Église Notre-Dame de Ham

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RattachementDiocèse d'Amiens
Début de la constructionXIIe siècle
Eglise Notre-Dame de Ham
Ham, la façade de l'église
Ham, la façade de l'église
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbatiale
Rattachement Diocèse d'Amiens
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant architecture romane, architecture gothique et architecture classique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862, crypte)
Logo monument historique Classée MH (1888, église)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Province Picardie Picardie
Région Hauts-de-France
Département Somme
Ville Ham
Coordonnées 49° 44′ 50″ nord, 3° 04′ 25″ est
Géolocalisation sur la carte : Somme
(Voir situation sur carte : Somme)
Eglise Notre-Dame de Ham
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Eglise Notre-Dame de Ham
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(Voir situation sur carte : France)
Eglise Notre-Dame de Ham

L'église Notre-Dame de Ham est l’ancienne abbatiale des chanoines génovéfains devenue église paroissiale de la ville de Ham à la Révolution. La construction débuta au XIIe siècle, l'église plusieurs fois détruite fut restaurée aux XVIIe et XVIIIe siècles et dans l’entre-deux-guerres.

Une architecture composite

L'église, dont la construction débuta au XIIe siècle[Note 1] fut classée Monument historique le 21 juin 1888 après la crypte qui fut classée par la liste de 1862[1].

Le plan de l'église a la forme d'une croix latine avec une nef centrale et deux bas-côtés, un transept et un chœur surélevé, suivant ordonnancement bénédictin.

Les parties romanes

De l’église romane du XIIe siècle, on peut voir encore les parties basses de l’édifice, la façade occidentale avec son porche roman très sobre surmonté de trois baies hautes romanes[2].

Les parties gothiques

Elles concernent le chœur et le transept construits entre 1180 et 1220 couverts de voûtes gothiques barlongues. Les piliers avec colonnettes engagées sont surmontés de chapiteaux à crochet formés de palmettes stylisées. Le chevet de l’église est la partie la plus élancée et la plus élégante de l’édifice, il s'élève sur les trois niveaux de la crypte et de l'église avec des fenêtres en tiers-point soutenues par des contreforts[2].

Les restaurations du XVIIe et du XVIIIe siècles

Elles concernent essentiellement la nef détruite par les guerres du XVe au XVIIe siècle. En 1672, la croisée du transept fut surmontée d’un clocher. En 1760, un incendie provoqué par la foudre ruina la nef qui fut restaurée dans le style XVIIIe par le prieur Coste de Champeron.

L’église fut dotée d’un portail latéral en 1701.

La décoration intérieure

L'intérieur de l'église est décoré de 32 bas-reliefs en stuc représentant des scènes des Évangiles et des Actes des Apôtres :

Sur le pourtour du chœur au sud, l'Annonciation ; la Visitation ; au nord, le Baptême de Jésus ; Jeûne et tentation de Jésus ; à l'intérieur du chœur, au sud, la Nativité ; la circoncision ; l'Adoration des mages ; La Cène ; côté nord, la Présentation de Jésus au Temple ; la Fuite en Egypte ; Jésus enfant discutant avec les docteurs de la Loi ; Le Lavement des pieds des apôtres ;

dans le bras sud du transept, Les Noces de Cana ; Entretien de Jésus avec la Samaritaine ; dans le bras nord du transept, la Femme adultère ; la Dation des clefs ; dans la chapelle de la Vierge, Jésus au Jardin des Oliviers ; dans la chapelle Saint-Vaneng, La Résurrection.

Sous les fenêtres de la nef, au-dessus des grandes arcades :

  • côté sud, près de l'entrée du chœur, la mission des apôtre ; la sépulture chrétienne ; Le sacrement de confirmation ; L'eunuque de Candace, reine d'Ethiopie, baptisé par saint Philippe ; Corneille, centenier romain, se jetant aux pieds de saint Pierre ; saint Paul et saint Barnabé arrivant à Lystre ;
  • côté nord, à partir de l'orgue, Le martyre de saint Etienne ; saint Paul et Sylas convertissant leur geôlier ; La prédication de saint Paul à Troade ; mort et résurrection d'Eutique ; Apparition de Jésus à saint Paul dans les fers ; saint Paul à Césarée en présence d'Agrippa et de Bérénice ; saint Paul après un naufrage aborde à l'île de Malte et est mordu par une vipère.
  • bas côté sud, la Pentecôte ; bas côté nord, l'Extrême onction.

Sur le pourtour de l'abside, cinq médaillons sculptés représentent, au centre, Jésus à sa droite saint Jean l'Evangéliste et saint Mathieu et à sa gauche, saint Luc et saint Marc[3].

Mobilier liturgique

Le maître-autel en bois peint noir et rouge surmonté d’un baldaquin soutenu par des colonnes d’ordre corinthien surmontées de vases de fleurs sculptés. Datant du XVIIIe siècle, il est classé monument historique à titre objet depuis le 4 janvier 1915[4].

Orgues

De belles orgues construites en 1763, par Louis Péronart, facteur d'orgues à Reims[3], furent détruites pendant la Première Guerre mondiale. La société Cavaillé-Coll-Convers reconstruisit un orgue installé en 1934[Note 2] qui fut, lui aussi, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. L'orgue actuel a été construit en 1950 par les établissements Beuchet-Debierre qui réutilisa le buffet du précédent instrument. Cet orgue « néo-classique » est doté de 36 jeux, de trois claviers manuels, et d'un pédalier de 32 notes. Il a été relevé en 1990[5].

La crypte

Pour approfondir

Notes et références

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