-, guerre du Liban: la milice chiite Amal mène une meurtrière «guerre des camps» à Beyrouth contre les organisations palestiniennes et affronte l’OLP qui tente de se réimplanter dans le Sud[4].
: les dernières troupes israéliennes quittent officiellement le Liban, tout en laissant le contrôle de la zone frontière à une milice locale supplétive, l’Armée du Liban Sud[5].
: accord à Damas entre les milices druzes, chiites et chrétiennes[6]. À l’automne, la Syrie essaie d’établir un accord entre les chefs des principales milices (Elie Hobeika pour les Forces libanaises, Nabih Berri pour Amal et Walid Joumblatt pour le PSP). L’accord prévoit la fin de l’état de guerre, un gouvernement d’union nationale, la dissolution des milices, une parité parlementaire entre chrétiens et musulmans, un renforcement des pouvoirs du président du Conseil au détriment du président de la République, le retour des réfugiés civils, la réorganisation de l’armée, l’établissement de relations privilégiées avec la Syrie. Les chiites refusent l’accord car la parité va à l’encontre de leur conquête du pouvoir. Les autres parties refusent également.
↑Joseph Hokayem, L'armée libanaise pendant la guerre: un instrument du pouvoir du président de la République (1975-1985), Lulu.com, (ISBN978-1-291-03660-2, présentation en ligne)