Énergie en Guinée équatoriale

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Énergie en Guinée équatoriale
Image illustrative de l’article Énergie en Guinée équatoriale
Terminal GNL à Malabo

Le secteur de l'énergie en Guinée équatoriale est dominé par le pétrole et le gaz naturel ; le pays est un membre de l'OPEC, et tire la majorité de ses revenus de l'exportation de pétrole.

Hydroélectricité

La capacité de production d'électricité était de 15,4 MW en 2003. En , le barrage de Djibloho fut inauguré, pour une capacité supplémentaire de 120 MW. En 2014, la capacité totale installée était d'environ 200 MW ; la production totale était d'environ 98 GWh[1].

L'électricité est fournie par la compagnie nationale SEGESA (Sociedad de Electricidad de Guinea Ecuatorial). Cependant, une mauvaise gestion, ainsi que des installations vieillissantes, provoquent des coupures de courant fréquentes ; en conséquence, des petits générateurs à essence ou diesel sont utilisés en générateurs de secours.

En 2003, 20% de la production électrique était hydroélectrique, contre 80 % d'électricité produite à partir d'énergies fossiles. Depuis, l'ajout du barrage de Djibloho a modifié ce mix énergétique ; cependant les données précises sont rares. En 2018, le président de la compagnie nationale estimait que 50 % de l'électricité du pays était fournie par des sources renouvelables[2]. Il y a aussi une centrale à diesel de 24 MW à Bata, ainsi que quelques centrales plus petites. Il y a aussi une centrale de stockage à batteries, la centrale 'Sorocco', d'une capacité de 32,8 MW. De plus, le pays a construit des points d'interconnexion qui permettraient d'exporter de l'électricité vers le Gabon et le Cameroun.

Sur l'île Bioko se trouve une centrale à gaz à Punta Europa (près de Malabo), avec 8 turbines, d'une capacité de 154,2 MW. Il y a aussi quelques centrales hydroélectriques de petite taille ; globalement, la production d'électricité est très supérieure à la demande (même si celle-ci est en croissance), ce qui facilite le développement de la région.

Carte du réseau de lignes à haute tension de la Guinée équatoriale en fonction de la tension (Vert - 220 kV, Bleu - 110 kV, Gris - non classé).

Selon l'International Hydropower Association (IHA), la puissance installée des centrales hydroélectriques de la Guinée équatoriale s'élevait à 126 MW fin 2021, soit 0,3 % du total africain, au 27e rang en Afrique, loin derrière l'Éthiopie (4 074 MW). Le Gabon a 331 MW, le Cameroun 822 MW[3].

Sur le continent, dans la région Rio Muni, le barrage de Djibloho, construit par Sinohydro de 2008 à 2012 sur rivière Wele, est la plus grande source d'électricité, avec une capacité de 120 MW. Sur le continent aussi la production dépasse la demande ; cependant, pendant la saison sèche la production au barrage de Djibloho est moindre et la distribution par la SEGESA est réduite. C'est pour cela qu'un projet de barrage est en cours pour améliorer le débit allant au barrage ; de nouvelles centrales sont aussi prévues.

Parmi les projets futurs, la centrale hydroélectrique Sendje de 200 MW est en cours de construction depuis 2012 à Weller River, à environ 40 km de Bata, par la société ukrainienne Duglas Alliance. En août 2021, la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) accorde une subvention de 137 millions $ pour permettre la poursuite des travaux de construction de la centrale, dont l'achèvement était prévu fin 2021[4].

Le pays souhaite développer 400 MW supplémentaires de capacité hydroélectrique, mais aussi construire une centrale à gaz de 100 MW à Kogo[5].

Pétrole

Gaz naturel

Références

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