: 23 civils dont 15 enfants et 1 femme enceinte sont massacrés à Ntumbaw, un village de la minorité anglophone au nord-ouest du pays, l'opposition et les ONG locales accusent le pouvoir central d'avoir perpétré le massacre, dans un contexte de conflit avec des mouvements séparatistes armés[1],[2]. Le , l'armée camerounaise reconnaît sa responsabilité, avançant une explication controversée selon laquelle des soldats auraient été attaqués par 7 séparatistes, et que dans la contre-attaque les militaires auraient accidentellement déclenché un incendie responsable de la plupart des morts[2]. Le , le régime camerounais admet sa responsabilité, expliquant que l'Armée et un groupe d'autodéfense allié avaient attaqué des indépendantistes, tuant 5 d'entre eux, puis s'étaient rendu compte que leur assaut avait également tué accidentellement les femmes et les enfants, et avaient alors décidé de déclencher l'incendie pour tenter de masquer leurs faits[3].
: une grenade est lancée contre le camp de réfugiés de Nguetchéwé, très près de la frontière avec le Nigeria, 18 personnes sont tuées et 11 blessées, les autorités locales suspectent Boko Haram en faisant le lien entre cet attentat et un affrontement entre ce groupe et une milice d'autodéfense qui avait eu lieu plus tôt dans la journée[4].
: au Cameroun, les Nations unies déclarent «Au moins huit enfants ont été tués par des coups de feu et des attaques à la machette. Douze autres ont été blessés et emmenés dans des hôpitaux locaux», a précisé, dans un communiqué, le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) au Cameroun. Un responsable local avait annoncé auparavant que quatre enfants avaient été tués et plusieurs autres grièvement blessés lors de cette attaque[5].