Énergie en Namibie

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Énergie en Namibie
Image illustrative de l’article Énergie en Namibie
Potential d'énergie solaire en Namibie

Le secteur de l'énergie en Namibie se caractérise par une faible consommation d'énergie : 44 % de la moyenne mondiale, une production locale (biomasse et hydroélectricité) encore plus faible, qui couvre seulement 35,3 % des besoins du pays en 2021, et la prépondérance des produits pétroliers : 61 % de la consommation d'énergie primaire.

La part de l'électricité dans la consommation finale d'énergie était en 2021 de 18 %. La Namibie importait 62 % de son électricité. Sa production nationale se répartissait en 64,3 % d'hydroélectricité, 31,5 % de solaire photovoltaïque, 2,7 % de charbon, 1,4 % d'éolien et 0,07 % de pétrole.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie en Namibie atteignaient 1,53 t par habitant en 2019, soit 35 % de la moyenne mondiale, mais 58 % au-dessus de la moyenne africaine.

Fabrication de charbon de bois en Namibie, 2016.

La production d'énergie primaire de la Namibie s'élevait en 2021 à 28 351 TJ ; elle se répartissait en 80,8 % de biomasse (bois et déchets agricoles), 12,3 % d'hydroélectricité et 6,9 % de solaire et autres renouvelables[1]. Ces productions locales couvrent seulement 35,3 % des besoins en énergie du pays[1].

En février 2022, TotalEnergies déclare avoir effectué une découverte significative d'huile légère et de gaz associé au large des côtes de la Namibie[2]. Qualifiant les résultats de cette découverte de « prometteurs », la direction de TotalEnergies procède ensuite à des opérations d'appréciations pour évaluer la commercialité de ces gisements naturels[3].

En janvier 2024, TotalEnergies augmente sa participation dans les deux blocs offshore qu'il exploite au large des côtes namibiennes. Il détient désormais 45,25 % du premier et 42,5 % du second. L'ampleur du gisement, baptisé Vénus, n'est encore que partiellement évalué, mais en 2023, la compagnie pétrolière namibienne Namcor a déclaré que l'ensemble des découvertes représentaient l'équivalent de 11 milliards de barils, dont 5,1 milliards sur le puits Vénus 1X de TotalEnergies. La Namibie pourrait ainsi faire partie des 15 premiers producteurs de pétrole au monde d'ici à 2035 et doubler son PIB d'ici à 2040[4].

En avril 2024, Galp Energia, qui détient 80 % du gisement de Mopane, estime que le site peut se quantifier à 10 milliards de barils[5].

En décembre 2025, TotalEnergies noue un partenariat avec Galp, qui lui cède 40 % du champ de Mopane et échange de 10 % d'une licence namibienne qui comprend la découverte Venus, ainsi que 9,4 % d'un autre champ à proximité. L'accord prévoit que TotalEnergies prendra en charge 50 % des dépenses d'investissements de Galp pour l'exploration de la découverte Mopane et les premiers développements sur ce champ en échange de l'accès à 50 % des futurs cash flows de Galp produits par le projet. TotalEnergies possédera ainsi 35 % de la licence qui comprend Venus, à égalité avec Qatar Energy et un tiers d'un dernier champ situé à l'ouest de Venus, à égalité avec la compagnie qatarie. En 2035, si les découvertes sont confirmées, la Namibie pourrait faire partie des quinze principaux producteurs d'énergie fossile au monde et doubler son PIB d'ici 2040[6].

Importations

En 2021, les importations ont atteint 60 638 TJ, soit plus du double de la production nationale. Après déduction des exportations (7 988 TJ, surtout de la biomasse), les importations nettes représentent 65,6 % des besoins du pays. Les importations se répartissent en 82,3 % de produits pétroliers, 16,8 % d'électricité et 0,9 % de charbon[1].

Entre 2000 et 2009, la part des importations dans le mix énergique a été en moyenne de 49 % mais passant de 36 % en 2000 à 60 % en 2009[7].

Consommation d'énergie primaire

La consommation intérieure d'énergie primaire de la Namibie s'élevait en 2021 à 80 290 TJ, répartie en 61 % de produits pétroliers (importés), 20,5 % de biomasse et déchets, 11 % d'importations d'électricité, 4,3 % d'hydroélectricité, 2,4 % de solaire et éolien et 0,7 % de charbon (importé)[1].

La consommation d'énergie primaire par habitant est en 2019 de 34,6 GJ, soit 44 % de la moyenne mondiale ; elle dépasse de 26 % la moyenne africaine[8].

Secteur électrique

Impact environnemental

Notes et références

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