Jacques Le Chevallier

peintre, verrier, illustrateur et graveur français (1896-1987) From Wikipedia, the free encyclopedia

Jacques Le Chevallier, né à Paris le et mort à Fontenay-aux-Roses le , est un artiste peintre verrier vitrailliste, décorateur, aquarelliste, illustrateur et graveur français.

Décès
Nom de naissance
Jacques Eugène Le ChevallierVoir et modifier les données sur Wikidata
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Jacques Le Chevallier
Jacques Le Chevallier.
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Biographie

Son père était représentant dans le milieu de l'architecture et sa mère était professeur de dessin à la ville de Paris.

Il suit les cours de l'École nationale des arts décoratifs de 1911 à 1915 où il est l'élève de Paul Renouard et d'Eugène Morand.

Lors de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé de 1915 à 1919 dans le service de santé[1]. En octobre 1920, il devient peintre-verrier dans l'atelier parisien de Louis Barillet - dans un premier temps au 7, rue Alain-Chartier, puis, à partir de 1932, au 15, square Vergennes - avec qui, en compagnie de Théo Hanssen pour la période 1923-1940, il collaborera jusqu'en 1945, année où il installera son atelier au 6 rue Joseph-Leguay à Fontenay-aux-Roses[2].

Marié en 1921 à Jeanne Bourard (1896-1982), condisciple de l'École des arts décoratifs qui lui donnera sept enfants[1], il est membre de la Société des artistes décorateurs et sociétaire du Salon d'Automne, auxquels il a quelquefois participé en tant qu'artiste (peintures et aquarelles de paysages qui lui sont inspirées par ses villégiatures), de même qu'il est membre fondateur en 1925 de l'Union des artistes modernes (UAM)[2] et membre en 1930 de la Société es artistes décorateurs. Il effectue en 1927 un voyage en Suisse avec Gino Severini et Alexandre Cingria[1].

En 1948, il réorganise, en collaboration avec Maurice Rocher et Joseph Pichard, les ateliers d'art sacré fondés au 8, rue de Furstenberg par Maurice Denis et Georges Desvallières (il en assure seul la direction à partir de 1950)[1] et, à partir de 1952, il est chargé du cours de vitrail à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Il a entre autres pour élève Jean-Marie Martin et Pierre Gessier.

Mort en 1987 à l'âge de 90 ans, il repose au cimetière de Fontenay-aux-Roses[3].

Son œuvre

Luminaires

Jacques Le Chevallier est entre autres connu pour sa production de luminaires à partir des années 1920, puis des années 1930 : en collaboration avec René Koechlin, « Des lampes-sculptures d'un style apuré et aux formes résolument modernes, à partir de matériaux industriels comme l'aluminium et l'ébonite »[4], destinées aux particuliers en général ou s'intégrant à des projets architecturaux bien définis (ex : villa Cavrois à Croix). De nombreuses œuvres sont exposées au musée d'art moderne Richard Anacréon de Granville.

Vitraux

Signature de Jacques Le Chevallier sur un vitrail de l'église Notre-Dame de La Roche-Posay.

Il créa aussi de nombreux vitraux et des verrières, à Paris (atelier du verrier Louis Barillet, 15 square Vergennes)[5], pour le pavillon français de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris.

Figuratifs ou abstraits, les vitraux de Jacques Le Chevallier font en général l'unanimité auprès des architectes et des maîtres d'ouvrages de son temps. Son travail avec son fils en l'église Saint-Pierre de Borny pour l'architecte Georges-Henri Pingusson à Metz est perçu comme l'une de ses plus belles réalisations[6].

Contributions bibliophiliques

  • Renée Zeller, Sur les traces de Saint Tarsicius, ou le beau voyage de quatre enfants de chœur, illustrations de Lacques Le Chevallier, Maison de la Bonne Presse, 1936.
  • Jeanne Ancelet-Hustache, Contes pour les fêtes carillonnées, illustrations de Jacques Le Chevallier, Blond et Gay, Paris, 1938.

Écrits

  • Jacques Le Chevallier, Marie-Alain Couturier, Maurice Morel, Michel Florisoone et Pierre-Raymond Régamey, Le prêtre et la création artistique, revue L'Art sacré n°9-10, éditions Le Cerf, mai-.
  • Jacques Le Chevallier, « Les verrières modernes » dans, sous la direction de Louis Grodrecki, Les vitraux de Notre-Dame de Paris, Nouvelles Éditions latines, 1981, pp. 26-31.

Conservation

Viitraux d'églises

France

Cocathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation de Bourg-en-Bresse.
Église Saint-Nicolas du Foix, Blois.
Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Jouarre.
Église Saint-Martin de Saint-Dié-des-Vosges.
Église Saint-Étienne de Schnersheim.
Cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons.
Chapelle Sainte-Bernadette de Paris.

Drapeau de l'Allemagne Allemagne

Église Notre-Dame de Trèves.
Cathédrale Notre-Dame de Luxembourg.

Drapeau de la Belgique Belgique

  • Église Saints-Pierre-et-Paul d'Ethe,
  • Église Saint-Victor de Ham-sur-Sambre, 2 baies, 9m2, 1950.

Drapeau du Luxembourg Luxembourg

Drapeau de la Suisse Suisse

Autres collections publiques

États-Unis

France

Collections privées

Jean et Joël Martel.

France

Drapeau de l'Inde Inde

Expositions

Expositions personnelles

La Piscine, Roubaix, 2007.

Expositions collectives

Cité de l'architecture et du patrimoine, Paris, 2015.
Abbaye Notre-Dame de Fontevraud.

Réception critique

  • « Toute sa fervente sensibilité, Jacques Le Chevallier parvient à la mettre dans ses aquarelles. Je sais de calmes paysages où il sut enclore discrètement ses plus grandes émotions. Ses séjours en Italie, en Auvergne, en Bretagne ont étendu son répertoire et plus intenses sont devenues ses notations. L'aquarelle chez lui garde quelque chose d'un art spontané, mais point hâtif, elle est une forme d'art extrêmement directe où l'on sent la grave présence d'une pensée, d'une méditation. Le choix même des paysages, leur beauté austère exprime bien les préférences et le caractère de Jacques Le Chevallier. » - Raymond Cogniat[58]
Pavillon français, Exposition universelle de 1958, Bruxelles.

Prix et distinctions

Élèves

Notes et références

Annexes

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