Élections législatives de 1981 dans le Val-de-Marne
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| Élections législatives de 1981 dans le Val-de-Marne | ||||||||||||||
| 8 sièges de députés à l'Assemblée nationale | ||||||||||||||
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| et | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Population | 1 215 713 | |||||||||||||
| Inscrits | 718 242 | |||||||||||||
| Votants au 1er tour | 497 351 | |||||||||||||
| 69,11 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés au 1er tour | 491 286 | |||||||||||||
| Votants au 2d tour | 447 325 | |||||||||||||
| 70,02 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés au 2d tour | 426 944 | |||||||||||||
| Majorité présidentielle | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 282 909 | |||||||||||||
| 57,58 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 248 308 | |||||||||||||
| 58,16 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 6 | |||||||||||||
| Union pour la nouvelle majorité | ||||||||||||||
| Voix au 1er tour | 177 049 | |||||||||||||
| 36,04 % | ||||||||||||||
| Voix au 2e tour | 178 636 | |||||||||||||
| 41,84 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 2 | |||||||||||||
| Députés sortants par circonscription | ||||||||||||||
| Résultats du premier tour | ||||||||||||||
| Députés élus par circonscription | ||||||||||||||
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Les élections législatives françaises de 1981 dans le Val-de-Marne se déroulent les et .
| Circonscription | Député sortant | Parti | Député élu ou réélu | Parti | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1re | Georges Marchais | PCF | Georges Marchais | PCF | ||
| 2e | Charles Fiterman | PCF | Pierre Tabanou | PS | ||
| 3e | Georges Gosnat | PCF | Georges Gosnat | PCF | ||
| 4e | Joseph Franceschi | PS | Joseph Franceschi | PS | ||
| 5e | Jean-Louis Beaumont | Divers droite | Laurent Cathala | PS | ||
| 6e | Roland Nungesser | RPR | Roland Nungesser | RPR | ||
| 7e | Robert-André Vivien | RPR | Robert-André Vivien | RPR | ||
| 8e | Maxime Kalinsky | PCF | Paulette Nevoux | PS | ||
Contexte politique
La vie politique départementale est principalement dominée par deux partis : le Parti communiste à gauche et l'Union pour la démocratie française à droite.
La gauche détient une majorité de communes (17 pour le PCF, 8 pour le PS et 1 divers gauche) et de cantons (16 conseillers généraux PCF, 6 PS et 1 apparenté socialiste) et le conseil général du Val-de-Marne est dirigé depuis 1976 par le communiste Michel Germa[1], conseiller général de Vitry-sur-Seine-Est. Parmi les figures importantes, on peut citer le député de la première circonscription et secrétaire général du Parti communiste Georges Marchais[2], le député-maire socialiste d'Alfortville et secrétaire d'État chargé des Retraités et des Personnes âgées dans le premier gouvernement Mauroy Joseph Franceschi[3] ou encore Georges Gosnat[4], député PCF de la 50e circonscription de la Seine – succédant à Maurice Thorez[5] – puis de la 3e circonscription, parlementaire depuis 1945.
Quant à la droite, elle est surtout présente dans l'est du département – dans la région de Vincennes et sur le Plateau briard – et l'UDF est le mouvement politique le plus important, détenant onze mairies (sur 20) et sept cantons (sur 16). On compte par ailleurs des élus divers droite, RPR, CNIP et MDS (Mouvement démocrate socialiste), avec le maire du Kremlin-Bicêtre Antoine Lacroix[6]. Le maire de Charenton-le-Pont et ancien député Alain Griotteray, le député-maire de Nogent-sur-Marne et ancien ministre gaulliste Roland Nungesser, l'indépendant Olivier d'Ormesson, premier édile d'Ormesson-sur-Marne et député européen, ou le président du Sénat Alain Poher, font partie des personnages politiques majeurs de la droite val-de-marnaise.
- Nuance politique des communes du Val-de-Marne en 1981.
- Nuance politique des cantons du Val-de-Marne en 1981.
Enfin, pour ce qui est des huit circonscriptions législatives, elles sont majoritairement détenues par la gauche, avec quatre députés communistes et un socialiste. Les trois autres sont possédées par les RPR Roland Nungesser et Robert-André Vivien et le divers droite Jean-Louis Beaumont.
Positionnement des partis
Le Parti socialiste, au nom de la nouvelle majorité présidentielle, et le Parti communiste français, sous l'appellation « majorité d'union de la gauche », se présentent dans les huit circonscriptions du département. Dans l'ordre, les socialistes investissent Patrice Hernu, Pierre Tabanou[7], Jean-Claude Perrot, Joseph Franceschi *, Laurent Cathala, Pierre Jacquemin, Marie-Françoise Gérard et Paulette Nevoux, tandis que les communistes soutiennent Georges Marchais *, Charles Fiterman[8] *, Georges Gosnat *, Jacques Denis[9], Annick Davisse[10], Guy Poussy[11], Louis Bayeurte[12] et Maxime Kalinsky[13] *. Quant au Mouvement des radicaux de gauche, il est représenté par Charles Knopfer (1re), Fernand Saal (3e), Jean Charpantier (5e), Bernard Nicolau-Bergeret (6e) et Albert Bunelier (7e).
À droite, l'Union pour la nouvelle majorité (UNM), alliance électorale réunissant les partis membres de la majorité sortante, soutient elle aussi des candidats dans l'ensemble des circonscriptions, dont les députés sortants Jean-Louis Beaumont (DVD, Créteil - Saint-Maur), Roland Nungesser (RPR, Bry - Champigny - Nogent) et Robert-André Vivien (RPR, Fontenay - Saint-Mandé - Vincennes). Dans celles détenues par la gauche, l'UNM présente Raoul-Jean Dumas (RPR, 3e), Alain Griotteray (UDF-PR, 4e) et Jean-Marie Poirier (UDF-PR, 8e), alors que dans les 1re et 2e circonscription, deux candidats sont investis : Jean-Michel Tanguy (RPR) et Jean-Claude Denné (UDF-CDS) à Arcueil - Villejuif - Cachan, Jean Macé (RPR) et Jean Gaudaire (UDF) à Choisy-le-Roi - Orly. Outre Jean-Louis Beaumont, on compte un autre candidat classé divers droite : Bernard Marchand, gaulliste, à Boissy-Saint-Léger - Villeneuve-Saint-Georges (8e).
Enfin, les écologistes sont représentés dans six circonscriptions sur huit, dont trois sous la bannière « Aujourd'hui l'écologie » (proches de Brice Lalonde, ancien candidat à la présidentielle) et un pour le Mouvement d'écologie politique (MEP), le Parti socialiste unifié, sous l'étiquette « Alternative 81 », l'est partout sauf à Alfortville - Charenton (4e) et l'extrême gauche présente dix candidats (7 de Lutte ouvrière, 1 de la Ligue communiste révolutionnaire, 1 de l'Organisation communiste de France (démocratique) et 1 des Comités communistes pour l'autogestion). La Fédération des républicains de progrès (FRP) compte quant à elle deux candidats, Maurice Battais dans la 2e et Jean-Claude Besse dans la 8e, l'extrême droite en a quatre dans 3 circonscriptions (2 PFN, 2 FN) et Jean-Maurice Duval pour le centre gauche se présente à Boissy-Saint-Léger - Villeneuve-Saint-Georges.