Élections générales sud-africaines de 1981

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Inscrits2 290 942
Votants1 389 893
Votes exprimés1 364 967
Votes nuls24 926
Élections générales sud-africaines de 1981
165 sièges de la chambre de l'assemblée
(Majorité absolue : 83 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 290 942
Votants 1 389 893
Votes exprimés 1 364 967
Votes nuls 24 926
Parti national  Pieter Botha
Voix 777 558
57,66%
en diminution 7,7
Sièges obtenus 131 en diminution 3
Parti progressiste fédéral  Frederik van Zyl Slabbert
Voix 265 297
19,44%
en augmentation 2,7
Sièges obtenus 26 en augmentation 9
Parti national reconstitué  Jaap Marais (en)
Voix 192 304
14,09%
en augmentation 10,9
Sièges obtenus 0 en stagnation
Parti de la Nouvelle République  Vause Rauw
Voix 106 764
7,82%
en diminution 3,8
Sièges obtenus 8 en diminution 2
Répartition finale des sièges à la chambre de l'Assemblée
Diagramme
Premier ministre
Sortant Élu
Pieter Botha
Parti national
Pieter Botha
Parti national

Les élections générales sud-africaines du ont été marquées par la 9e victoire consécutive du Parti national et la première victoire de Pieter Willem Botha en tant que Premier ministre d'Afrique du Sud.

Il s'agit de la quatrième et dernière élection à la chambre de l'assemblée de 177 membres où la totalité des électeurs et des élus du parlement sont issus de la population blanche d'Afrique du Sud.

En application du South Africa Act modifié et de la Constitution sud-africaine de 1961, seuls les citoyens blancs d'Afrique du Sud, âgés de plus de 18 ans, sain d'esprit, résidant dans l'une des circonscriptions électorales ou qui a gardé son domicile, émargent sur les listes électorales. A contrario est privé de ses droits civiques celui qui a été reconnu coupable de trahison (après 1950), de meurtre, de corruption, de pratiques illégales aux termes de la Loi électorale, d'activités pro-communistes ou terroristes ou de tout autre délit ayant entraîné une peine de prison qu'elle n'a pas fini de purger. En outre, plus aucune population de la communauté coloured ne participe à ces élections depuis la création du conseil représentatif des personnes de couleurs (1969-1970).

Depuis le , à la suite de la suppression du Sénat (dont les membres était élus par les assemblées provinciales), le parlement de l'Afrique du Sud est monocaméral. La chambre de l'assemblée est composée de 177 membres dont 165 sont élus par circonscriptions dans le cadre du scrutin uninominal majoritaire à un tour. Sur les 12 membres non élus de la chambre, quatre sont nommés par le président de la république (un par province) et 8 élus par les 165 autres membres du parlement sur le principe de la représentation proportionnelle et du vote unique transférable.

Sont inéligibles les faillis non réhabilités, les personnes reconnues aliénées mentales par un tribunal compétent, certains fonctionnaires ou personnes rémunérées sur les fonds publics et celles qui ont été condamnées à une peine de prison d'au moins 12 mois. Par ailleurs, toute candidature doit être proposée par deux électeurs de la circonscription concernée. Les candidatures de personnes représentant un parti politique ne sont acceptées que si celui-ci s'est dûment inscrit auprès du responsable électoral et si ce parti bénéficie du soutien d'au moins 50 électeurs et a déposé une caution de 500 rands. Les candidats de partis politiques non encore représentés au Parlement ou les candidats indépendants doivent être parrainés par au moins 300 électeurs. Toutes les candidatures doivent être présentées 21 jours au moins et 28 jours au plus après l'annonce d'élections générales.

Répartition des sièges des membres élus par province
ProvincesProvince du CapNatalÉtat libre d'OrangeTransvaalTotal
Nombre de sièges55201476165

Contexte électoral

L'emblème du Parti national dans les années 1980.

Ces nouvelles élections à l'Assemblée, mais aussi aux conseils provinciaux, interviennent 18 mois avant le terme de la 18e législature. Elles sont annoncées le par le Premier ministre Pieter Willem Botha qui prétexte le fait d'un nombre élevé de sièges vacants au parlement (17) et dans les conseils provinciaux (13) et d'autant d'élections partielles à organiser. Pour les observateurs politiques, il s'agit pour Pieter Botha, entré en fonction au cours de la législature (), de gagner une élection générale sous son nom, d'affirmer sa légitimité au sein de l'électorat blanc et de recevoir un mandat de ces derniers pour mener sa politique réformiste impliquant des réformes constitutionnelles d'envergure et la poursuite de l'assouplissement des lois de l'apartheid derrière le thème de la «sécurité et du progrès». Il s'agit également pour Botha de s'imposer face à la branche conservatrice (verkramptes) du Parti national mené par Andries Treurnicht et face au Parti national reconstitué, en pleine ascension dans les intentions de vote. Le thème de la campagne électorale du Parti national est la sécurité et le progrès.

Le Parti progressiste fédéral est lui aussi en phase ascendante et récupère une grande partie des anciens électeurs modérés du Parti uni tandis que le Nouveau Parti républicain, principalement représenté au Natal, tente de maintenir l'existence d'un parti centriste sur la scène parlementaire nationale.

Sur le plan intérieur, l'Afrique du Sud a renforcé ses programmes d'armements et de développement des énergies de substitutions visant à l'autarcie et a procédé à son premier essai nucléaire dans le désert du Kalahari en 1979. Botha a ainsi développé le concept de total strategy couvrant tous les domaines aussi bien politique, économique, culturel, militaire et sécuritaire. Parallèlement, dans une série de discours, il annonce sa volonté d'engager le pays sur une voie réformiste qui laisserait de côté la division raciale de l'apartheid et résume ses intentions par l'expression « s'adapter ou mourir »[1],[2].

Sur le plan international, l'Afrique du Sud a perdu son glacis protecteur à la suite de l'indépendance du Zimbabwe le . Il ne lui reste plus que sa colonie du Sud-Ouest africain et peut encore compter sur la relative neutralité des états qui lui sont économiquement liés (Botswana, Lesotho, Swaziland).

Résultats

Notes et références

Voir aussi

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