1000 Race
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La 1000 Race, anciennement Bermudes 1000 Race ou Guyader Bermudes 1000 Race, est une course au large en solitaire ou en double opposant des voiliers monocoques de la classe Imoca. Le départ se fait d'un port finistérien. Le parcours en boucle, dans l'océan Atlantique, est de 1 000 à 2 000 milles. Les escales techniques et l'assistance sont autorisées.
| Sport | course au large en solitaire ou en double |
|---|---|
| Création | 2018 |
| Autre(s) nom(s) | Bermudes 1000 Race (ancien nom) |
| Organisateur(s) | Sea to See |
| Éditions | 5 (2018, 2019, 2022, 2023, 2026) |
| Catégorie | Imoca |
| Participants |
|
| Statut des participants | professionnel ou amateur |
| Site web officiel | 1000race.com |
| Tenant du titre | Sam Goodchild sur Macif santé prévoyance |
|---|
Historique
La Bermudes 1000 Race naît en 2018 de la volonté de Sea to See et de la classe Imoca[1]. Les ports de départ et d'arrivée changent au fil des éditions, ainsi que la distance théorique à parcourir. La course se déroule en principe tous les ans, au mois de mai. Elle n'a pas lieu en 2020 et 2021, en raison de la pandémie de covid-19.
Originellement en solitaire, elle innove en 2023 en se courant en double[2]. Elle permet ainsi aux marins de se préparer à la Transat Jacques-Vabre, course en double qui a lieu les années impaires. Elle n'a pas lieu en 2024 et 2025.
En 2026, elle devient la 1000 Race. Cette année-là, elle se court à nouveau en solitaire pour permettre aux marins de se préparer à la Route du Rhum[3], course en solitaire qui a lieu tous les quatre ans, en année paire.
Règlement
- La course est organisée par Sea to See, avec le soutien de la classe Imoca[4]. En 2026, la direction de course est assurée par Hubert Lemonnier[5].
- Deux jours avant l'épreuve, des runs sont ouverts aux concurrents qui le souhaitent[6].
Qualification pour d'autres épreuves
En 2026, la course est qualificative pour la Route du Rhum[6].
Éditions
2018. Douarnenez-Cascais
La première édition se court en solitaire. Elle compte 6 bateaux au départ.
Parcours
Le parcours théorique de la première édition est de 1 000 milles. Les Imoca partent de Douarnenez le , à 11 heures. Ils montent pour enrouler Fastnet Rock, redescendent vers une marque de parcours placée à 335 milles dans l'ouest de Lisbonne[7], puis se dirigent vers l'arrivée, à Cascais.
Podium
Les conditions sont favorables aux foilers. Pourtant, Paul Meilhat tire le meilleur de son SMA, bateau à dérives droites, et s'impose sur la ligne d'arrivée[8]. C'est sa première victoire en solitaire sur un Imoca[7]. Samantha Davies, qui dispute sa première course en solitaire depuis cinq ans et demi, termine 2e, à 12 minutes du vainqueur[8]. Damien Seguin, qui découvre la navigation en Imoca, a embarqué Jean Le Cam. Le duo finit 3e. Fabrice Amedeo (4e) se classe donc 3e solitaire de l'épreuve[8].
| Classe- ment[9] | Concurrent | Nationalité | Bateau | Jour d'arrivée | Heure d'arrivée | Temps | Écart au premier |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Paul Meilhat | SMA | 19 h 34 min 51 s | 3 j 8 h 34 min 51 s | - | ||
| 2 | Samantha Davies | Initiatives-Cœur | 19 h 47 min 36 s | 3 j 8 h 47 min 36 s | 12 min 45 s | ||
| 3 | Damien Seguin et Jean Le Cam | Groupe Apicil | 3 h 41 min 20 s | 3 j 16 h 41 min 20 s | 8 h 6 min 29 s |
2019. Douarnenez-Brest
La deuxième édition se court en solitaire. Elle accueille 17 concurrents[10].
Parcours
Le parcours théorique est de 2 000 milles. Les bateaux partent de Douarnenez le à 13 heures. Ils montent pour enrouler Fastnet Rock[11], redescendent pour enrouler une marque de parcours positionnée au nord des Açores[12] et remontent enfin vers Brest, où a lieu l'arrivée.
Podium
La lutte est particulièrement serrée à l'arrivée, de la 2e à la 5e place. Yannick Bestaven (2e) précède Giancarlo Pedote (3e) de 2 minutes et 25 secondes, Samantha Davies (4e) de 5 minutes et 2 secondes et Maxime Sorel (5e) de 6 minutes et 25 secondes[13],[14].
| Classe- ment[14] | Concurrent | Nationalité | Bateau | Jour d'arrivée | Heure d'arrivée | Distance parcourue | Temps | Moyenne sur le fond | Écart au premier |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Sébastien Simon | Arkéa-Paprec | 10 h 34 min | 2 197 M | 7 j 17 h 34 min | 11,8 nd | - | ||
| 2 | Yannick Bestaven | Maître Coq IV | 13 h 47 min 20 s | 2 186,7 M | 7 j 20 h 47 min 20 s | 11,6 nd | 3 h 13 min 20 s | ||
| 3 | Giancarlo Pedote | Prysmian Group | 13 h 49 min 45 s | 2 168 M | 7 j 20 h 49 min 45 s | 11,5 nd | 3 h 15 min 45 s |
2022. Brest-Brest
La troisième édition se court en solitaire.
Parcours
Les 24 concurrents quittent Brest le à 14 h 40. Le parcours théorique est de 1 298 milles. Les bateaux doivent laisser à tribord une première marque de parcours (48° N, 7° O) au grand large de la pointe du Raz, puis ils montent pour enrouler Fastnet Rock, redescendent pour enrouler une marque située à 340 milles dans le nord-ouest du cap Finisterre[15] et remontent enfin vers Brest, où a lieu l'arrivée.
Résumé de la course
Dès le premier soir, Charlie Dalin (Apivia) s'empare de la première place, talonné par Thomas Ruyant (Linked Out) et Jérémie Beyou (Charal)[16]. Louis Burton (Bureau Vallée 3, 4e), aux prises avec un casier de pêche[17], se trouve bientôt relégué à la 17e place. Dalin se détache peu à peu. Burton remonte au classement. Dans la troisième nuit, Ruyant (3e) doit abandonner, sur rupture d'une pièce dans le système de barre[18]. À la marque sud, Dalin a 77 milles d'avance sur Beyou[19]. Burton est maintenant 3e[20].
Dalin rallie Brest sans encombre, bénéficiant de vent propice. Derrière lui, Beyou est ralenti par les premiers effets d'une dorsale qui vient s'installer sur le plan d'eau. Elle barre la route de ses poursuivants, les obligeant à faire un détour par le sud-est, au ras des côtes nord de Galice[21]. Dans la remontée au près vers Brest, la lutte est serrée pour les places d'honneur. Burton (3e) est chassé par Isabelle Joschke (MACSF) et Nicolas Lunven (Banque populaire)[22]. Il garde finalement sa 3e place. Lunven, dont c'est la première course en solitaire sur un Imoca, termine 4e — et 1er des bateaux à dérives droites[23]. Joschke, sous la menace de plus en plus pressante de Benjamin Dutreux (Guyot Environnement-Water Family, 6e), réussit à conserver la 5e place jusqu'à l'arrivée[24].
| Classe- ment[25] | Concurrent | Nationalité | Bateau | Jour d'arrivée | Heure d'arrivée | Distance parcourue | Temps | Moyenne sur le fond | Écart au premier |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Charlie Dalin | Apivia | 1 h 27 min 30 s | 1 525,26 M | 4 j 10 h 47 min 30 s | 14,3 nd | - | ||
| 2 | Jérémie Beyou | Charal | 16 h 42 min 35 s | 1 567,90 M | 5 j 2 h 2 min 35 s | 12,8 nd | 15 h 15 min 5 s | ||
| 3 | Louis Burton | Bureau Vallée 3 | 13 h 41 min 15 s | 1 703,65 M | 5 j 23 h 1 min 15 s | 11,9 nd | 1 j 12 h 13 min 45 s |
2023. Brest-Brest
La quatrième édition se court en double, et la présence à bord d'un journaliste est obligatoire[2].
Parcours
Les 13 Imoca prennent le départ à la sortie du goulet de Brest le à 14 heures. Le parcours initialement prévu est de 1 280 milles[26]. Les concurrents doivent enrouler quatre marques.
- La première est placée à 205 milles au sud-ouest de la pointe de Penmarc'h.
- La deuxième est Fastnet Rock.
- La troisième se trouve à 100 milles à l'ouest de la pointe du Raz.
- La quatrième est située à 220 milles au sud-ouest de l'Irlande.
L'arrivée a lieu dans la rade de Brest[27],[28]. Elle est prévue le [2].
Résumé de la course
Après environ 25 heures de course, Jérémie Beyou et Franck Cammas sur Charal 2 (2022), virent en tête à la première marque de parcours nommée « Tout Commence en Finistère », dans le golfe de Gascogne[29]. A plus de 48 heures du départ, au passage de la deuxième marque du Fastnet, le duo Thomas Ruyant et Morgan Lagravière sur For People (2023) pointe à la première place, moins de 3 minutes devant Jérémie et Franck[30].
Podium
| Classe- ment | Skipper 1 | Skipper 2 | Bateau | date d'arrivée | Temps | Écart au premier | Distance parcourue | Moyenne sur le fond | Moyenne théorique |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | For People | à 20:15:02 | 4 j 6 h 15 min 2 s | - | 1 684 nm | 16,5 nds | 13,5 nds | ||
| 2 | Charal 2 | à 20:41:43 | 4 j 6 h 41 min 43 s | 26 min 41 s | 1 673,9 nm | 16,3 nds | 13,5 nds | ||
| 3 | For the Planet | à 01:22:52 | 4 j 11 h 22 min 52 s | 5 h 7 min 50 s | 1 650,2 nm | 15,4 nds | 12,9 nds |
2026. Port-la-Forêt-Concarneau
Après une saison 2025 courue en double, la cinquième édition marque le retour des Imoca à la course en solitaire[3]. Première épreuve de la saison, la 1000 Race est aussi une « première », à des titres différents, pour chacun des sept concurrents[31]…
- Quatre skippers disputent leur première course en solitaire à la barre d'un Imoca : Francesca Clapcich (11th Hour Racing)[32], Élodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner)[33], Corentin Horeau (MACSF)[34] et Nicolas d'Estais (Café joyeux, seul bateau à dérives droites)[35].
- Arnaud Boissières dispute sa première course à la barre de son nouveau bateau, April Marine-Recherche co-partenaires[31].
- Sam Goodchild (Macif santé prévoyance) dispute sa première course en solitaire à la barre de son nouveau bateau[36].
- Violette Dorange (Initiatives-Cœur) dispute sa première course en solo à la barre d'un foiler[33].
Parcours
Les sept Imoca[37] prennent le départ de Port-la-Forêt[38] le à midi[37]. Trois marques, au sud de l'archipel des Glénan, sont à laisser à tribord. Une marque, à une dizaine de milles à l'ouest de l'île de Sein, est à laisser à tribord. Les concurrents montent vers l'Irlande pour enrouler Fastnet Rock. Ils franchissent ensuite une porte à 250 milles à l'ouest du rail d'Ouessant, puis une autre à 140 milles au nord-ouest de La Corogne. Le parcours théorique est de 1 015,2 milles. L'arrivée a lieu à Concarneau[39].
Déroulement
La course est dominée de bout en bout par Sam Goodchild (Macif santé prévoyance), en tête à chacun des principaux points de passage[40]. Il est suivi de près par Corentin Horeau (MACSF). Au sud du parcours, dans le golfe de Gascogne, les concurrents doivent négocier une transition délicate, avec des airs faibles, mais très irréguliers en force et en direction[41]. Goodchild parvient à s'en extraire le premier, passe la marque sud, et, au lieu de remonter tout de suite vers Concarneau, met à profit son avance pour descendre au sud-est chercher un vent plus stable. L'option est payante[42]. Il termine avec près de 100 milles d'avance sur Horeau[43]. La lutte pour la troisième place est serrée. Les 6 et , dans la transition du golfe de Gascogne, Violette Dorange (Initiatives-Cœur), Élodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner) et Francesca Clapcich (11th Hour Racing) sont bord à bord[44],[45]. C'est finalement Dorange qui a le dernier mot. Après le passage de la porte sud, elle réussit à prendre le commandement du trio, et à le conserver jusqu'à Concarneau. Elle termine 3e. Bonafous est 4e[46], Clapcich 5e[47].
Podium
| Classe- ment | Concurrent | Bateau | Jour d'arrivée | heure d'arrivée | Écart au premier | Temps | Distance parcourue | Moyenne sur le fond |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Macif santé prévoyance | 10 h 9 min 56 s | - | 4 j 22 h 19 min 56 s | 1 326,8 M | 11,2 nd | ||
| 2 | MACSF | 19 h 5 min 17 s | 8 h 45 min 21 s | 5 j 7 h 5 min 17 s | 1 301,7 M | 10,2 nd | ||
| 3 | Initiatives-Cœur | 20 h 26 min 35 s | 10 h 16 min 39 s | 5 j 8 h 36 min 35 s | 1 277,2 M | 9,9 nd |