Élections législatives arméniennes de 2026

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Élections législatives arméniennes de 2026
101 députés de l'Assemblée nationale
(Majorité absolue : 51 sièges)
Contrat civil  Nikol Pachinian
Sièges en 2021 71
Alliance arménienne  Robert Kotcharian
Sièges en 2021 29
Parti républicain d'Arménie  Artur Vanetsian
Sièges en 2021 7
Premier ministre
Sortant
Nikol Pachinian
KP

Les élections législatives arméniennes de 2026 ont lieu le afin de renouveler les membres de l'Assemblée nationale.

Scrutin précédent

Nikol Pashinian en 2018

Le Contrat civil, au pouvoir depuis 2018, remporte largement les élections législatives arméniennes de 2021, accusant seulement un léger recul par rapport au précédent scrutin. Le parti du Premier ministre Nikol Pachinian parvient même à renouveler la majorité des deux tiers remportée aux précédentes législatives. Avec près de 54 % des suffrages exprimés et 72 sièges sur 107, Contrat civil détient ainsi seul la majorité absolue lui permettant de gouverner sans recourir à un gouvernement de coalition[1],[2],[3].

Arrivée deuxième avec 21 % des voix, l'Alliance arménienne réunit quant à elle 27 sièges tandis que l'Alliance « J'ai l'honneur » obtient 5 % et 6 sièges. Bien que n'ayant pas franchi le seuil électoral de 7 % réservé aux alliances, cette dernière obtient ainsi des sièges en arrivant troisième du scrutin, aucun autre parti ou alliance ne parvenant à franchir leurs seuils respectifs[4].

Conflit au Haut-Karabagh et manifestations

En mai 2022, des manifestants réclament la démission de Nikol Pachinian, qu'il accusent de vouloir abandonner le Haut-Karabagh à l'Azerbaïdjan[5]. Le conflit de 2023, qui conduit à la dissolution de la République du Haut-Karabagh, parachève la défaite des indépendantistes arméniens et indirectement de l'Arménie[6],[7].

Courant 2024, dans le cadre de la négociation d'un accord de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan devant conduite à délimiter leurs frontières, des milliers de manifestants, menés par l'archevêque Bagrat Galstanian (en), s'opposent à la perspective de concessions territoriales de l'Arménie et demandent la démission de Pachinian[8],[9]. En juin 2025, Nikol Pachinian annonce que les services de sécurité ont déjoué une tentative de coup d'État qu'il attribue au « clergé criminel oligarchique ». 16 suspects font l'objet de poursuites judiciaires, dont l'archevêque Bagrat Galstanian. Selon les autorités, le complot impliquait plus de 1 000 personnes recrutées depuis janvier 2025 et était prévu pour le 21 septembre, jour de l'indépendance. L'oligarque russo-arménien Samvel Karapetyan est également arrêté[10].

Système électoral

Le siège de l'Assemblée nationale à Erevan.

L'Assemblée nationale est le parlement unicaméral de l'Arménie. Elle est composée d'un minimum de 101 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal, avec un seuil électoral de 4 % pour les partis, 7 % pour les alliances de deux à trois partis, et 10 % pour les alliances de plus de trois partis[11]. Un minimum de trois partis sont cependant représentés au parlement, ce qui permet aux trois partis ou alliances arrivés en tête d'avoir des sièges même si l'un ou plusieurs d'entre eux n'atteignent pas les seuils électoraux[12].

Jusqu'à quatre sièges réservés aux minorités (Yézidis, Russes, Assyriens, Kurdes) peuvent s'ajouter aux 101 sièges de base. Les listes nationales présentées par les partis comportent ainsi une section distincte pour chacune de ces minorités, comportant jusqu'à quatre candidats. Si la liste ayant obtenu le plus de voix ne comporte pas de candidats d'une minorité, le siège est attribué à la liste suivante en comportant un[12]. Les listes présentées par les partis sont fermées, sans possibilité d'effectuer un vote préférentiel. Elles ne peuvent inclure plus de 70 % de l'un ou l'autre sexe, et doivent alterner au minimum tous les quatre noms le sexe des candidats.

Plusieurs éléments de la loi électorale visent à assurer à la fois une majorité gouvernementale stable et une représentation proportionnelle représentatives des différents courants politiques du pays. Ainsi, un parti ou une coalition ayant obtenu la majorité absolue des voix mais moins de 54 % des sièges se verra attribuer des sièges supplémentaires pour atteindre ce seuil[12]. Inversement, si au cours du premier tour un parti ou une alliance remporte seul plus de deux tiers des suffrages, le seuil électoral est abaissé à 2 % de manière à faire entrer davantage de partis au parlement, de telle sorte qu'un tiers des sièges de l'assemblée peuvent finalement être acquis à d'autres partis que celui majoritaire[11].

La possibilité d'un second tour est prévue. Celui-ci n'a lieu que si aucun parti ne remporte une « majorité parlementaire stable » en atteignant un seuil de 54 % des sièges. Dans ce cas, si aucune coalition composée au maximum de trois[13] partis ou alliances n'est formée de manière à atteindre ce seuil dans les six jours suivant l'élection, il est procédé dans un délai de 28 jours à un second tour entre les deux partis ou alliances arrivés en tête lors du premier tour. Des alliances sont permises avec les partis exclus du ballotage. Les 105 sièges auparavant répartis ne sont pas remis en cause, le parti arrivé en tête du second tour recevant des sièges supplémentaires de manière à atteindre le seuil de 54 % du total des sièges[14]. Le vote n'est pas obligatoire.

Résultats

Notes et références

Articles connexes

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