Émile Raguet

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
TokyoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Prêtre catholique, missionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Émile Raguet
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
TokyoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Prêtre catholique, missionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions

Émile Raguet (né à Braine-le-Comte, le  ; mort à Ōmori (Tokyo), le ) est un prêtre et linguiste belge, membre des Missions étrangères de Paris et missionnaire au Japon[1].

Après avoir terminé ses études secondaires au petit séminaire de Bonne-Espérance à Vellereille-les-Brayeux, Raguet entre au grand séminaire de Tournai où il est ordonné sous-diacre le [2]. En septembre de la même année, il est admis au Missions Étrangères de Paris. Progressivement, Émile Raguet continue ses études. Il est ordonné diacre le et puis ordonné prêtre le [1].

Le , la Société des Missions étrangères de Paris l’envoie au Japon, plus précisément dans la baie de Nagasaki. Il est ensuite chargé de missions apostoliques et d'exploration à Fukuoka, Ōita, Miyazaki et, enfin, Kagoshima, où il se fixe en 1896[2].

À côté de son activité de prêtre, il commence à rédiger, avec l'aide d'un lettré japonais, Tōta Ono, un des premiers dictionnaires français-japonais. Raguet réside à Tokyo de 1901 à 1904 pour superviser l'impression de ce dictionnaire et rentre ensuite à Kagoshima, où il fait édifier une église dédiée à saint François Xavier[2]. Il traduit ensuite plusieurs ouvrages religieux en japonais littéraire, dont une version du Nouveau Testament publiée en 1910[1].

Cathédrale d'Urakami aujourd'hui. Elle remplace celle bâtie en partie par Émile Raguet et qui fut détruite par la bombe atomique le 9 août 1945.

La même année, Émile Raguet est nommé à la tête de l'importante paroisse d'Urakami[2]. Là-bas, il entreprend de terminer l'église commencée depuis une vingtaine d'années. la bénédiction solennelle de cet édifice a lieu le mais elle ne sera véritablement terminée qu'en 1925. À la fin de sa vie, il continue la révision de ses ouvrages et se retire finalement chez les religieuses japonaises dans la banlieue de Tokyo où il finit ses jours le . Émile Raguet est inhumé dans le cimetière chrétien de Tama-gawa[2].

Distinctions

Émile Raguet s'est vu décerner les distinctions suivantes :

Publications

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI