Élections municipales béninoises de 2026
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| Élections municipales béninoises de 2026 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Inscrits | 7 834 608 | |||||||||||||
| Votants | 2 872 802 | |||||||||||||
| 36,67 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 157 274 | |||||||||||||
| Union progressiste le renouveau | ||||||||||||||
| Voix | 1 328 475 | |||||||||||||
| 48,93 % | ||||||||||||||
| Conseillers élus | 963 | |||||||||||||
| Bloc républicain | ||||||||||||||
| Voix | 1 206 390 | |||||||||||||
| 44,43 % | ||||||||||||||
| Conseillers élus | 852 | |||||||||||||
| Forces Cauris pour un Bénin émergent | ||||||||||||||
| Voix | 180 663 | |||||||||||||
| 6,65 % | ||||||||||||||
| Conseillers élus | 0 | |||||||||||||
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Les élections municipales béninoises de 2026 ont lieu le au Bénin afin de renouveler les conseillers des municipalités et communes du pays[1]. Des élections législatives sont organisées simultanément.
Précédent scrutin
Lors des élections municipales béninoises de 2020, trois partis franchissent le seuil électoral de 10 % des voix au niveau national. Sur le total de 77 maires élus par les conseillers municipaux issus de ces élections, 71 appartiennent aux deux mouvances de la majorité présidentielle, et les six restants au Forces Cauris pour un Bénin émergent[2].
Élections législatives de 2023

Les précédentes élections législatives de voient la victoire pour les partis soutenant le président Patrice Talon : l'Union progressiste le renouveau (UPR) et le Bloc républicain (BR) remportant ensemble 81 sièges sur 109. Talon est ainsi assuré de conserver le contrôle du gouvernement jusqu'à la fin de son deuxième mandat en 2026. Seul autre parti — et seul parti d'opposition — à franchir le seuil électoral, Les Démocrates (LD) de l'ancien président Thomas Boni Yayi remporte les sièges restants[3],[4],[5].
Malgré l'échec de l'opposition, son entrée au parlement est déterminante en vue de l'élection présidentielle de 2026. Un candidat à la présidence doit en effet recueillir les parrainages d'au moins 10 % du total des 109 députés et 77 maires du pays, soit 19 parrainages, pour valider sa candidature[6]. Ce nombre passe ensuite à 28, ce qui conduit à l'invalidation de la candidature du candidat des Démocrates, Renaud Agbodjo, après le retrait du parrainage de l'un des 28 députés de ce parti[7].
Révision constitutionnelle de 2025
Le , une proposition de loi constitutionnelle est présentée devant l'Assemblée nationale par les députés Aké Natondé et Assan Séibou — respectivement présidents du groupe de l'Union progressiste le renouveau (UPR) et du Bloc républicain, les deux soutenant le président en place[8]. Le texte est voté dans la nuit du par 90 voix pour et 19 contre, soit la majorité qualifiée des quatre cinquièmes exigée par la Constitution de 1990[9]. L'adoption du texte est notamment rendu possible par la défection, en octobre, du groupe Les Démocrates de six députés notamment Michel Sodjinou qui s'est abstenu de parrainer la candidature du parti, Renaud Agbodjo, amenant à son invalidation pour l'élection présidentielle d'[10],[11]. La révision est officiellement promulguée le par le président Talon[12].
La révision prévoit notamment le rallongement de deux ans du mandat du président de la République qui passe de cinq à sept ans. Cependant, sa limitation ne fait pas l'objet de changement et demeure à deux mandats renouvelables consécutifs ou non. Au niveau législatif, une innovation majeure voit l'établissement d'un parlement de forme bicamérale composé de l'Assemblée nationale qui devient la chambre basse et surtout la création d'un Sénat, sa chambre haute. Prévu pour être composé de membres élus au scrutin direct et nommés en partie par le président, ce nouvel organe a pour charge selon la révision de « réguler la vie politique. » Le mandat des parlementaires et pour les élus locaux passent également de cinq à sept ans mais sans limitation. Enfin, la discipline de parti est instauré pour les députés, désormais tout député qui quitte son parti se voit déchoir de son mandat[13],[11].
Le vote de cette nouvelle révision de la Constitution, après la dernière en 2019, fait l'objet de controverses de la part l'opposition, surtout du parti Les Démocrates qui demande son annulation. Le parti dénonce le prolongement des mandat présidentiels et parlementaires qui n'était pas prévu initialement dans la proposition de loi[11].
Tentative de coup d'État en 2025
Le matin du , des éléments des Forces armées béninoises menés par le lieutenant-colonel Pascal Tigri attaquent la résidence de Patrice Talon à Cotonou et annonce à la télévision nationale l'avoir « démis de ses fonctions[14]. » Ils annoncent également la suspension de la Constitution et des institutions, et s'identifient comme le Comité militaire pour la refondation (CMR)[15]. Cette tentative de coup d'État intervient dans le contexte de la fin du mandat de Talon, en fonction depuis 2016, qui doit quitter ses fonctions à la suite des élections prévues en . En , deux associés de Talon sont condamnés à 20 ans de prison en 2024 pour complot contre l'autorité de d'État et corruption selon le verdict de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET)[16].
L'insurrection échoue en quelques heures face à la résistance des forces loyalistes, soutenues par une intervention militaire du Nigeria et de la CEDEAO, ainsi qu'un appui technique de la France[17]. Le président Talon affirme dans la soirée que la situation est « totalement sous contrôle. » Le bilan humain fait état de plusieurs victimes, notamment lors des affrontements près de la présidence. Si une douzaine de militaires sont rapidement interpellés, Pascal Tigri demeure en fuite[18]. Dans les jours qui suivent, les autorités procèdent à une vague d'arrestations visant des figures de l'opposition, dont l'ancien ministre Candide Azannaï et l'activiste Kémi Séba, qui se voit soumettre un mandat d'arrêt, soupçonnés d'implication dans cette tentative de déstabilisation[19].