Énergie au Gabon

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Énergie au Gabon
Image illustrative de l’article Énergie au Gabon
Potentiel de l'énergie solaire en Gabon

Le secteur de l'énergie au Gabon est dominé par la biomasse, les hydrocarbures dont le Gabon est producteur et exportateur, et l'hydroélectricité. La population gabonaise de 2 millions d'habitants bénéficie de l'un des meilleurs taux d'accès à l'électricité du continent africain, de plus de 80 %[1]. La Société d'énergie et d'eau du Gabon, détient le monopole de la distribution d'eau et d'électricité au Gabon. Le Gabon produit entre 150 000 et 200 000 barils de pétrole par jour[2],[3]. Depuis juin 2019, le ministre gabonais du pétrole est Noël Mboumba[3].

Ouvriers autochtones assemblant des tiges de forage au Gabon, 1961

La présence de gisements pétrolifères au Gabon est connue dès la fin des années 1920, grâce aux prospections de la Compagnie générale géophysique. Mais les premiers puits de pétrole n'entrent en exploitation qu'à la fin des années 1950, sur le champ onshore d'Ozouri, près de Port-Gentil. Cette même année commence la construction du terminal pétrolier de Cap Lopez.

Depuis 2011, l'opérateur national pétrolier au Gabon est la Gabon Oil Compagny, qui intervient dans la production et de commercialisation des produits pétroliers[4]. Il s'agit de la deuxième compagnie pétrolière nationale de l'histoire du Gabon, après la Société nationale pétrolière gabonaise (Petrogab), active de 1979 à 1993[5].

En 2018, selon le rapport statistique annuel de BP, les réserves de pétrole au Gabon étaient estimées à environ 2 milliards[3]. Mais la production est en déclin, passant d'environ 240 000 barils par jour en 2008, à environ 200 000 barils par jour en 2018[3]. En 2017, les compagnies pétrolières Shell et Total quittent le pays, revendant respectivement leurs actifs aux entreprises Assala Energy et Perenco[3].

En juillet 2019, après cinq ans sans nouveau contrat pétrolier, le gouvernement gabonais promulgue un nouveau code pétrolier dont l'une des mesures principales est une forte baisse de la fiscalité appliquée aux exploitants pour augmenter l'attractivité du pays aux investissements étrangers[3]. Le nouveau code baisse également le taux minimal de participation de l'État gabonais dans les projets pétroliers, qui passe à 45 % dans les zones conventionnelles et 40 % en offshore, contre 55 % et 50 % dans l'ancien code de 2014[4].

À la suite de cette réforme juridique, neuf contrats ont été signés dans le développement du secteur pétrolier et gazier du Gabon, entre juillet et octobre 2019[4].

Centre de raffinage de la SOGARA à Port-Gentil, 2009.

Le Gabon dispose d'une raffinerie destinée au marché intérieur de carburants appartenant depuis 2011 à la Société gabonaise de raffinage (SOGARA), dont le capital était partagée entre l'entreprise Total (43,84 %), l'État gabonais (25 %), et d'autres compagnies privées[6]. Au début des années 2010, la raffinerie de la SOGARA avait une capacité de production de 926 000 tonnes.par an, soit une faible partie de la production gabonaise de pétrole essentiellement exporté sous forme brute[7]

En 2016, l'entreprise Total sort du capital de la SOGARA[8].

En mars 2019, le Fonds monétaire international préconise une mise en liquidation de l'unique raffinerie du Gabon, en proie à d'importantes difficultés financières[6].

Consommation d'énergie primaire au Gabon

Secteur électrique

Notes et références

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