[9],[21]. Le long du chemin de visite, deux petits enclos ont été aménagés pour les dik-dik et les tortues de Madagascar[13]. Le zoo apporte son soutien à un deuxième projet de conservation « Help Congo », pour la protection des chimpanzés[12].

En 2001, la zone africaine se dote d'une plaine africaine regroupant des girafes de Rothschild, zèbre de Burchell, cobes de Lechwe, grues couronnées, springbok, autruches, pintades de Numidie, ibis sacré, marabout, pélicans gris et gnous bleus[9],[12],[13],[21]. Cependant les gnous vont quitter le parc à la suite d'un problème de cohabitation avec les autres espèces[20]. Cet espace de 1,7 hectare comprend la plaine, les bâtiments de nuit (celui des girafes est visitable) et le restaurant africain, le Masaï, qui offre une vue sur la plaine[27]. Mandrills et servals déménagent dans cette nouvelle zone, où s'installent également des chats des sables et des galagos. Le zoo compte 1200 animaux et dépasse les 500 000 visiteurs annuels[13].

En 2002, Amazon Jungle propose un nouveau circuit en Amérique du Sud. Cette zone d'un hectare est située dans la partie basse du parc, à l'emplacement des anciens enclos des wapitis et des alpagas. Elle présente des tapirs terrestres, jaguars, loups à crinière, maras, capybaras, flamants du chili, ibis rouges, spatules rosée et des petits primates[12],[13],[21]. Dans la plaine africaine, un enclos pour hyène rayée et un enclos pour tortues léopards sont ajoutés[20].

En 2003, ouverture de l'extension finale de la plaine africaine[21],[28]. Elle accueille un groupe de 4 rhinocéros blancs sur 1,3 hectare et de nouvelles espèces font leur arrivée, comme le pélican frisé, caracal et chat sauvage[9],[12],[13],[20]. Le parc zoologique présente plus de 1 350 animaux de 200 espèces différentes et emploie 60 personnes à temps plein et jusqu'à 130 personnes en période estivale. Il est parmi les plus grands d'Europe[29]. Le zoo devient membre du WAZA (Association mondiale des zoos et aquariums)[30],[31]. Le zoo apporte son soutien financier à l'association « Kalaweit » qui œuvre à la protection de la biodiversité en Indonésie depuis 1998[9].

En 2004, au centre du parc, « American Forest » et son Fort Cheyenne[21]. La zone est aménagée sur l'ancien enclos du loup du canada, du loup d'Europe, des alpagas qui déménagent dans le parc. Elle remodèle l'enclos des bisons d'Amérique et des lynx. De nouvelles espèces s'intègrent également au projet, comme le loup arctique à l'avant de la zone. Derrière les loups, on y découvre des loutres du canada, ourson coquau et un espace pique-nique jalonné de totems ainsi que des tipis. Un nourrissage commenté des loups est proposé[13],[32],[22]. Un nouveau soutien financier pour le programme de conservations des mammifères marins « Vida Sylvestre Argentina »[9],[12].

En 2005, la baie des lions de mer présente au public des otaries de Californie et des otaries de Patagonie[21]. Cette infrastructure propose deux espaces extérieurs avec bassin et un bâtiment de 600m2. Il aura fallu 2 ans de travaux mais également de préparation pour présenter cet espace ainsi que la représentation des otaries[21],[29],[33],[34]

En 2006, à l'occasion des 20 ans, une zone africaine ouvre au cœur du parc[21],[35],[36]. On y découvre des potamochères roux, des perroquets gris du Gabon et d'autres oiseaux exotiques. Les porc-épic et la horde de Lycaons déjà présents au zoo déménagent dans ces nouveaux espaces[9],[12].

En 2007, Orang-Utan' Jungle est inauguré[9],[37]. Cette structure de 6000m2 est divisée en 2 parties, la plus grande pour les orangs-outans en cohabitation avec des loutres d'Asie et l'autre partie pour les Siamangs[9]. Le bâtiment, haut de 11 mètres, est divisé en 4 espaces : 3 pour les orangs-outans et 1 pour les siamangs[12]. À l'intérieur du bâtiment, on découvre une volière avec des oiseaux asiatiques ainsi qu'une passerelle donnant sur 2 espaces pour les orangs-outans. Le reste n'est pas visible du public[38].

En 2008, les premiers tigres blancs arrivent au parc. Ils sont situés dans la zone Orang-Utan' Jungle, dans le prolongement de l'allée du point de restauration le Jungle[13],[22],[39]. Le parc emploie alors 70 personnes à temps plein et jusqu'à 170 personnes en haute saison pour présenter 1 600 animaux[22].

En 2009, après 2 longues années de travaux, c'est l'ouverture des prédateurs du ciel, situé derrière Orang-Utan'Jungle et l'enclos des tigres blancs. 20 000 m2 sont consacrés aux rapaces ainsi qu'une arène pour des représentations d'oiseaux en vol libre[9],[12]. L'arène médiévale, qui peut accueillir 2 500 personnes, est le théâtre de démonstrations de fauconnerie réalisées à dos de cheval. Les volières constituent un « 4 étoiles » pour les oiseaux, avec des perchoirs chauffants et des nichoirs chauffés par radiant. Le parc s'engage pleinement dans l'élevage d'espèces menacées (EEP-ESB). Quelque 300 rapaces appartenant à 60 espèces sont présentés[40],[41].

Années 2010

En 2012, Gorilla Camp est la plus grande installation au monde pour des gorilles, pour un coût de plus de 10 millions d'euros[42]. Le seul équivalent se trouve au Zoo du Bronx[43]. Cette structure occupe un terrain d'un hectare divisé en 3 enclos extérieurs et un grand bâtiment possédant un espace intérieur de 2000m2 réparti en 3 enclos baignés de lumière naturelle[9],[12],[44]. 2 groupes de mâles gorille des plaines de l'Ouest se partagent les lieux[45]. Au fond de l'extension se trouve une colonie de flamants nains ainsi que des tortues sillonnées[44]. Le zoo brise son record de fréquentation avec 700 000 entrées, ce qui le classe parmi le top 3 des parcs français[46],[47].

En 2013, création d'une mini-ferme pédagogique et arrivée de lion blanc[48]. Le parc est élu 6ème PME de France[49].

En 2014, arrivée des géladas. Ils prennent place dans l'ancien enclos réaménagé des tigres blancs (2008), qui ont pris place dans l'enclos rénové des tigres de Sumatra (1992)[9],[12]. Le bassin des crocodiles du Nil, qui se trouve dans le vivarium tropical (1997), a été légèrement agrandi[50]. Derrière le point de restauration de la zone africaine, une volière pour les varis noir et blanc en cohabitation avec des varis roux remplace les tortues léopards. Une autre volière est construite en bas de la plaine pour les makis catta[51].

En , alors que le parc bat son record de fréquentation grâce à Tiger World, spectacle de dressage de tigres, c'est cette même attraction populaire, décriée par des associations de protection des animaux, qui le fait rétrograder de « membre permanent » à « membre temporaire » pour un an au sein de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), à la suite d'une inspection[52].

Fin 2015, la direction annonce que le zoo risque d'être placé en redressement judiciaire, la société s'étant retrouvée déficitaire de 4,5 millions d'euros fin décembre[53]. Les problèmes financiers du zoo ont largement été intensifiés par l'investissement massif dans l'attraction Tiger World, à l'origine de 20 millions d’euros de dettes supplémentaires[54]. Malgré les demandes du zoo, un nouveau crédit lui a été refusé[53] et trois des douze banques créancières ont refusé d’étaler ses précédents crédits sur dix ans, au lieu des sept prévus à l'origine[11]. Le , il est en effet placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Metz, avec une période d’observation de 6 mois[53]. Fin 2018, la justice accorde au zoo un délai total élargi de 10 ans, soit jusqu'en 2026, pour régler une dette de 60 millions d'euros[55].

En 2016, le zoo fête ses 30 ans. Pour l'occasion, du 18 au , le parc accueille des artistes (acrobates, jongleurs …) pour des animations, un spectacle est proposé dans l'arène des rapaces à 19h et pour la première fois, le parc est ouvert en nocturne avec la possibilité de restauration sur place (ouvert de 09h30 à 21h)[56]. Le zoo a été sélectionné pour participer à la conférence de l'IZE au sujet du programme de conservation du gorille des plaines de l'ouest créé par le zoo en 2012 et qui vise à sensibiliser la population locale sur le déclin de cette espèce[56]. Le parc accueille de nouvelles espèces, comme un groupe de mangoustes rayées à l'entrée du parc, rat des nuages dans la maison des orangs-outans à la place des oiseaux et un couple de Gypaète barbus dans une nouvelle volière chez les prédateurs du ciel[57],[58].

En 2018, le parc accueille deux nouvelles femelles éléphantes d'Afrique issues d'un cirque pour une durée de 10-15 ans. Inga et Nikita profitent de leur retraite au parc Zoologique en compagnie de Niko, le mâle déjà présent au parc depuis 2000[59],[60].

En , le parc demande à abandonner le statut de SCOP[61]. Le parc présente alors, sur 18 hectares, plus de 2000 animaux de 367 espèces différentes[62].

Années 2020

Le , Michel Louis cède 82 % de ses parts au fonds d'investissement français Prudentia Capital, qui devient propriétaire du zoo[63],[64] et le sauve de la faillite. La chambre commerciale du Tribunal de Metz accepte le plan de reprise du fonds d'investissement, qui a mis 10 millions d'euros sur la table et obtenu en échange l'effacement de 40 millions d'euros de la dette, détenue par des banques. Tout risque de liquidation judiciaire est écarté[65],[66].

Le , le nouveau propriétaire écarte Michel Louis de la direction et nomme Anne Yannic à la présidence du parc zoologique. Elle sera en charge, selon lui, de « l’ensemble des fonctions de direction générale ». Ancienne directrice générale des marchés France, Belgique et Suisse du Club Méditerranée de 2008 à 2012, elle a également présidé le directoire de Paris City Vision avant d’assurer la direction générale de la société d’exploitation de la Tour Eiffel de 2016 à 2018[67],[68].

En 2020, le parc compte 2000 animaux pour 360 espèces[68].

Le , Albane Pillaire devient la nouvelle présidente du Zoo d’Amnéville dans le cadre de la structuration entamée par Prudentia Capital. Spécialiste en gestion et transformation d’entreprises dans les secteurs du tourisme et de l’événementiel, elle est chargée de piloter les initiatives opérationnelles et stratégiques visant à moderniser le parc et à renforcer son positionnement en tant qu’acteur de la conservation et de la pédagogie mais également en tant que locomotive touristique du Grand Est. Prudentia Capital veut faire d'Amnéville l’un des plus beaux zoos de France et d’Europe[69]. Le , Tromso, l'ours polaire emblématique du parc décède à l'âge vénérable de 34 ans[70]. Le , après 7 mois de fermeture, le zoo rouvre ses portes avec la toute première aire de jeux du parc et la plus haute du Grand Est[2] ! Un spectacle holographique « Extended Reality world » remplace Tiger World et est en supplément de la visite[71],[72]. Un nouveau spectacle d'oiseaux du monde entier est proposé mais cette fois sans chevaux pour mieux les découvrir[3]. L'offre d'activité pédagogiques a été élargie[12].

2022 marque le changement d'identité visuelle du parc et les mondes sont renommés[73]. C'est le grand retour de l'ours polaire dans leur enclos (1999) rénové. Ce sont 2 demi-frères, Akiak et Henk, qui prennent possession des lieux[74],[75]. L'enclos des loups arctiques (2004) est agrandi sur l'enclos des Bisons d'Amérique après le départ de ceux-ci. Cette adaptation est nécessaire suite à la double portée de 2021, la meute comptant alors 18 individus[76]. La mini-ferme devient encore plus immersive[9],[12],[77]. Le parc présente un peu moins de 2000 animaux pour 250 espèces[78]. En , le parc réintègre l'EAZA[79].

En 2025, « Jurassic Expedition : la forêt des dinosaures » est proposé aux visiteurs. Il s'agit d'un sentier en forêt jalonné de 67 répliques de 45 espèces de dinosaures différentes. À côté de l'aire de jeux Jungle Splash, la zone est agrémentée d'un « Jurassic Kids Camp » proposant un site de fouille et des dinosaures automates chevauchables. Ces expériences ont été créées en collaboration avec l’association Géolor (Géologie Lorraine) et l’association Lorraine des Amis des Sciences de la Terre[80],[81],[82],[83],[84]. Le parc accueille 8 macaques crabiers issus de laboratoire grâce à l'association GRAAL[85].

2026 marquera la fin de la restructuration du parc, entamée en 2019, et le début d'un renouveau avec de nombreux projets prévus pour les années à venir (rénovation, nouveaux espaces, lodges …)[86],[87],[88]. La gazelle de Mhorr rejoint la plaine africaine[89].

Installations et faune présentées

Le parc zoologique d'Amnéville s’étend sur 18 hectares, et compte environ 2000 animaux[53],[90], notamment des gorilles, orangs-outans, siamangs, lycaons, ours polaires, girafes, rhinocéros, lynx, éléphants[91], ou encore des lions blancs[92].

Le zoo d'Amnéville participe au programme européen pour les espèces menacées (EEP)[93]. En 2015, il participe à 65 programmes de reproduction (EEP-ESB) et est le premier parc français en termes de soutien financier à la conservation de la nature[56].

Le parc comporte un vivarium de 1 000 m2. Il propose un ensemble d'animations et de spectacles (otaries, rapaces).

La réserve africaine

Anciennement appelée la plaine africaine, elle s'étend sur 3 hectares et présente des girafes, qui cohabitent avec des zèbres, autruches, cobes de Lechwe, grues royales, et pintades de Numidie. Une nouvelle espèce est arrivée sur la plaine à l'été 2024 : les antilopes rouannes. On peut également y admirer des éléphants d'Afrique, des hippopotames amphibies, ainsi qu'un groupe reproducteur de rhinocéros blancs du Sud, qui ont donné naissance à sept petits ces dix dernières années (en 2014, en 2016, en 2017, 2018, 2021 et deux en 2022). Les guépards et les hyènes tachetées sont rattachés à la zone.

Les bâtiments de nuit des éléphants, girafes et rhinocéros peuvent être visités. Le public peut y découvrir des petites espèces africaines comme la roussette d'Égypte, le fennec, le galago du Sénégal, le calao à joues argentées, et d'autres reptiles.

D'autres espèces sont observables autour de ces installations : un groupe de mandrills, des tortues rayonnées, des dik-diks de Kirk, des chats du désert, des servals mais aussi des lémuriens (maki catta et vari à ceinture blanche).

Baie de lions de mer

La Baie des lions de mer du zoo d'Amnéville est une installation pouvant accueillir une vingtaine d'otarie. Des otaries de Californie et des otaries de Patagonie sont présentées en cohabitation. Cette installation représente 2 600 000 litres d'eau, 45 mètres linéaires de vision sous-marine, deux bassins extérieurs d'une surface totale de 1 000 m2 et un bâtiment de 600 m2 sur deux niveaux comprenant 3 bassins intérieurs d'eau salée. Les otaries de Patagonie ont été présentées jusqu'en 2021[33],[34],[94],[95],[96].

Une animation pédagogique est présentée avec ces animaux.

Amazone Jungle

Un sentier de découvertes sur l'Amérique du Sud autour duquel sont présentés des Ibis rouge, Aigrette garzette, Tamarin Pinché à crête blanche, Jaguar, Flamant du Chili, Ouistiti à toupet blanc, Tamarin empereur, Saimiri boliviensis,Tamandua tetradactyla, Titi roux, Saki à face blanche et des Ouistitis pygmées.

Peruvia Bay

Enclos des manchots (2011)

Une zone côtière pour la faune sud-américaine et les manchots de Humboldt.

La plaine sud-américaine avec des Tamanoirs , des Tapirs terrestres et des Nandous.

Gorilla's Camp

Présentation du parc (2014)

Cette extension du parc voit le jour en 2012 après plusieurs années de travaux. Cet espace est conçu pour présenter deux groupes de mâles gorilles des plaines de l'Ouest, une sous-espèce classée en danger critique d'extinction. Les baies vitrées à travers lesquelles les visiteurs peuvent les observer mesurent 45 mm d'épaisseur[42]. Les gorilles bénéficient de 2 000 mètres carrés d'espaces intérieurs représentant un village traditionnel congolais et d'un parc extérieur. Les installations ont représenté un investissement de 11 millions d'euros.

D'autres espèces sont présentées dans cet espace, comme des Flamants nains et des Tortues sillonnées[44].

Actuellement, six mâles sont présentés en deux groupes. Lengai, Meru, Monza et Upala composent le premier groupe et N'goro et Akiki, le deuxième[44].

Vivarium tropical

Depuis 1997, le vivarium tropical présente un groupe de reptiles dont des crocodiles, lézards, varans, iguanes, tortues, des serpents comme des pythons, boas, anacondas, couleuvre à diadème, serpents royaux et plein d'autres encore dans cet espace fermé.

On peut citer comme espèces : Crocodile du Nil, Alligator d'Amérique (depuis 2024) Python réticulé, Cistude d'Europe, Python royal, Acrantophis madagascariensis, Iguane vert ou encore des Anacondas verts.

Orang-Utan' Jungle (Jungle asiatique)

Cet espace ouvert en 2007 présente un groupe d'Orangs-outans ainsi qu'un couple de Siamangs[97]. C'est l'une des plus grande installations d'Europe et du monde pour les Orangs-outans. Elle accueillait également des loutres d'Asie en cohabitation avec les orangs-outans ainsi qu'un volière avec des étourneaux de Rothschild, roulroul couronné, pigeon de Nicobar et diamant de Kittlitz[37],[38].

Le bâtiment d'une hauteur de 11m propose 3 espaces pour les orangs-outans dont 2 sont visibles du public, ainsi qu'un espace réservé aux siamangs[38],[98].

En 2008, le parc accueille des tigres blancs. Leur enclos fait face au chemin coté Siamang de la structure, dans la continuité du point de restauration, le Jungle. Depuis 2014, ce sont des géladas qui sont présentés après le déménagement des tigres blancs dans l'enclos rénové des tigres de Sumatra[39].

Depuis 2016, des rats des nuages ont remplacé les oiseaux au sein du bâtiment[58]. En 2021, c'est au tour des gibbons à mains blanches du parc de déménager chez les orangs-outans pour faire place à la nouvelle aire de jeu[2],[9].

Actuellement, 4 orangs-outans sont présentés, 2 femelles (Noah et Putri) et 2 mâles (Kawan et Pulco né le )[99],[100],[101].

Prédateurs du ciel

Les travaux de la zone des rapaces démarrent dès 2007. En effet, deux ans sont nécessaires pour construire les volières (de présentation et de travail) ainsi que les écuries et l'aire de spectacle, une arène médiévale de 2 500 places. L'ouverture se fait en 2009, année de la première présentation du spectacle. La particularité de ce spectacle est d'être présenté à la fois à pied et à cheval, comme était pratiquée la fauconnerie dès le Moyen Âge lors de grands équipages de chasse. L'équipe se compose d'une dizaine de fauconniers, permanents et saisonniers. Environ tous les deux ans, la mise en scène du spectacle de fauconnerie équestre est renouvelée, toujours dans l'optique de présenter diverses espèces d'oiseaux de proie sur les près de 300 oiseaux que possède la fauconnerie. Il s'agit également de faire prendre conscience au public du rôle nécessaire des rapaces dans la nature et de présenter la préservation et les actions faites pour les rapaces. Le spectacle est présenté de fin mars - début avril jusqu'à fin octobre - début novembre, les rapaces profitant de la saison hivernale pour refaire leurs plumes. Deux types de volières sont construites : les volières de présentation et les volières de travail, ces dernières étant non visibles du public[41].

Tiger World

En 2015, le directeur, Michel Louis, crée, en association avec un des plus jeunes dresseurs de France, Rémy Flachaire, un spectacle de dressage de tigres présenté au sein d'une attraction intitulée Tiger World. La salle de spectacle de 1 929 places, ainsi que les décors intérieurs et extérieurs sont réalisés par la société Atelier artistique du béton (AAB). Le décor est inspiré des temples d'Angkor de l'empire khmer au Cambodge. Ouverte depuis , cette attraction accueille des spectacles de 45 min présentés une à quatre fois par jour, avec une dizaine de tigres. Le coût de construction de cet espace est de 14 millions d'euros[102].

Cependant, cette attraction est dénoncée par des associations et certains professionnels du secteur (du Parc des félins, notamment). En , les associations Code animal et Aves France demandent à l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) de radier le zoo d'Amnéville de la liste de ses membres, arguant que cette attraction est contraire à l'éthique exigée par cette association de parcs zoologiques[103]. La directrice exécutive de l'EAZA, Myfanwy Griffith, leur répond qu'elle a déjà signifié à la direction du zoo « qu’elle ne pouvait pas accepter la construction d’un équipement de cirque au sein d’un parc membre »[104]. En octobre, elle le rétrograde de membre permanent à membre temporaire pour un an[52],[105]. Ce statut de membre temporaire pour un an signifie que le zoo ne satisfait plus aux normes requises pour être membre permanent et que sa capacité à accéder à nouveau au statut de membre permanent sera jugée dans un délai d'un an[106]. Seuls les membres permanents peuvent siéger au conseil de l'EAZA[107]. En 2017, le zoo n'apparaît plus sur la carte interactive des membres de l'EAZA[108].

Le spectacle est finalement supprimé en , lorsque Anne Yannic prend la direction du parc[109],[110]. L'EAZA prononce alors la réintégration du zoo d'Amnéville en [111],[112],[79],[113],[114].

Depuis mai 2021, la salle est utilisée pour « Extended Reality world », le plus grand spectacle d'hologrammes au monde. L'entrée est en supplément du billet d'entrée au parc[71],[72],[115].

Forêt des ours

Ouverte en , la Forêt des ours est un espace de 3 000 m2 qui accueille trois ours bruns[116].

Le territoire des félins

Cette zone est consacrée aux félins du monde entier. On peut y voir : Léopard de l'Amour, Panthère de Perse, Panthère noire (animal), Puma, Lion blanc, Lion d'Afrique, Tigre blanc, Panthère des neiges et des Caracal.

D'autres espèces complètent cette zone : Atèle de Colombie, Binturong, Effraie des clochers, Bucorve d'Abyssinie, Flamant rose, Raton laveur, Loriquet arc-en-ciel, Lori noira, Mangouste rayée, Macaque crabier et Tortue de Floride.

La petite ferme dans la Forêt

Cet espace a été créé en 2012. La ferme pédagogique accueille des vaches du Dahomey, moutons d'Ouessant, chèvres naines, cochons Gottingen, lapins papillons, grand hamster d’Alsace, pigeons cravatés, rats et des dindons rouges ardennais. Elle propose notamment des panneaux interactifs et éducatifs pour les enfants. Un hôtel à insectes est également présenté[48].

Festival Luminescences

Depuis , le zoo présente un festival de lanternes pendant la saison hivernale. Le parcours et les univers abordés changent chaque année. Dans une démarche éco-responsable, l'ensemble des installations lumineuses sont réalisées en LED à faible consommation. De plus, les structures et les toiles des lanternes sont retravaillées pour créer de nouvelles lanternes pour l'édition suivante[117]. Au fil des années, le festival Luminescences devient un événement hivernal incontournable du Grand-Est[118].

La première édition (2022-2023) propose un parcours de 1,4km réparti en 6 univers : Les mystères de la nuit, le potager en folie, le jardin sous marin, le sanctuaire des airs, nos amis les petites bêtes et le pays des rêves[119]. Une fois la nuit tombée, plus de 10 000 lanternes et guirlandes illuminent le parc. La 1ère édition a accueilli 113 452 visiteurs[120].

Pour la deuxième édition (2023-2024), le parcours de 1,4km porte le nom de WELCOME TO PARADISE[121]. Ce sont 9 univers à découvrir : Welcome to paradise, Tropical plaza, Paradise mysteries, Rainbow dreams, Flowers and birds, What a wonderful world, Tropical garden, Magic beach et Undersea paradies. Cette deuxième édition a accueilli 148 699 personnes (soit 30% de plus)[12].

Pour la troisième édition (2024-2025), c'est un parcours sur l'Asie du Sud-Est nommé MAGIC INDIES, qui présente 5 univers : Jardin magique, Esprit de la Jungle, Couleur des Indes, Full Moon Party et Héritage Sacré[122].

Pour la quatrième édition (2025-2026), le parcours de 1,5km est nommé FIESTA LATINA. Il est divisé en 6 univers sur l'Amérique latine : Mexique, la forêt amazonienne, les anciennes civilisations précolombiennes, la cordillère des Andes, mers & océans et le Brésil. Certaines lanternes mesurent plus de 8m de haut[117],[123].

Conservation des espèces

En 2015, la direction du zoo a enregistré une soixantaine de naissances, dont plusieurs espèces en danger[124]. Le parc participe à plusieurs programmes européens pour les espèces menacées (EEP) mais n'en coordonne pas[125].

En 2016, le parc consacre un budget d'environ 500 000 euros par an à une vingtaine d'associations qui œuvrent à la conservation de la nature, in situ[126]. La même année, un couple de Gypaète barbu est confié au zoo dans le cadre d'un programme EEP et les futurs jeunes feront l'objet d'une réintroduction dans la nature[57].

En 2025, le Zoo d'Amnéville, ainsi que 5 autres parcs français, participe à la réintroduction de la Chouette de l'Oural en Bavière. Au total ce sont 14 individus nés en parcs zoologiques français qui ont retrouvé leur milieu naturel[127],[128],[129]. Le parc réintroduit également un pygargue à queue blanche[130].

Économie et gestion

Davantage d’informations Année, Visiteurs ...
Fréquentation du Zoo d'Amnéville de 1986 à 2010 en nombre de visiteurs annuels[131]
Année Visiteurs Année Visiteurs
1986 95 000 1991 204 000
1997 352 000 1999 401 000
2002 560 000 2003 560 000
2004 520 000 2005 560 000
2006 484 000
Fermer
Davantage d’informations Année, Visiteurs ...
Fréquentation du Zoo d'Amnéville de 2010 à 2025 en nombre de visiteurs annuels[132],[133],[134],[135],[136],[137],[138],[139],[140],[141],[142]
Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs
2010 590 900 2015 631 000 2020 2025 412 000
2011 617 023 2016 521 240 2021 252 000 2026
2012 701 000 2017 531 000 2022 356 568
2013 584 406 2018 400 000 2023 453 000
2014 608 846 2019 338 000 2024 450 000
Fermer

En 2015, le chiffre d'affaires est de 18,2 millions d'euros mais il ne suffit pas absorber le gros investissement de Tiger World[143].

En , la société est placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Metz à sa demande[143]. Le but est de rééchelonner sa dette de 45 millions d'euro sur dix années au lieu de sept[126],[144].

En 2017, le zoo réalise un chiffre d'affaires moyen d'environ 16 millions d'euros par an avec 520 000 entrées. Le bénéfice net s'élève à environ 1 million d'euros. Les frais journaliers s'élèvent à 35 000€ (soit 12,7 millions d'euros par an)[126].

En 2020, la société a été rachetée en majeure partie par Prudentia Capital[145]. Le montant de la dette à rembourser s'élève à 14 millions d'euros[135]. Prudentia Capital entame alors une restructuration de l'entreprise afin d'optimiser sa gestion.

En 2022, le zoo réalise un chiffre d'affaires ayant dépassé les 10 millions d'euros. Cependant, le budget de fonctionnement annuel dépasse les 10 millions d'euros. Le seuil d'amortissement n'est pas atteint. Cela s'explique par l'inflation et la crise énergétique, dont le budget annuel est passé de 500 000 € en 2021 à 1,2 million d'€ en 2022[135].

En , la directrice explique qu'il reste encore 4 ou 5 ans pour honorer la dette (fin en 2026/2027)[135].

Controverses

En , une enquête publiée par France Bleu Lorraine Nord relève différentes pratiques douteuses au sein du zoo d'Amnéville[146]. Le parc, alors endetté, aurait essayé en de se débarrasser du cadavre d'un ours polaire en l'envoyant dans un site de retraitement des déchets qui traite les restes des restaurants[147].

De plus, le parc zoologique, dans lequel un fichage des salariés et des clients serait effectué[148], est attaqué par 120 salariés au conseil de prudhommes[149]. Il est également reproché au zoo d'avoir déversé des eaux usées dans la forêt[150] et d'avoir gonflé volontairement le nombre de visiteurs par an[151]. Directeur du site en 2019, Michel Louis nie cependant l'existence du fichage[146]. Le service vétérinaire du parc affirme que tous les animaux morts étaient bien envoyés à l'équarrissage, et non enterrés en forêt[139],[152].

Notes et références

Voir aussi

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