73e régiment d'infanterie (France)
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le 73e régiment d'infanterie (73e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Comtois, un régiment français d'Ancien Régime.
| 73e régiment d’infanterie | |
Insigne régimentaire du 73e RI | |
| Création | 1674 |
|---|---|
| Dissolution | ? |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment |
| Rôle | Infanterie |
| Garnison | Béthune et Aire-sur-la-Lys |
| Inscriptions sur l’emblème | Jemmapes 1792 Gênes 1800 Sébastopol 1855 Solférino 1859 Verdun 1916 Flandres 1917 L'Aisne 1918 |
| Fourragères | Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 trois palmes |
| modifier |
|


Création et différentes dénominations
- 1674 : ancien régiment de Listenay.
- 1685 à 1791 : régiment Royal-Comtois.
- 1791 : 73e régiment d'infanterie.
- 1793 : disparition du régiment lors de l'amalgame de 1793 (la 73e demi-brigade n'est pas formée).
- 1796 : formation de la 73e demi-brigade de deuxième formation.
- 1803 : entre dans la composition du 23e régiment d'infanterie de ligne.
- 1840 : formation du 73e régiment d'infanterie de ligne.
- 1887 : renommé 73e régiment d'infanterie.
- 1920 : dissolution.
- 1939 : nouvelle formation du 73e régiment d'infanterie.
- 1940 : dissolution.
Chefs de corps
- 1791[1] : colonel Jean-Hippolyte Delpéré Cardaillac
- 1791 : colonel Jean-Baptiste André Lautz de la Voulte
- 1793 : colonel François Léon Lebrun
- 1796 : chef de brigade Houdet
- 1797 : chef de brigade Armand Nicolas Wouillemont de Vivier
- 1800 : chef de brigade Louis François Coutard
- 1855 : général de brigade Jean Joseph Gustave Cler
- 1870 : Charles René Stanislas Supervielle, mort pour la France lors de la Bataille de Saint-Privat le .
- 1899 : Théodore Odoul (1842-1919)
- 1905 : colonel Verrier
- 1914 : colonel Louis Bernard
- 1939 : lieutenant-colonel Terrier
Historique des garnisons, combats et batailles du 73e RI
Ancien Régime
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Drapeau du 1er bataillon du 73e régiment d'infanterie de ligne de 1791 à 1793 Drapeau du 2e bataillon du 73e régiment d'infanterie de ligne de 1791 à 1793
De 1840 à 1852
Second Empire
Guerre de 1870-1871
Au déclenchement de la guerre franco-allemande de 1870, le dépôt du 73e régiment d'infanterie de ligne est à Mâcon. Le régiment (trois bataillons de guerre) est rassemblé à Thionville le 16 juillet[2]. Affecté à la 2e brigade de la 1re division du 4e corps de l'armée du Rhin, le régiment participe aux combats de l'armée impériale jusqu'à la capitulation de Metz.
Resté à Mâcon, le dépôt est utilisé pour former de nouvelles compagnies de marche, intégrées dans des régiments de marche. Le dépôt quitte Mâcon le 31 octobre et se replie sur Toulon. Au total, le dépôt a formé jusqu'en février 1871 un quatrième bataillon à six compagnies, deux compagnies de ligne (8es compagnies du 2e et du 3e bataillon), deux compagnies provisoires et neuf compagnies de dépôts[2].
De 1871 à 1914

Le , le 73e régiment de marche fusionne dans le 73e régiment d'infanterie de ligne[3].
Le 73e régiment est plus tard stationné à Béthune et à Aire-sur-la-Lys.
Première Guerre mondiale

Casernement en 1914 : Béthune ; Hesdin ; Aire-sur-la-Lys. À la 3e brigade ; 2e division d'infanterie ; 1er corps d’armée.
À la 2e division d'infanterie d' à puis à la 51e division d'infanterie de jusqu'en .
1914
- Le la 2e division d'infanterie entre en Belgique. Le 73e défend les ponts de Dinant et de Bouvignes. Le 73e se bat vaillamment pour empêcher les Allemands de franchir la Meuse.
- : bataille de Charleroi. Le régiment est placé à l'aile droite de la bataille.
- : bataille de Guise
- Bataille de la Marne. Le régiment participe en 1914 aux combats dans les marais de Saint-Gond[4] et devant Combles pendant la bataille de la Somme[5].
1915
- Champagne
- Région de Saint-Mihiel
- Aisne
- Les Éparges
Le le lieutenant Aymar de Quendo de Tonquédec officialise la création d'une fanfare constituée de binious, de bombardes, de tambours et de clairons. l'adjoint de son capitaine Léopold Moreau de Bellaing maintient la " fanfare de binious" bref un bagad mais en 1919 le 73 RI est dissous. Léopold de Bellaing conserve les instruments : une clarinette, deux binious et sept bombardes. En 1952 Yves de Bellaing donne l'ensemble ainsi que des partitions et plusieurs photos au Musée des arts et traditions populaires de Paris dont les collections ont été transférées au MuCEM de Marseille. (source bibliothèque de rennes )
1916
1917
- Bataille du Chemin des Dames
- Offensive des Flandres
1918
- Bataille de l'Aisne
- Bataille de la Marne
- Alsace
- Oise.
Après-guerre
Le régiment est dissout le , servant à la formation du 3e bataillon du 33e RI à Aire-sur-la-Lys[6].
Seconde Guerre mondiale
Formé le sous les ordres du Lieutenant-Colonel Terrier, il appartient à la 2e division d’infanterie. Région militaire, Centre mobilisateur d'infanterie; réserve A RI type NE ; il est mis sur pied par le CMI 11.
Drapeau
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[7] :

Décorations
Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918
avec trois citations à l'ordre de l'armée.
il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Personnalités ayant servi au 73e RI
- Jules Battesti (1858-1914), général français ;
- Jean Duclos (1895-1957), homme politique français ;
- André Parant (1897-1941), résistant français, Compagnon de la Libération.
Sources et bibliographie
- À partir du Recueil d'historiques de l'infanterie française, général Andolenko, Eurimprim 1969.
- Historique du 73e régiment d'infanterie pendant la guerre 1914-1918, Nancy-Paris-Strasbourg, Imprimerie Berger-Levrault (lire en ligne).
- Victor Belhomme, Histoire de l'infanterie en France, t. 5, Henri Charles-Lavauzelle, (lire en ligne).