1993 en Italie
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Chronologies
| 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 Décennies : 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 Siècles : XVIIIe XIXe XXe XXIe XXIIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
- L'inclinaison de la tour de Pise atteint sa limite extrême, soit 4,47 mètres. Elle risque désormais de s'effondrer à tout moment. Quatre années de travaux titanesques sont entrepris pour la stabiliser[1].
- : arrestation à Palerme de Toto Riina, un des chefs de la Mafia par les carabiniers du Raggruppamento operativo speciale[2].
- : démission de Bettino Craxi du poste de secrétaire du PSI[2].
- : les ministres Francesco de Lorenzo et Giovanni Goria impliqués dans des affaires de corruption sont contraints de démissionner[2].
- Février : l’empire chimique Ferruzzi-Montedison-Enimont s’effondre. Un « avis d’ouverture d’enquête » est lancé contre son ancien patron, Raul Gardini[3].
- : Giuliano Amato demande au président Oscar Luigi Scalfaro de signer un projet amnistiant les délits politico-financiers. Il se heurte à un refus[2]. Un quatrième ministre doit démissionner.
- : Giulio Andreotti fait l’objet d’une information judiciaire engagée par le procureur de Palerme Giancarlo Caselli[2]. Toto Riina et Tommaso Buscetta l’impliquent sérieusement. Son immunité parlementaire est levée le [4].
- : un référendum adopte le scrutin majoritaire pour le Sénat à 82,7 % des suffrages exprimés[5].
- : démission du gouvernement Giuliano Amato à la suite d’une crise économique grave (dévaluation de la lire de 3,5 %) et d’une crise judiciaire qui ne fait que commencer[6].
- : le président de la République désigne comme président du conseil Carlo Azeglio Ciampi, ancien gouverneur de la banque d’Italie[2]. Ciampi promet un programme de réformes comportant notamment l’adoption du scrutin majoritaire pour les élections à la Chambre. Son gouvernement obtient la confiance de la Chambre le [7].
- : manifestations à travers tout le pays contre la corruption ; les gens lancent des pièces de monnaie et des billets dans la rue[8]. Bettino Craxi quitte l'hôtel Raphaël à Rome, bombardé par des pièces lancées par la foule.
- 8 - : voyage du pape en Sicile où il condamne la Mafia[9].
- - : cinq attentats meurtriers ont lieu à Florence, Milan et Rome, faisant cinq morts et vingt blessés. Le , un attentat à la voiture piégée Via Fauro, à Rome, visant le journaliste Maurizio Costanzo, blesse une dizaine de personnes. Le , un attentat Via dei Georgofili, à Florence, près de la Galerie des Offices, fait cinq morts et une trentaine de blessés. Le , un attentat à la voiture piégée de la Via Palestro, à Milan, fait 5 morts. Le , des attentats à la bombe devant les églises San Giorgio in Velabro et Saint-Jean-de-Latran à Rome, ne faisant aucun blessé[10].
- : arrestation du numéro deux de la Mafia, Benedetto Santapaola, à Mazzarrone[11].
- : le parrain Giuseppe Pulvirenti est arrêté à Belpasso[11].
- : succès de la Ligue du Nord aux élections municipales et provinciales[2]. Les élections municipales élisent les maires directement pour la première fois. Le pays est divisé entre la Ligue lombarde au nord, le PDS au centre et l’alliance DC/Néo-fascistes au sud. La DC passe de 15 % à 8 % des suffrages. Le MSI (Alleanza Nazionale en 1994) dépasse à Rome et à Naples les 30 % derrière Alessandra Mussolini.
- : le scandale Enimont éclate[2].
- : l'ancien président de l'ENI, Gabriele Cagliari (it) se suicide en prison[2]. Son épouse rend plus de 6 milliards de lires de fonds illégaux.
- : suicide de Raul Gardini[2].

- : loi établissant le mode de scrutin pour les législatives. 75 % des députés seront élus au suffrage direct, 25 % à la proportionnelle[2].
- : arrestation du tueur en série de Luigi Chiatti surnommé « le monstre de Foligno »[12].
- : mise en examen de Marcello Stefanini, trésorier du PDS[2].
- : le scandale Ferruzzi implique le juge milanais Diego Curtò, qui est arrêté[13].
- : le prêtre Giuseppe Puglisi est assassiné par la mafia à Palerme[14].
- Septembre - octobre : opérations anti-mafia dans de nombreuses régions[15].
- : découverte des restes de l'Homme d'Altamura dans Pouilles[16].
- : arrestation du responsable ligurien des services secrets civils (SISDE (it))[17].
- : démission du chef d’État major des armées Goffredo Canino[17].
- : affaire Lady Golpe ; révélations de Donatella di Rosa (it), impliquant le commandant de la Force d’action rapide, le général Franco Monticone, qui est suspendu[17].
- Octobre : purge du service de renseignement militaire (SISMI)[17].
- : démission du chef d’état-major des armées le général Canino. Le gouvernement décide une réforme des services secrets. Arrestation de l’ancien patron du SISDE (it), Malpicca, pour détournement de fonds.
- : au cours du procès Cusani (it), le Parti républicain (Giorgio La Malfa), le PSI (Martelli, Bettino Craxi), le Parti libéral (Altissimo), le Parti social-démocrate et la DC sont mis en cause pour corruption[18],[2].
Économie
- Juillet : abaissement du taux d’escompte de la Banque d'Italie à 9 % pour la première fois depuis 1976[19].
- Décembre : privatisation du Credito Italiano et de Nuovo Pignone[19].
- 11,7 % des actifs au chômage. 4,2 % d’inflation. Le commerce extérieur progresse de 5,4 %.
- L'Italie réalise le plus important ajustement budgétaire de son histoire récente. Les dépenses sont réduites à hauteur de 3,3 % du PIB (50 000 milliards de lires) et les recettes sont majorées de 3,5 % du PIB (58 000 milliards). Le déficit passe sous la barre des 10 % du PIB.
- Niveau record des dépenses publiques : 55,5 % du PIB.
Culture
Cinéma
Mostra de Venise
- Lion d'or d'honneur : Claudia Cardinale, Robert De Niro, Roman Polanski et Steven Spielberg
- Lion d'or : Short Cuts de Robert Altman et Trois couleurs : Bleu de Krzysztof Kieślowski
- Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine : Juliette Binoche pour Trois couleurs : Bleu de Krzysztof Kieślowski
- Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine : Fabrizio Bentivoglio pour Un'anima divisa in due de Silvio Soldini
Littérature
Prix et récompenses
- Prix Strega : Domenico Rea, Ninfa plebea (Leonardo)
- Prix Bagutta : Giovanni Giudici, Poesie 1953-1990 (Garzanti)
- Prix Bagutta de la première œuvre : Antonio Franchini (it), Camerati. Quattro novelle su come diventare grandi (Leonardo)
- Prix Campiello : Raffaele Crovi, La valle dei cavalieri
- Prix Grinzane-Cavour :
- Fiction italienne :
- Raffaele Nigro, Ombre sull'Ofanto
- Cordelia Edvardson, La principessa delle ombre
- Salvatore Mannuzzu, La figlia perduta
- Fiction étrangère :
- Jean d'Ormesson, Il romanzo dell'ebreo errante
- Homero Aridjis, 1492 Vita e tempi di Juan Cabezón di Castiglia
- Anita Desai, Notte e nebbia a Bombay
- Fiction italienne :
- Prix Malaparte : Michel Tournier
- Prix Napoli : Giuseppe Fiori (it), Uomini ex (Einaudi)
- Prix Viareggio : Alessandro Baricco, Oceano mare (trad. Océan mer)
