Église Saint-Sauveur de Bellême
From Wikipedia, the free encyclopedia
de Bellême
| Type | |
|---|---|
| Destination actuelle | |
| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse Saint-Léonard-des-Clairières (d) |
| Style | |
| Architecte |
Divers, dont Jean Palastre puis Léonard Manguin. |
| Construction |
XVIe , XVIIe siècles |
| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité |
| Pays |
France |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
L’église Saint-Sauveur est une église paroissiale de culte catholique située dans la ville de Bellême, dans le département français de l'Orne et la région Normandie. Elle est la seule église subsistante de la ville.
À l'emplacement d'une ancienne chapelle, cette église est construite aux XVIe et XVIIe siècles dans le style classique. L'intérieur comporte des éléments anciens mais a été largement repris au XIXe siècle. La nef est flanquée de quatre chapelles au nord et d'autant au sud.
La tour (clocher-porche) est inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1936 puis l’édifice tout entier en 1987. Des éléments de la statuaire, des tableaux, des boiseries et du mobilier sont protégés comme monuments historiques au titre objet.
Dès le XIe siècle, deux chapelles sont construites hors les murs de la ville close de Bellême, Saint-Pierre et Saint-Sauveur[1].
Les bases du bâtiment actuel datent du XVe siècle. Lors des guerres de Religion, la chapelle Saint-Sauveur est détruite par les troupes de l'amiral de Coligny en 1562 et 1572 ; l'église est presque entièrement rebâtie à la fin du XVIe siècle[1],[2]. Jean Palastre est l'architecte (« maître maçon ») de l'église en 1622[3].
Une nouvelle campagne de reconstruction intervient de 1678 à 1715[4]. La tour de façade, qui forme un clocher-porche, date de 1678[1]. Les chapelles du côté sud ont été construites au long du XVIIe siècle[5]. L'architecte Léonard Manguin est l'auteur de deux de ces chapelles en 1658, les chapelles Le Roy et Petigars, puis de la chapelle Saint-Thomas en 1661[3]. Dans la seconde moitié du XIXe siècle ont été ajoutées la sacristie et les galeries qui l'entourent, situées derrière le chœur[4].
Saint-Sauveur est l'église paroissiale du centre-ville de Bellême ; sa cure est cependant une des plus modestes du diocèse[6]. Les grandes messes régionales ont parfois lieu dans cette église. Le , lors de la convocation des États généraux, l'assemblée des trois ordres de la province du Perche se réunit pour une messe solennelle dans l'église Saint-Sauveur avant d'aller délibérer[7].
En 1936, la tour est inscrite à l'inventaire des monuments historiques, suivie le par la totalité de l'église[4].
L'église est usuellement appelée « église de Bellême », étant la seule église subsistante de la ville. Elle fait partie au XXIe siècle de la paroisse Saint-Léonard-des-Clairières, rattachée au doyenné de Bellême, dans le diocèse de Sées. Outre la messe dominicale, elle accueille diverses célébrations de la vie paroissiale, et des concerts[8],[9].
Architecture
L'église est de style classique[Quoi ?] avec une taille imposante, 48 m de long pour 15 m de large[10]. Elle est constituée d'un clocher au-dessus d'un porche, d'une nef flanquée de quatre chapelles latérales sur chaque côté et d'un chœur à cinq pans[4].
La nef est large de 14 m et éclairée par des fenêtres étroites et espacées[11]. Elle est surmontée par une charpente en forme de navire renversé et parquetée[12]. Les chapelles du côté nord sont intégrées à la nef tandis que celles du côté sud sont recouvertes d'un petit toit dont le pignon est orthogonal à la pente du toit de la nef[13].
Le chœur se prolonge par une abside à cinq pans[4]. Il est assez sombre, éclairé par des fenêtres sur quatre des cinq pans qui le constituent. Au cinquième pan est adossée la sacristie, entourée de galeries basses, disposées en fer à cheval autour du chevet de l'église et surmontées d'une sorte de galerie médiévale[13].
La tour formant clocher-porche, située sur la façade ouest de l'église est l'élément architectural principal de l'édifice. Elle est construite en calcaire silicifié très dur[14] et soutenue par quatre contreforts massifs[14],[4]. Ceux-ci montent juste au-dessus du mur de la nef[14] et sont, pour les deux situés à l'extérieur de la façade, surmontés de pots à feu[4]. Le portail, situé entre les deux contreforts centraux, est encadré de deux colonnes aux chapiteaux ioniques et raccordé à la chaussée par un perron à cinq faces[14]. Le second registre contient tous les ornements[4],[15]. Sur chacun des contreforts, une niche abrite la statue d'un évangéliste, et au centre une niche accueille la statue d'un Christ en fonte[4]. Les culs-de-lampe supportant les évangélistes sont ornés de feuillages[15]. Un troisième registre, au niveau du départ des toits, décore le haut des contreforts par des motifs à mascarons et rinceaux[15].