Énergie en Ouganda

From Wikipedia, the free encyclopedia

Énergie en Ouganda
Image illustrative de l’article Énergie en Ouganda
Habitation sans électricité à proximité d'une installation à haute tension.

Le secteur de l'énergie en Ouganda se caractérise par une consommation d'énergie parmi les plus faibles du monde, dominée à 90 % par la biomasse traditionnelle, par des ressources hydroélectriques importantes en cours de mise en service et par des réserves de pétrole dont l'exploitation est en préparation.

Secteur des hydrocarbures

En 2019, la production d'énergie primaire de l'Ouganda s'élevait à 889 PJ, dont 98,4 % de biomasse et 1,6 % d'électricité primaire (hydroélectricité)[1].

En avril 2021, Total et ses partenaires China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) et la compagnie nationale ougandaise lancent un projet de 10 milliards de dollars pour extraire jusqu'à 230 000 barils de pétrole brut par jour en Ouganda à partir de 2025, et l'acheminer par oléoduc sur 1 400 km jusqu'aux rives de l'océan Indien, en traversant la Tanzanie. Le brut ougandais étant particulièrement visqueux, l'oléoduc sera chauffé. Le projet était à l'étude depuis près de quinze ans. Total détient 57 % du projet ougandais et 62 % du pipeline. Plusieurs ONG dénoncent ce projet pour son impact sur le réchauffement climatique et l'environnement ainsi que des atteintes aux droits humains. Les Amis de la Terre et Survie ont attaqué le projet devant la justice française, estimant que Total ne respectait pas la nouvelle législation française sur le « devoir de vigilance » des multinationales à l'étranger. Les plaignants n'ont pas obtenu gain de cause en première instance et en appel ; ils ont annoncé leur pourvoi en cassation[2]. Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté le 28 février 2023 la demande des six ONG, estimant leur plainte irrecevable et soulignant l'imprécision de la loi de 2017, dont le décret d'application, censé préciser le contenu de ces mesures de vigilance n'est pas paru au jour du procès[3].

Une semaine après, plusieurs banques ont déjà décidé de ne pas soutenir ce projet : Barclays et Crédit Suisse l'ont fait savoir publiquement et selon Les Échos, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole vont faire de même[4].

Début février 2022, le projet est officiellement lancé après la signature d'un accord incluant les gouvernements d'Ouganda et de Tanzanie ainsi que la CNOOC[5].

En février 2023, le premier forage de pétrole est inauguré. Les réserves de pétrole sont estimées à 6,5 Gbl (milliards de barils), dont 1,4 milliard seraient actuellement exploitables, et plusieurs zones sont en cours d'exploration. Après TotalEnergies et CNOOC, un deuxième tour de licences a été attribué, intégrant la compagnie nationale ougandaise UNOC et l'australien DGR. Un troisième tour est attendu mai 2023. L'État contrôle 15 % des différents projets et devrait toucher 2,8 milliards de dollars de revenus directs du pétrole par an ; le pétrole devrait ainsi peser près de la moitié des ressources publiques. Une décision finale d'investissement dans le projet de raffinerie, promis depuis des années, est attendue dans le courant de 2023. La zone d'extraction empiète sur le parc national Murchison Falls, mais selon TotalEnergies elle n'occupe que 0,03 % de la superficie totale du parc[6].

Consommation d'énergie

Secteur de l'électricité

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI