Ânkhésenpaaton Tasherit

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Ânkhésenpaaton Tasherit (Ânkhésenpaaton la petite) serait une princesse égyptienne de la fin de la XVIIIe dynastie, mais son existence est contestée.

Transcriptionˁnḫ=s-n-pȝ-Jtn Tȝ-s̆ry.t
PériodeNouvel Empire
Faits en bref Nom en hiéroglyphe, Transcription ...
Ânkhésenpaaton Tasherit
Nom en hiéroglyphe
M17X1
N35
N5
S34S29
N35
G40B1t&A S
r
t
A17
Transcription ˁnḫ=s-n-pȝ-Jtn Tȝ-s̆ry.t
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Famille
Père Akhenaton ou Smenkhkarê ?
Mère Kiya ou Ânkhésenpaaton ?
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Attestations

La princesse, tout comme sa potentielle sœur Mérytaton Tasherit, seraient attestées par des blocs érigés à Akhetaton puis réutilisés à Hermopolis Magna, où ils ont été découverts. Ces blocs, qui ont la particularité d'avoir été partiellement regravés, portent les inscriptions suivantes :

  • bloc 451/VII A : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton, née de la grande épouse royale Néfertiti, qu'elle vive » [1],[2],
  • blocs 157/VIII et 234/VI : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton, du roi de Haute et Basse-Égypte Néferkhéperourê Ouâenrê, doué de vie éternellement » [3],[2],
  • d'autres blocs (P.C. 192 A et P.C. 209 A) sont inscrits avec un texte, aujourd'hui lacunaire, correspondant au début des deux textes précédents : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton, ... » [4],
  • blocs 783 et 794/VIII A : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Mérytaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, celle que son père aime, Mérytaton, ... »[5],
  • bloc 500/VIII C : « Fille du roi issue de sa chair, qu'il aime, Mérytaton-ta-shérit, du roi Néferkhéperourê Ouâenrê, qu'il vive »[6],
  • bloc 364/VIII B : « Fille du roi issue de sa chair, qu'il aime, Mérytaton-ta-shérit, née de la fille du roi de son corps Mérytaton »[7],
  • d'autres portent les noms de Mérytaton Tasherit et d'Ânkhésenpaaton Tasherit, sans que les textes conservés, très lacunaires, n'apportent d'autres informations[note 1].

Un bloc découvert à Karnak conserve une partie de l'un des textes précédents, ce qui a fait dire à son découvreur qu'il devait renvoyer à Mérytaton Tasherit ou à Ânkhésenpaaton Tasherit[2].

Identité

La réalité de l'existence de ces deux princesses est l'objet de débats. En effet, des égyptologues, comme Joyce Tyldesley[8],[9], Aidan Dodson et Dyan Hilton[10], considèrent qu'il s'agit de filles royales distinctes de Mérytaton et Ânkhesenpaaton/Ânkhésenamon. Pour ces chercheurs, l'identité des parents est cependant discutée :

  • certains y voient les filles qu'Akhenaton aurait eues avec ses propres filles, respectivement Mérytaton pour Mérytaton Tasherit et Ânkhesenpaaton pour Ânkhésenpaaton Tasherit[11],
  • d'autres y voient les filles de Mérytaton et Ânkhésenpaaton, mais font de leur père un roi non identifié, qui pourrait être Smenkhkarê[8],
  • d'autres encore proposent de faire de ces filles celles d'Akhenaton et de la reine secondaire Kiya[9],[10].

Cependant, l'existence de ces deux princesses est réfutée par d'autres chercheurs, comme Marc Gabolde[12],[13] et Dimitri Laboury[14], qui avancent que les reliefs concernant ces princesses sont des regravures, dans lesquelles le nom de la reine Kiya est remplacé par celui de Mérytaton ou celui d'Ânkhesenpaaton, tandis que le nom de sa fille, dont le nom inclut celui du dieu Aton et qui pourrait être la princesse Baketaton, est remplacé par de fictives Mérytaton Tasherit et Ânkhésenpaaton Tasherit.

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

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