1995 en Italie
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Chronologies
| 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 Décennies : 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 Siècles : XVIIIe XIXe XXe XXIe XXIIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
- : formation du gouvernement Dini, composé de technocrates et soutenu par la Ligue du Nord, le centre et le centre gauche[1].
- : dissolution au congrès de Fiuggi du Mouvement social italien, rebaptisé Alliance nationale menée par Gianfranco Fini[2] ; la minorité dirigée par Pino Rauti et Giorgio Pisanò fonde le Mouvement social flamme tricolore le [1].
- : Romano Prodi se porte candidat pour les prochaines élections législatives à la tête d'une coalition de centre gauche[1].
- : l’aggravation de la situation économique conduit le gouvernement à adopter de nouvelles mesures d'austérité d'un montant de 1,1 % du PIB[3].
- : Romano Prodi, « il professore », économiste de l’université de Bologne et ancien membre de DC, lance l’idée d’une coalition de centre gauche baptisée L'Olivier, conçu comme une machine de guerre contre Berlusconi[4].
- : la Chambre approuve le train de mesures de correction budgétaires de février, sur lequel le Gouvernement Dini a posé la question de confiance[3].
- - : le centre gauche remporte les élections administratives[5].
- : Lamberto Dini prend à bras le corps le problème des retraites pour réduire le déficit public. Le gouvernement Dini parvient à un accord avec les syndicats sur la question des retraites[1].
- L'âge de départ à la retraite est flexibilisé de 57 à 65 ans en fonction de la pénibilité et la durée de cotisation portée progressivement à 40 ans.
- La pension est calculée au niveau des contributions aux caisses de retraites (cotisations, capitalisation, espérance de vie) et est indexée sur l'inflation.
- Les cotisations sociales sont majorées de 20 %.
- Les cotisations à des caisses privées sont favorisées par des incitations fiscales.
- : arrestation à Turin de Marcello Dell'Utri, président de Publitalia, cofondateur de Forza Italia, pour fraude fiscale et émission de fausses factures pour créer des fonds illégaux[5].
- : Antonio Gava est arrêté pour la seconde fois[5].
- : référendum abrogatifs concernant notamment l'audiovisuel ; la majorité des électeurs se déclarent opposés à l'abolition de la règle permettant à une personne privée de détenir plus d'une chaîne de télévision, à l'abolition du droit pour une régie publicitaire de travailler pour plus de deux chaînes et à la suppression des coupures publicitaires dans les émissions télévisées. C'est une victoire pour la Fininvest de Silvio Berlusconi[5].
- : arrestation du chef mafieux Leoluca Bagarella[5].
- : Giulio Andreotti est mis en examen par le parquet de Pérouse pour avoir commandité le meurtre de Mino Pecorelli[1].
- : mise en examen de Silvio Berlusconi dans une affaire de corruption[1].
- : verdict du procès de l'affaire Enimont ; Bettino Craxi, Arnaldo Forlani, Paolo Cirino Pomicino, Claudio Martelli, Renato Altissimo, Umberto Bossi, Gianni De Michelis et Giorgio La Malfa sont condamnés[1].
- : Romano Prodi présente le programme de L'Olivier[1].
- : accident aérien près de l'aéroport de Vérone[6].
Économie et société
- 57,7 millions d’habitants. La population stagne depuis 1982. Le déficit public atteint 7,6 % du PIB. 5,5 % d’inflation. 12 % des actifs au chômage.
- La crise économique met un coup d'arrêt au processus de rigueur budgétaire entrepris depuis 1992. Les recettes publiques sont réduites de 2 % et l'excédent primaire tombe à 1,5 % du PIB.
- Le nombre de retraité est supérieur au nombre d’actif. Une quantité considérable de faux retraités travaillent au noir et 30 000 pensions sont versées à des personnes décédées. Au total 15,4 % du PIB est englouti dans les pensions de retraites ;
- Les rapports officiels épinglent également de nombreux abus qui grèvent le budget : deux mois de vacance annuel pour les fonctionnaires, une fraude fiscale démesurée, 3 millions de fausses pensions d’invalidité versées.
- la dette se stabilise à 125 % du PIB.
