Élection présidentielle française de 1887
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| Élection présidentielle française de 1887 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Votants au 1er tour | 849 | |||||||||||||
| Votes exprimés au 1er tour | 849 | |||||||||||||
| Votants au 2d tour | 827 | |||||||||||||
| Votes exprimés au 2d tour | 827 | |||||||||||||
| Sadi Carnot – Républicains de gouvernement | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 303 | |||||||||||||
| 35,69 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 616 | |||||||||||||
| 74,49 % | ||||||||||||||
| Félix Gustave Saussier – Républicains ralliés | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 148 | |||||||||||||
| 17,43 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 188 | |||||||||||||
| 22,73 % | ||||||||||||||
| Jules Ferry – Républicains de gouvernement | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 212 | |||||||||||||
| 24,97 % | ||||||||||||||
| Président de la République | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Jules Grévy Républicains de gouvernement |
Sadi Carnot Républicains de gouvernement | |||||||||||||
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L’élection présidentielle française de 1887 s’est déroulée le . Elle avait pour but de pourvoir la succession de Jules Grévy, démissionnaire. Elle vit la victoire de l'ancien ministre des Finances Sadi Carnot au second tour de scrutin.
À partir d'octobre 1887, l'affaire des décorations éclate, éclaboussant[pas clair] d'abord Daniel Wilson, gendre de Jules Grévy, puis rapidement celui-ci, qui couvre son gendre. À partir de la mi-novembre, plusieurs intrigues politiques se mettent en place[1]. Les républicains décident de renverser le gouvernement Rouvier le 19 novembre mais Grévy refuse la démission de celui-ci[2]. Après plusieurs jours de suspens, le président annonce sa démission pour le , qui ne vient finalement que le lendemain, après un dernier bras de fer avec la Chambre[3].
Les pronostics sur cette élection placent l'ancien président du Conseil Jules Ferry, bien que discrédité par l'affaire du Tonkin, en première position, suivi par Charles de Freycinet et Charles Floquet. Mais sa politique coloniale désastreuse a provoqué l'ire des radicaux et des monarchistes. De plus, le conseil municipal de Paris installe « en plein Hôtel de Ville un bureau révolutionnaire décidé à proclamer la Commune si Jules Ferry est élu président de la République »[réf. souhaitée]. Paul Déroulède, avec l'appui de la Ligue des patriotes, des socialistes guesdistes et blanquistes, organise une manifestation contre Jules Ferry qui reste modérée et sans grandes violences[4].
Le Figaro est l'un des seuls journal à miser sur le fait que Ferry est trop clivant et que Freycinet est trop proche de Grévy, ce qui amènera forcément au second tour de scrutin une victoire d'un homme plus effacé, comme Sadi Carnot[3].
Réunions préparatoires
Les conservateurs de l'Union conservatrice se réunissent à la fin du mois de novembre et se divisent. Un certain nombre demandent à s'abstenir, d'autres à soutenir le général Félix Gustave Saussier, un républicain mais qui est aussi opposé à Georges Boulanger, d'autres le général Félix Antoine Appert ou même Ferry lui-même, comme Paul de Cassagnac pour créer une situation encore plus explosive. Chez les bonapartistes notamment, la volonté reste d'être contre Ferry, la question de voter pour Boulanger est aussi évoquée. Finalement, il n'y a aucun unité de vote[5].
La première réunion préparatoire républicaine a lieu le 2 décembre avec presque uniquement les radicaux. Le premier tour donne pour résultat : Floquet 101, Freycinet 94, Henri Brisson 66, Carnot 49 et Ferry 19. Clemenceau demande à Floquet de se désister en faveur de Freycinet pour joindre les forces avec les opportunistes. Le second tour donne : Freycinet 190, Brisson 83, Carnot 27, Floquet 26 et Ferry 11. Freycinet devient donc le candidat des radicaux.
Le scrutin préparatoire de tous les républicains se déroule le lendemain, jour du scrutin officiel. Le premier et le second tour donnent Ferry en tête et Freycinet en second, le premier ne manquant que 60 voix pour avoir la majorité absolue. Le temps de midi, Clemenceau se rend compte que Ferry va gagner à l'usure et propose de voter pour Carnot. Le troisième tour : Ferry 179, Carnot 162, Freycinet 109, Brisson 52. Freycinet décide de se retirer. Le dernier tour n'a que 250 participants et le résultat est de 182 voix pour Carnot[6].
Résultats
| Candidats | Étiquettes | Premier tour | Second tour | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | |||
| Sadi Carnot | Républicains de gouvernement | 303 | 35,69 | 616 | 74,49 | |
| Félix Gustave Saussier | Républicains ralliés | 148 | 17,43 | 188 | 22,73 | |
| Jules Ferry | Républicains de gouvernement | 212 | 24,97 | 11 | 1,33 | |
| Charles de Freycinet | Républicains de gouvernement | 76 | 8,95 | 5 | 0,60 | |
| Félix Antoine Appert | Républicains ralliés | 72 | 8,48 | 5 | 0,60 | |
| Henri Brisson | Républicains radicaux | 26 | 3,06 | |||
| Charles Floquet | Républicains radicaux | 5 | 0,59 | 1 | 0,12 | |
| Anatole de la Forge | Extrême gauche | 2 | 0,24 | |||
| Félix Pyat | Extrême gauche | 2 | 0,24 | 1 | 0,12 | |
| Louis Pasteur | Sans étiquette | 2 | 0,24 | |||
| Eugène Spuller | Républicains de gouvernement | 1 | 0,12 | |||
| Suffrages exprimés | 849 | 99,65 | 827 | 98,22 | ||
| Votes blancs et nuls | 3 | 0,35 | 15 | 1,78 | ||
| Total | 852 | 100 | 842 | 100 | ||