Élections générales sud-africaines de 2019

From Wikipedia, the free encyclopedia

Population57 725 600
Inscrits26 779 025
Votants17 671 616
Blancs et nuls235 472
Élections générales sud-africaines de 2019
400 sièges de l'Assemblée nationale
(Majorité absolue : 201 sièges)
Corps électoral et résultats
Population 57 725 600
Inscrits 26 779 025
Votants 17 671 616
65,99% en diminution 7,5
Blancs et nuls 235 472
Congrès national africain  Cyril Ramaphosa
Voix 10 026 475
57,50%
en diminution 4,7
Sièges obtenus 230 en diminution 19
Alliance démocratique  Mmusi Maimane
Voix 3 621 188
20,77%
en diminution 1,5
Sièges obtenus 84 en diminution 5
Combattants pour la liberté économique  Julius Malema
Voix 1 881 521
10,79%
en augmentation 4,4
Sièges obtenus 44 en augmentation 19
Carte des résultats
Carte
Partis arrivés en tête par province
  • Congrès national africain
  • Alliance démocratique
(en) elections.org.za

Les élections générales sud-africaines de 2019 ont lieu le afin d'élire les membres de l'Assemblée nationale d'Afrique du Sud, ainsi que ceux des assemblées provinciales des neuf provinces du pays.

L'Assemblée nationale procède peu après son élection à celle du président de la République, élu au scrutin indirect pour cinq ans[1]. Le président sortant, Cyril Ramaphosa, à la tête du Congrès national africain au pouvoir, est candidat à sa réélection. Son prédécesseur, Jacob Zuma, a démissionné de ses fonctions le et ne pouvait pas être candidat pour un troisième mandat, la Constitution sud-africaine les limitant à deux.

Malgré un léger recul, le Congrès national africain remporte les élections et conserve la majorité absolue à l'Assemblée nationale ainsi que dans huit des neuf assemblées provinciales. Les Combattants pour la liberté économique enregistrent une nette progression, bien que l'Alliance démocratique conserve la deuxième place au niveau national, ainsi que la majorité à l'assemblée du Cap-Occidental.

À la suite de la victoire de l'ANC, Cyril Ramaphosa est reconduit à la présidence du pays le suivant.

L'Afrique du Sud est dans une situation économique difficile : le chômage s'élève à près de 28 %, la croissance est faible et les inégalités raciales toujours importantes malgré la fin de l'apartheid. Le nouveau président Cyril Ramaphosa qui a remplacé en Jacob Zuma, empêtré dans un scandale de corruption, a mis l'accent sur le redressement économique du pays, première puissance industrielle d'Afrique[2].

Lors des élections municipales sud-africaines de 2016, l'ANC avait reçu 55 % des votes, soit un net recul par rapport à ses scores habituels. Les scandales liés à Jacob Zuma ont été mis en avant pour expliquer ce chiffre et les sondages donnent près de 62 % des intentions de vote à l'ANC depuis son départ[2],[3],[4],[5].

Mode de scrutin

La chambre basse du Parlement bicaméral d'Afrique du Sud, dite Assemblée nationale, est composée de 400 sièges pourvus tous les cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal avec listes bloquées, à raison de 200 sièges répartis dans neuf circonscriptions électorales de 4 à 43 sièges correspondant aux neuf provinces du pays en fonction de leur population, et de 200 sièges restants à pourvoir dans une circonscription nationale unique. Les résultats en pourcentages de voix donnent lieu à une répartition des sièges à la proportionnelle sans seuil électoral, selon la méthode du plus fort reste et quotient de Droop, puis selon la méthode de la plus forte moyenne pour les éventuels sièges restants[6].

Les électeurs, âgés de plus de dix huit ans, votent sur un bulletin unique pour le parti de leur choix. Les partis ont la possibilité de présenter une liste nationale ainsi que des listes pour les provinces, dites listes régionales, ou bien uniquement ces dernières. Dans ce cas, le total des sièges obtenus par un parti au niveau national peut être supérieur à celui obtenu par ses seules listes régionales. Des sièges sont alors pris dans le total des sièges nationaux pour être attribués à des candidats des listes régionales, de sorte que la répartition finale peut être différente du ratio 200/200[6].

Les assemblées des neuf provinces sont composées de 30 à 80 sièges pourvus selon le même mode de scrutin proportionnel à listes bloquées. Leurs membres élisent à leur tour pour cinq ans les exécutifs des provinces[7], ainsi que les membres de la Chambre haute du pays, le Conseil national des Provinces à raison de dix conseillers par province, dont obligatoirement le président provincial[8].

Répartition des sièges
Provinces SN SP
Sièges +/- Sièges +/-
Cap-Nord 5 en stagnation 30 en stagnation
Cap-Occidental 23 en stagnation 42 en stagnation
Cap-Oriental 25 en diminution 1 63 en stagnation
État libre 11 en stagnation 30 en stagnation
Gauteng 48 en stagnation 73 en stagnation
KwaZulu-Natal 41 en augmentation 1 80 en stagnation
Limpopo 19 en stagnation 49 en stagnation
Mpumalanga 15 en stagnation 30 en stagnation
Nord-Ouest 13 en stagnation 33 en stagnation
Sièges nationaux 200 en stagnation
Total 400 en stagnation 430 en stagnation

Sondages

Résultats

Réactions

Références

Related Articles

Wikiwand AI