Édouard-Ernest Maire
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E. E. Maire |
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Collectionneur de plantes, missionnaire |
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Édouard-Ernest Maire, né le à Trondes dans la Meurthe et mort le dans le District de Dongchuan, est un missionnaire et botaniste français.
Envoyé en Chine en 1872, il est basé dans le Yunnan de 1873 jusqu’à sa mort.
Missionnaire en chine
Édouard-Ernest Maire est né le 28 février 1848, à Trondes, Diocèse de Nancy-Toul, département de Meurthe, d'un père instituteur[1].
Ayant lu une vie de Saint Théophane Vénard, il décide de s'orienter vers les missions. A la demande de sa famille, Félix Midon, vicaire à Nancy et futur évêque du Japon Central, essaye de l'en dissuader, mais sans grande conviction. Le 10 janvier 1869, Édouard-Ernest Maire entre au Séminaire des Missions étrangères de Paris. Il reçoit les ordres mineurs le 28 juin 1869[2].
Sous-diacre le 23 décembre 1871, diacre le 25 mai 1872, ordonné prêtre le 21 septembre 1872, E.E. Maire reçoit ensuite sa destination pour le vicariat apostolique du Yunnan, qu'il rejoint en embarquant à Marseille avec cinq autres jeunes missionnaires le 10 novembre 1872[3].
Envoyé comme chef de district à Tongchuan, E.E Maire y reste jusqu'en 1890. Il est envoyé alors comme provicaire au Yunnan et nommé Supérieur du bas Yunnan avec résidence à Long-ki. Cette ville, assez proche de Sui-fu, aux confins de la mission du Yun-nan, et située dans les montagnes qui surplombent la plaine du Se-tchoan, est la résidence ordinaire du vicaire apostolique.
Bien qu'éloigné par "vingt et quelques jours de marche", le nouveau vicaire apostolique, âgé, lui confie le soin de rédiger les comptes-rendus annuels des travaux missionnaires. En 1891, E.E. Maire écrit : "...nous avons joui cette année, d'une paix presque ininterrompue". En 1893, il souligne le "manque d'ouvriers, obstacle au progrès de l'Evangile". En 1894, il souligne la dispersion des chrétiens, victimes de la famine. En 1895, E.E. Maire fait remarquer que le conflit sino-japonais ravive la haine de l'étranger : "Nous avons entendu gronder sur nos têtes l'orage qui vient d'éclater au Su-tchuen..."[2].
En 1898, Édouard-Ernest Maire est rappelé à la capitale, pour diriger les travaux de construction d'une grande église paroissiale à Yun-nan-sen. Son compte-rendu de 1904, fait la rétrospective des évènements récents qui venaient d'agiter le Yunnan. La tourmente de 1900 avait jeté hors du vicariat vingt-deux missionnaires, dont dix-neuf s'étaient rendus à Hong-Kong. Mais, le 14 juin 1901, après dix mois d'exil et la paix signée à Tien-tsin, ils reviennent à Yun-nan-sen où "les autorités provinciales mirent à notre disposition un vaste et bel immeuble qui nous servit de résidence provisoire".
En 1902, il rend compte que « L'église paroissiale de Yun-nan-sen, l'évêché, le presbytère, les écoles de garçons et de filles, pour ne parler que de la capitale, sortirent successivement de leurs ruines... » et en 1905, « Quelques écoles et l'orphelinat fonctionnent bien ». En 1906, il note qu'à la capitale « Le progrès religieux se dessine de plus en plus »[2].
En 1907 Édouard-Ernest Maire devient le supérieur officiel de la Mission[4]. Il écrit alors que "l'année qui s'achève a été semée de luttes et de contrariétés : lutte pour la vie, lutte contre l'antipathie populaire, lutte contre l'arbitraire mandarinal..."La Chine aux chinois" est le mot d'ordre du jour... Dénoncer, ou éluder les traités onéreux, telle est la tendance universelle...".
En 1908, E.E. Maire regagne le district de Tong-tchouan, ville préfectorale à une altitude de 2 500 mètres et à huit journées de marche de Yun-nan-sen. En 1912, il ouvre une salle de prédication en ville, organise des écoles, mais constate qu'à l'apathie des gens s'ajoute aussi une certaine xénophobie[2].
Le 21 septembre 1922, il célèbre le 50e anniversaire de son ordination sacerdotale et la même année, rédige "Traditions et Souvenirs", "Journal d'un futur missionnaire" puis en 1925, "Rêveries d'un vieux Chinois", tout en assurant l'administration des districts de Tong-tchouan, Loupou, Kiao-kia[2].
Le 19 août 1932, Édouard-Ernest Maire meurt à Tong-tchouan où il avait passé de 1884 à 1890 et 1908 à 1932 trente ans de son existence, et la moitié de sa vie de missionnaire sans revenir dans son pays natal[5].
