Église Saint-Marse de Bais

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TypeÉglise
Début de la construction4e quart du XVe siècle
Église Saint-Marse
Image illustrative de l’article Église Saint-Marse de Bais
Vue méridionale de l'église.
Présentation
Culte Catholique
Type Église
Rattachement Archidiocèse de Rennes
Début de la construction 4e quart du XVe siècle
Fin des travaux 1er quart du XVIe siècle
Agrandissement vers 1880
Architecte Louis Charles Crespel (dernier quart du XIXe siècle).
Style dominant Gothique flamboyant et Néo-gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1910)
Logo monument historique Inscrite MH (2006)
Géographie
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Ville Bais
Coordonnées 48° 00′ 36″ nord, 1° 17′ 23″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Église Saint-Marse
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Marse

L'église Saint-Marse est une église catholique située à Bais, en France[1].

L'église est située dans le département français d'Ille-et-Vilaine, sur la commune de Bais.

Historique

L'ermite Saint-Marse et le culte de ses reliques

Extase de saint François d’Assise

L'église de Bais est placée sous le patronage de saint Marse (ou saint Mars) [2], confesseur breton né sur le territoire de la paroisse. Disciple et compagnon de saint Melaine, la tradition le donne pour évêque de Nantes au VIe siècle[3]. Ayant résilié la charge épiscopale, retiré à Bais, il serait mort vers 535, peu après avoir assisté aux funérailles de saint Melaine avec saint Aubin et saint Lô. La chapelle Saint-Mars, au lieu-dit Marsé, marquerait l'emplacement de son ermitage[4].

L'église paroissiale, construite à proximité de sa tombe, développe à travers ses vitraux et divers objets mobiliers, toute une iconographie retraçant la vie légendaire de l'ermite.

Albert Le Grand rapporte dans La Vie des saincts de la Bretaigne armorique, que Marse aurait refusé de manger en temps de Carême des eulogies bénites par l'évêque de Rennes. Les ayant dissimulées sous sa bure, elles se seraient alors transformées en un serpent, ne recouvrant leur aspect initial qu'une fois la faute avouée à Melaine[5].

Retrouvés intacts, les ossements du saint firent l'objet d'un culte en l'église paroissiale jusqu'en 1427. Les craintes que laissait peser la guerre de Cent Ans pour la sécurité du reliquaire conduisirent les habitants à porter les reliques au château de Vitré. Transférées en la collégiale voisine de la Madeleine, les reliques ne regagnèrent Bais qu'en 1750, encore ne s'agissait-il que d'un fémur et de deux côtes[6].

La révolution vit la profanation de l'église par les troupes du général Vérine le . Les reliques du saint furent à cette occasion soustraites à la fureur des soldats par une paroissienne qui les conserva à son domicile jusqu'en 1804[7].

En 1843, le reste des ossements de Saint-Marse, quittant l'église Notre-Dame de Vitré, furent restitués à la paroisse de Bais[8].

Ces deux derniers évènements sont illustrés par deux verrières à l'intérieur de l'église: une des ateliers Lobin de Tours, l'autre de la maison Champigneulle de Paris.

Histoire de l'édifice

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1910 et inscrit en 2006[1].

Architecture

Extérieur

  • Le porche des malades (au fond du porche, un banc bien à l'abri des courants d'air accueillait les lépreux, qui venaient de la maladrerie, située route de Louvigné-de-Bais. Ils pouvaient ainsi assister aux offices sans risquer de contaminer les autres fidèles)[9].
  • L'église à pignons multiples du XVIème
  • le portail Renaissance qui date de 1566, classé monument historique par l'arrêté du [10].
  • L'agrandissement du XIXe siècle a concerné le transept et le chœur reconstruits en style néogothique flamboyant, avec réemploi d'éléments anciens[11]

Intérieur

Vitraux

L'ensemble des vitraux de l'église Saint-Marse de Bais date du dernier quart du XIXe siècle. Deux ateliers ont œuvré ici: Lobin de Tours et Charles Champigneulle et fils de Paris. Par arrêté du , 10 verrières ont été classées monuments historiques au titre d'objet, pour la plupart réalisées par l'atelier parisien. Il est possible de scinder en trois cet ensemble suivant le thème illustré: la vie de Saint-Marse et le culte de ses reliques, l'expression de la piété propre au XIXème finissant, la manifestation de dévotions plus classiques.

Saint-Marse et son culte à Bais
  • À l'occasion d'une prédication à Bais, Saint-Marse fait jaillir une source. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[12].
  • Saint-Aubin, Saint-Lô et Saint-Marse ramenant le corps de Saint-Melaine de Platz à Rennes. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[13].
  • Mme Crublet sauvant les reliques de Saint-Marse le . Verrière de Lubin de Tours, classée[14].
  • Restitution des reliques de Saint-Marse par la paroisse Notre-Dame de Vitré en 1843. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[15].
Exercices de piété propres à la fin du XIXe siècle
  • Quatre des mystères du Rosaire: mariage de la Vierge, Annonciation, Fuite en Égypte et Couronnement de la Vierge. Vitrail de Lobin de Tours.
  • Iconographie mariale: Apparitions de Lourdes.Vitrail de Lobin de Tours, 1882.
  • Apparition de Paray-le-Monial: iconographie dans la continuité de la consécration de la France au Sacré-Cœur après la défaite de 1870. Vitrail de Lobin de Tours.
  • Saint-Joseph artisan, patron des ouvriers.
  • Saint-Joseph, patron de la bonne mort.
Dévotions plus classiques
  • La donation des clefs du Paradis à Saint-Pierre par Jésus: en écho au prieuré Saint-Pierre de Bais, à la présentation de l'Abbaye Saint-Melaine de Rennes. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[16].
  • La conversion de Paul: rappel de la statue de l'apôtre des gentils au retable du maître-autel, et offerte par l'abbé Perce, ancien curé de Bais, pour honoré son saint patron. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[17].
  • Baptême du Christ par Jean-Baptiste. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[18].
  • Arrestation de Saint-Maurice. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[19].
  • Légende de Saint-Nicolas. Verrière de Champigneulle, 1886, classée[20].

Mobilier

Notes et références

Annexes

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