Lors de cette 14e étape, un coup au foie venant d'un spectateur reçu par Eddy Merckx, alors appelé "le cannibale" en raison de ses multiples succès, l'a traumatisé, lors de la montée du Puy de Dôme, à environ 200 mètres de l'arrivée[2]. Après l’arrivée, Eddy Merckx a reconnu son agresseur qu’il a fait appréhender par la police[1]. L'affaire se termine par un procès au cours duquel l'agresseur, Nello Breton, est condamné à une peine de prison avec sursis et un franc symbolique de dommages et intérêts[3]. Le contexte de lettres d'insultes et injures publiques contre Merckx sera évoqué plus tard dans le documentaire "Autour du Tour", consacré à ce Tour 1975[3].
Manuel Caillaud, journaliste au quotidien La Montagne, a reçu le prix interrégional LCL-UJSF (Union des journalistes de sport en France) pour son article « Le poing de déshonneur », publié en 2016, qui raconte cet épisode quarante ans plus tard[4],[3].
En négligeant les conséquences de son agression, le champion belge a réduit ses chances le surlendemain, lorsqu'il craque à la fin en montée, dans l'étape arrivant à Pra Loup[5] puis les jours suivants à Serre-Chevalier et dans le contre-la-montre de Morzine.
Pierre Lagrue, historien du sport et membre de l'Association des écrivains sportifs, a estimé dans sa biographie du champion belge pour l'Encyclopédia Universalis que « Ce jour marque la fin du merckxisme »[6], en parlant de l'étape du lendemain, la 15e étape du Tour de France 1975, perdue à Pra-Loup, même s'il remportera encore Milan-San Remo l'année suivante en 1976, puis quelques succès mineurs en 1977.