Économie de la dynastie Song

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Extrait du Qingming Shang He Tu (Le Jour de Qingming au bord de la rivière), une grande peinture sur rouleau horizontale de Zhang Zeduan, début du XIIe siècle.

L'économie de la Chine sous la dynastie Song (960-1279) est marquée par une expansion commerciale, une prospérité financière, une ouverture commerciale croissante et une révolution dans la productivité agricole. La croissance des finances privées stimule le développement du marché à l'échelle nationale qui relie les provinces côtières à l'intérieur. L'économie Song donne naissance à une énorme explosion démographique, issue de l'augmentation de la culture agricole au cours des Xe et XIe siècles qui a doublé la population totale de la Chine, qui atteint 100 millions d'individus (contre environ 50 millions durant la précédente dynastie Tang)[1].

On note également sous la dynastie Song une augmentation notable des contacts commerciaux avec le reste du monde. Des marchands engagent des investissements dans le commerce extérieur en direction de multiples ports jusqu'en Afrique orientale. Cette période est aussi témoin du développement du premier billet de banque au monde (voir Jiaozi) [2] , qui est mise en place à une large échelle. Combiné avec un système unifié de taxes et des routes commerciales sûres, par voie terrestres ou par des canaux, cela conduit à un développement durable du marché intérieur chinois. Alors qu'une large part des revenus du gouvernement central est consommée dans les besoins militaires, les taxes imposées sur le commerce grandissant en Chine remplissent les coffres du gouvernement Song[3].Le gouvernement Song impose des monopoles sur la fabrication et le commerce d'un certain nombre de produits, afin de stimuler les revenus et de sécuriser les ressources qui sont vitales à la sécurité de l'empire, comme les composants chimiques pour la poudre à canon.

Expansion des terres et des techniques

Pièce de monnaie de la dynastie des Song du Nord (聖宋元寶).

Les terres agricoles connaissent une importante expansion sous la dynastie Song. Le gouvernement encourage le peuple à irriguer les terres arides et à les cultiver. Quiconque conquiert de nouvelles terres et paie des impôts se voit garantir un titre de propriété à vie sur celles-ci. Avec cette politique, les terres cultivées sous la dynastie Song sont estimées à 720 millions de mu, une superficie non atteinte durant les dynasties Ming et Qing[4].

L'irrigation des terres arables est grandement encouragée durant cette période. L'éminent homme politique et économiste Wang Anshi promulgue « la Loi et le Décret sur l'irrigation » en 1069 qui soutient l'expansion du système d'irrigation en Chine. En 1076, près de 10 800 projets sur ce thème sont accomplis. Ils irriguent plus de 36 millions de mu de terres à la fois publiques et privées[5]. Les principaux projets d'irrigation incluent de dragage du fleuve Jaune au nord de la Chine et la création de terres artificielles à base de limon dans la vallée du Lac Tai. Conséquence de cette politique, les récoltes triplent en Chine[6]. Les terres agricoles produisent environ tan (unité représentant environ 150 kg) de grain par mu, à mettre en comparaison du rendement d'un tan durant la dynastie Han et 1,5 sous la dynastie Tang[7].

Le développement agricole de la Chine sous la dynastie Song est marqué par des améliorations dans les outils agricoles, les semences et les engrais. L'utilisation de la charrue incurvée en fer inventée lors de la dynastie Tang (618-907) et décrite dans « Le Classique de la charrue » de Lu Guimeng[8] se généralise. La dynastie Song améliore cet outil et invente une charrue en acier conçue spécialement pour les jachères. Sa lame en acier est plus courte, mais plus épaisse et particulièrement efficace dans la coupe de roseaux et de racines qui jonchent les zones humides de la vallée de la rivière Huai He. Un outil pour aider la plantation, appelé « cheval de plantation », est également inventé durant cette période. Il est composé de bois de jujubier commun et de paulownia. Les fermiers chinois utilisent aussi des roues à aubes pour exploiter l'énergie des rivières et amener l'eau pour l'irrigation des terres cultivées.

Chaque roue à aubes mesure environ 30 chi de diamètre et possède dix tubes de bambous destinés à transporter l'eau, qui sont fixés sur le périmètre de la roue. Certains fermiers utilisent parfois trois étages de roues à eau afin d'amener l'eau à plus de 30 chi de hauteur.

Les semences de riz Champa à haut rendement, le riz jaune coréen, les pois verts indiens et les pastèques du Moyen-Orient sont introduits en Chine durant la dynastie Song augmentant grandement la variété de sa production agricole. Les fermiers chinois insistent sur l'importance des excréments humains pour usage d'engrais. Ils découvrent que leur utilisation peut transformer un terrain stérile en terre fertile. Chen Pu écrit dans son « Livre sur l'agriculture » en 1149 que « l'idée reçue selon laquelle les terres s'épuisent après trois à cinq années de culture est erronée. Si on les complète fréquemment de nouvelle terre et les guérit avec des excréments, alors les terres deviennent plus fertiles »[9].

Cultures spéculatives

La culture du coton est introduite depuis l'île de Hainan et s'étend dans la Chine centrale. La technique alors employée consiste à collecter les fleurs de coton, les dénoyauter puis les battre en vrac avec des bâtons de bambou. les fils sont alors tirés puis tissés en une toile appelée jibei[10]. Cette toile, généralement large, est souvent teinte dans de couleurs vives. Parmi le emplois principaux de cette toile, on trouve des dessus de lit, formés de deux pièces d'étoffe, ainsi que des rideaux, formés de quatre pièces[11]. Dans le domaine du tissage, le chanvre est également très répandu pour la confection de linge de corps.

Par ailleurs, la région du Mont Dongting à Suzhou voit fleurir des fermes indépendantes cultivant le mûrier, dont les feuilles sont destinées à nourrir les vers à soie.

Connue en Chine depuis l'époque des Royaumes combattants, la culture de la canne à sucre s'étend dans la vallée du lac Tai. L'écrivain Wang Zhuo livre avec son « Classique du sucre » (1154) le premier livre traitant de l'industrie sucrière en Chine[12], décrivant avec force détails la méthode de culture et de transformation de la canne à sucre.

La culture du thé durant la dynastie Song est trois fois plus importante que durant la dynastie Tang. Selon une étude datant de 1162, les plantations de thé s'étendent sur 66 préfectures dans 244 xian[13]. La plantation impériale de Beiyuan est située dans la préfecture de Fujian. Elle produit plus de quarante variétés de thés à destination de la cour impériale. Seule la pointe tendre de la feuille de thé est cueillie, hachée et pressée dans des moules à thé, brocardés de motifs de dragons, connus sous le nom de « moules à thé du dragon »[14]

Avec la croissance des villes, les fermes de légumes apparaissent dans les banlieues. Dans la Chine méridionale, en moyenne un mu de rizière nourrit un homme, alors qu'au Nord il faut trois mu pour un homme, contre seulement un mu de légumes pour nourrir trois hommes[15].

Les pépinières de fleurs se développent également. La pivoine est la fleur préférée des familles riches et puissantes. Plus de quatre-vingt-dix variétés de pivoines sont ainsi cultivées. Le jasmin et le pommier sauvage introduits de Perse sont également exploités.

Organisation et investissement commercial

Organisation

Peinture Song sur soie représentant deux cargos chinois.

Durant la dynastie Song, la classe marchande devient plus sophistiquée, respectée et organisée que par le passé. Leurs richesses accumulées rivalisent souvent avec celles des fonctionnaires érudits qui gèrent les affaires gouvernementales. À propos de leur organisation, Ebrey, Walthall et Palais décrivent les marchands de cette manière :

« [Ils] installent des partenariats et des sociétés par actions, avec la séparation des propriétaires (actionnaires) et des dirigeants. Dans les grandes villes, les marchands sont organisés en guildes en fonction du type de produits vendus. Régulièrement, ils fixent les prix et arrangent les ventes entre les fournisseurs et les magasins de détail. Lorsque le gouvernement réquisitionne des marchandises et impose les taxes, il traite avec les dirigeants des guildes concernées[16]. »

Durant la période Song, le commerce dans les zones urbaines est dominé par les entreprises gouvernementales et les grandes entreprises privées. En revanche, il existe pléthores de petites entreprises et entrepreneurs privés qui développent les banlieues lointaines et les zones rurales. Il existe également un important marché noir qui augmente à partir de l'invasion de la Chine du Nord par les Jurchens et l'établissement de la dynastie Jin (1115-1234). Vers 1160, le marché noir représente chaque année entre 70 et 80 000 bovins[17]. Les familles locales sont bien souvent à la tête de plusieurs commerces prospères, comme des fours et magasins de poteries, des pressoirs à huile, des magasins de vins ou encore des petites papeteries[18]. Ils possèdent parfois de petits locaux pour des auberges, médiums, pharmacies et vendeurs de vêtements, entre autres[19].

Peinture datant de la dynastie des Song du Nord représentant un moulin à eau.

Les familles rurales qui vendent d'importants surplus agricoles au marché peuvent non seulement se permettre d'acheter plus de charbon de bois, thé, huile et vin, mais elles peuvent aussi amasser assez de fonds pour financer des moyens de production supplémentaires afin de générer encore plus de revenus[20]. En plus des produits comestibles nécessaires, les familles de fermiers peuvent parfois produire du vin, du charbon de bois, du papier, du textile et d'autres marchandises qu'elles vendent par l'intermédiaire de courtiers[20]. Les fermiers à Suzhou se spécialisent souvent dans le bombyx mori pour produire de la soie, alors qu'au Fujian, Sichuan et Guangdong les fermiers font pousser de la canne à sucre[20]. Pour assurer la prospérité des zones rurales, la mise en place de projets de travaux et d'améliorations techniques est essentielle. Le vaste système d'irrigation de la Chine est constitué de nombreuses roues à aubes produites en masse de façon standard qui permettent d'amener l'eau dans des champs situés au-dessus des cours d'eau[21].

Pour les vêtements, les Hanfu sont portés par les familles aisées et de l'élite sociale alors que les pauvres s'habillent en chanvre et ramie. À la fin de la période Song, les vêtements en coton sont également utilisés[20]. La cargaison de ces matériels et marchandises profite de l'invention de l'écluse sur les canaux durant le Xe siècle en Chine. Le scientifique et homme d'État Shen Kuo (1031-1095) écrit que la construction d'une écluse à Zhenzhou (sans doute Kuozhou sur le Yangzi Jiang) durant les années 1020 et 1030 a permis de libérer l'usage de cinq cents ouvriers travaillant chaque année sur le canal, et ainsi économiser 1 250 000 ligatures par an[22]. Il écrit que l'ancienne méthode consistant à tirer les bateaux limite leur capacité de chargement à 21 tonnes de riz par vaisseau. Mais après l'apparition des écluses, la capacité des bateaux monte à 28 tonnes[22]. Enfin, il ajoute que vers 1080 les bateaux gouvernementaux atteignent une capacité de 50 tonnes, alors que les bateaux privés ont une capacité de 113 tonnes[22].

Commerce extérieur

Vase en céladon de Longquan du XIIIe siècle.

Le commerce maritime à l'étranger vers l'Asie du Sud-Est, le monde hindou, le monde islamique et l'Afrique de l'Est apporte aux marchands de grandes fortunes[23]. Bien que le volume de commerce intérieur le long du Grand Canal, du Yangzi Jiang, ses affluents et ses lacs et des autres systèmes de canaux l'emporte sur les gains générés par le commerce extérieur[24], d'importants ports maritimes soutiennent l'économie de la Chine, comme Quanzhou, Fuzhou, Guangzhou et Xiamen. Ces ports sont reliés à l'arrière-pays grâce à des canaux, lacs et rivières qui forment une chaîne d'approvisionnement qui permet l'acheminement des cultures produites à l'intérieur des terres[25]. L'importante demande en Chine sur les produits de luxe et les épices produits en Inde orientale favorise la croissance du commerce maritime extérieur de la Chine durant la période Song[26]. Avec l'industrie minière, les chantiers navals de la province du Fujian augmentent leur production de façon exponentielle, puisque le commerce maritime gagne en importance et que la population de la province commence à augmenter de façon significative[17]. La capitale Song, Hangzhou, possède un important canal qui relie la ville directement au port de Mingzhou (actuelle ville de Ningbo), qui centralise la plupart des marchandises importées en Chine[27].

Malgré la multiplication des casernes de pompiers et une importante force de lutte contre les incendies, les feux continuent de représenter une menace pour la ville de Hangzhou et ses diverses entreprises[28]. Afin de protéger leur stock des incendies qui sévissent dans la ville, les marchands et vendeurs font appel aux services des riches familles de Hangzhou, des eunuques et des impératrices qui possèdent de grands entrepôts à l'extérieur des murs de la ville. Ces bâtiments sont entourés de toute part par des canaux et sont lourdement gardés par des veilleurs jour et nuit[29]. Les chantiers navals sont sources d'emploi pour un grand nombre d'artisans, alors que les marins trouvent beaucoup d'opportunités puisque les familles chinoises possèdent plus de moyens financiers pour acheter et exploiter des navires pour le commerce maritime extérieur[30]. Les étrangers et marchands d'autres pays ont également un impact sur l'économie de la dynastie Song. Par exemple, plusieurs musulmans s'installent en Chine, non seulement pour le commerce, mais aussi pour dominer l'industrie d'import-export et dans certains cas devenir des fonctionnaires dans les administrations économiques[31],[32]. Toutefois, pour les marchands maritimes chinois, les voyages si longs pour commercer avec l'étranger possèdent des risques[33]. Afin de se prémunir d'éventuelles pertes pécuniaires lors des missions lointaines :

Vase en pierre de Longquan datant du Xe ou XIe siècle, de la province du Zhejiang.

« Les investisseurs [de la période Song] ont pour habitude de diviser leur investissement sur plusieurs bateaux et chaque navire appartient à plusieurs investisseurs. Un observateur pensait que l'empressement à investir dans le commerce extérieur est soutenu par une diffusion des pièces en cuivre. Il écrit que « les gens le long des côtes ont des relations avec les marchands qui commercent à l'étranger, pas uniquement car ils sont des compatriotes ou des connaissances personnelles... [Ils donnent aux marchands] de l'argent qu'ils emportent sur leurs bateaux pour acheter et ramener des marchandises étrangères. Ils investissent entre dix et cent ligatures et font régulièrement des profits de plusieurs centaines de pour cent. »[34] »

Plateau en céladon de Yaozhou, dans le Shaanxi, Xe ou XIe siècle.

L'auteur Zhu Yu écrit dans Pingzhou Ketan en 1119 à propos de l'organisation, des pratiques maritimes et des normes gouvernementales sur la navigation en mer, leurs marchands et leurs équipages. Son livre indique :

« Selon les réglementations gouvernementales sur les navires, les plus grands peuvent transporter plusieurs centaines d'hommes et les plus petits peuvent à peine accueillir cent personnes. Un des plus importants marchands est choisi pour devenir Dirigeant (gang shou), un autre est Dirigeant Adjoint (fu gang shou) et un troisième Chef des Affaires (za shi). Le super-intendant de la marine marchande leur donne une autorisation pour utiliser des coups de bambous pour punir leurs entreprises si nécessaire. Si quelqu'un meurt en mer, ses biens sont confisqués au profit du gouvernement... Les navigateurs sont familiers avec la configuration des côtes ; la nuit ils se guident grâce aux étoiles et le jour grâce au soleil. Par mauvais temps, ils regardent l'aiguille qui pointe le sud (i.e. la boussole). Ils utilisent aussi une ligne longue de cent pieds avec un crochet à son extrémité qui leur permet de prélever des échantillons des fonds marins ; par leur apparence et leur odeur ils peuvent déterminer précisément leur localisation[35]. »

Les voyageurs étrangers en Chine remarquent souvent la force économique du pays. Le voyageur berbère marocain Ibn Battûta (1304-1377) écrit sur ces nombreuses expériences de voyages sur le continent eurasien, notamment en Chine. Après avoir décrit les somptueux navires chinois avec d'immenses cabines et salons, ainsi que la vie des équipages et capitaines chinois, Battûta écrit que « parmi les habitants de la Chine il y a ceux qui ont plusieurs bateaux sur lesquels ils envoient leurs employés vers l'étranger. Nulle part dans le monde on ne peut trouver plus riche que les Chinois »[36].

Salaires et revenus

Les riches propriétaires terriens sont typiquement ceux qui peuvent se permettre d'éduquer leurs fils pour les plus hauts grades de la fonction publique. Toute famille importante au niveau local tente donc d'obtenir une visibilité nationale en envoyant ses fils loin du foyer pour étudier et ensuite postuler à une fonction de Ministre d'État. La crainte de perte de niveau social reste donc un souci avec le problème du partage des héritages. Suggérant des moyens d'augmenter les possessions d'une famille, Yuan Cai (1140-1190) écrit à la fin du XIIe siècle que ceux qui obtiennent un poste avec un salaire décent ne devraient pas le convertir en or ou en argent, mais pourraient voir leurs gains augmenter avec des investissements :

« Par exemple, s'il possède 100 000 ligatures en or et argent et utilise cette monnaie pour acheter des biens productifs, en un an il pourra gagner 1 000 ligatures ; après plus de dix ans, il aura regagné ses 10 000 ligatures et partagera ses intérêts avec sa famille. Si cette somme a été investie dans un commerce de prêteur sur gage, en trois ans les intérêts seront égaux au capital initial. Il possèdera toujours 100 000 ligatures et le reste des intérêts pourra être divisé. De plus, son capital sera encore doublé trois ans plus tard[37]. »

Shen Kuo (1031-1095), ministre des Finances, est de la même opinion. Sur la vélocité de la circulation des capitaux, il écrit en 1077 :

« L'utilité de la monnaie découle de sa circulation et du système de prêts. Un village de dix foyers possède peut être 100 000 pièces. Si l'argent est conservé chez un seul individu, même après un siècle, la somme reste de 100 000. Si les pièces circulent à travers des transactions commerciales, alors chacun des individus des dix foyers peut profiter de l'utilité des 100 000 pièces, et donc son utilité va attendre 1 000 000 de pièces. Si la circulation continue sans s'arrêter, l'utilité de la monnaie ira bien au-delà[38]. »

Un effort considérable est enfin concentré dans la recherche de l'élévation du niveau de vie durant la dynastie Song. Une étude de l'historien économique Cheng Minsheng estime que le revenu moyen des travailleurs des basses couches sociales est de 100 wen par jour, soit environ 5 fois supérieur au revenu de subsistance estimé à 20 wen par jour, et constitue un chiffre important pour une économie pré-industrielle[39].

Industrie

Commerce

Annexes

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