ǃKweiten-ta-ǁKen

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Naissance
Vers 1848
ǁAnn or Steinpits, proche de Brandvlei, Afrique du Sud
Prénom social
Rachel ou Griet
Appartenance ethno-culturelle
Fratrie
Dia!kwain, frère aîné
ǃKweiten-ta ǁKen
Une photographie de ǃKweiten-ta ǁKen lorsqu'elle se trouvait à Mowbray en 1874-1875
Biographie
Naissance
Vers 1848
ǁAnn or Steinpits, proche de Brandvlei, Afrique du Sud
Prénom social
Rachel ou Griet
Appartenance ethno-culturelle
Fratrie
Dia!kwain, frère aîné
Conjoint
‡Kasin
Œuvres principales
a contribué plusieurs récits à la Collection Bleek & Lloyd, inscrite au registre Mémoire du Monde de l'UNESCO

ǃKweiten-ta-ǁKen, également connue sous le nom de Rachel ou Griet, était une chroniqueuse ǀXam (San) du 19e siècle. Bien que ses contributions à la Collection Bleek et Lloyd, dont une partie a été publiées sous le titre « Spécimens of Bushman Folklore », soient peu nombreuses, elle a joué un rôle important en apportant un point de vue féminin sur la vie, les rituels et les croyances de la société ǀXam.

Note sur la prononciation des clics :

Wilhelm Bleek a indiqué que

• le clic cérébral, signalé par le point d'exclamation « ! », est produit en « recourbant l'extrémité de la langue contre le palais et en la retirant brusquement et avec force. » (Tindall)

• le clic latéral ǁ est articulé en « recouvrant avec la langue l’ensemble du palais et en produisant le son aussi loin que possible vers l’arrière. » (Tindall) Un son similaire est souvent utilisé pour inciter un cheval à avancer[1].


Origines et famille

ǃKweiten-ta-ǁKen était la benjamine des sept enfants de χaa-ttin et ≠amme-an, et la sœur de Dia!kwain, l'un des principaux informateurs de Bleek et Lloyd. Elle serait née à la fin des années 1840. Elle est née peu après le décès de sa grand-mère, ce qui explique que sa mère lui ait donné ce nom, signifiant « enfant d'orphelin »[2](p233).

Elle était originaire des monts Katkop et identifiait le lieu de naissance de son père comme étant ǁAnn ou Steinpits, que Janette Deacon a rattaché à la ferme actuelle de Kans ou Vaskans[3], au sud-ouest de la ville de Brandvlei, dans ce qui est aujourd'hui la province du Cap-Nord en Afrique du Sud. D'après les nombreux entretiens menés auprès de son frère Dia!kwain, nous savons qu'ils ont passé leur enfance entourés de leur famille et amis.

Vie conjugale et arrestation de ‡Kasin

Le mari de !Kweiten-taǁKen était ‡Kasin, ou Klaas Katkop, qui a également contribué aux recherches de Wilhelm Bleek et Lucy Lloyd sur la langue et la culture |xam. Il était d'origine ethnique mixte : son père était un Korana et sa mère une |Xam. Après leur mariage, ils vécurent chez la famille de ‡Kasin, plus au nord. Elle eut six enfants, dont deux moururent en bas âge.

Après une blessure grave causée oar une morsure de léopard, ‡Kasin et sa famille rejoignirent le camp de Dia!kwain, le frère de !Kweiten-taǁKen, à une trentaine de kilomètres plus au sud. C'est à cette époque que Dia!kwain et ‡Kasin furent impliqués dans la mort d'un colon de langue hollandaise, Jacob Kruger, dans des circonstances qui n'ont pas été entièrement éclaircies[2](p218-223). Les deux hommes furent arrêtés et condamnés à cinq ans de prison. Durant leur incarcération au Cap, ils rencontrèrent Wilhelm Bleek, qui recherchait des contributeurs Xam pour ses recherches sur la langue et le folklore |Xam. ‡Kasin fut transféré à The Hill, la maison de la famille Bleek-Lloyd à Mowbray, en périphérie du Cap, où il séjourna de novembre 1873 à mars 1874[2](p225).

Pendant la captivité de ‡Kasin, !Kweiten-taǁKen se retrouva seule avec ses enfants. Elle entama une relation avec un autre homme qui lui donna un autre fils, Gert. Le père de Gert mourut cependant avant la libération de ‡Kasin[2](p205). !Kweiten-taǁKen retrouva son premier mari lorsqu'il retourna dans son pays d'origine au début du mois d'avril.

Séjour à The Hill, Mowbray, 1874-75

En juin 1874, ‡Kasin et son épouse !Kweiten-taǁKen se rendirent ensemble au Cap avec deux de leurs enfants. Deux autres enfants les rejoignirent plus tard. C’est ainsi qu’elle eut l’occasion de séjourner à la maison des Bleek et Lloyd à Mowbray, pendant environ six mois. Cependant, d'après les témoignages des filles Bleek, !Kweiten-taǁKen était malheureuse et souffrait du mal du pays[2](p226). Néanmoins, durant son dernier mois au Cap, elle fut interviewée par Lucy Lloyd, belle-sœur de Wilhelm Bleek, et les comptes rendus de ces entretiens constituent un témoignage précieux sur les pratiques culturelles liées à la vie des jeunes filles et des jeunes femmes Xam. En janvier 1875, !Kweiten-taǁKen, ‡Kasin et leur famille rentrèrent chez eux.

Valeur de ses contributions à la collection Bleek & Lloyd

!Kweiten-taǁKen était la seule contributrice de sexe féminin aux recherches de Bleek & Lloyd. Les entretiens que Lucy Lloyd a menés avec elle ont duré moins de deux semaines, remplissant deux carnets[2](p227). Bien que cette contribution soit relativement modeste pour son volume, comparé à celui des principaux contributeurs masculins tels que //Kabbo et son frère Dia!kwain, elle n'en demeure pas moins significative par la spécificité de son témoignage. Un thème important, qu'elle pouvait décrire en se référant à son expérience personnelle, concernait le rituel d'isolement des jeunes filles au moment de leurs premières menstruations, ainsi que l'animal de pluie qui leur est associé. Elle a également partagé, entre autres, des récits sur la folie des hommes et une histoire concernant la tortue léopard[4].

Références

Voir aussi

Liens externes

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