8e division d'infanterie (Empire allemand)

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Cachet d'étanchéité Titre: Intendant militaire royal prussien du 8e. Division Description: bleu, blanc, imprimé Lieu: Halle / Saale taille: 3 cm

La 8e division d'infanterie est une unité de l'armée allemande qui participe aux guerres austro-prussienne de 1866 et franco-allemande de 1870. Elle combat également lors de la Première Guerre mondiale. En 1914, elle fait partie du 4e corps d'armée et participe au mouvement d'enveloppement de l'aile gauche alliée en combattant à Solesmes et à Guise. Elle participe ensuite à la bataille de la Marne, puis à la course à la mer. Durant la presque totalité du conflit, la 8e division combat sur les front de l'Artois et des Flandres. Elle participe également aux combats lors de la bataille de la Somme. En 1918, elle participe aux offensives de printemps lors de la bataille de la Lys, puis durant l'été et l'automne 1918 réalise des combats défensifs. Au cours de l'année 1919, la division est dissoute.

Composition en 1866

Première Guerre mondiale

Composition

Le recrutement de la division provient de la province de Saxe, du duché d'Anhalt et d'une partie de la province de Thuringe.

Temps de paix, début 1914

  • 15e brigade d'infanterie (Halle)
36e régiment de fusiliers (Halle) et (Bernbourg)
93e régiment d'infanterie (Dessau) et Zerbst
  • 16e brigade d'infanterie (Torgau)
72e régiment d'infanterie (de) (Torgau), (Eilenburg) et (Bernbourg)
153e régiment d'infanterie (pl) (Altenbourg) et (Mersebourg)
  • 8e brigade de cavalerie (Halle)
7e régiment de cuirassiers (Halberstadt) et (Quedlinbourg)
12e régiment de hussards (Torgau)
  • 8e brigade d'artillerie de campagne (Halle)
74e régiment d'artillerie de campagne (pl) (Torgau) et (Wittemberg)
75e régiment d'artillerie de campagne (pl) (Halle)

Mobilisation en août 1914

  • 15e brigade d'infanterie
36e régiment de fusiliers
93e régiment d'infanterie
4e bataillon de chasseurs à pied
  • 16e brigade d'infanterie
72e régiment d'infanterie
153e régiment d'infanterie
3e escadron du 10e régiment de hussards (de)
  • 8e brigade d'artillerie de campagne
74e régiment d'artillerie de campagne de Torgau
75e régiment d'artillerie de campagne de Mansfeld
2e et 3e compagnies du 4e bataillon du génie magdebourgeois (de)

1915 - 1916

  • 16e brigade d'infanterie
72e régiment d'infanterie
93e régiment d'infanterie
153e régiment d'infanterie
  • 8e brigade d'artillerie de campagne
74e régiment d'artillerie de campagne de Torgau
75e régiment d'artillerie de campagne de Mansfeld
  • 3 escadrons du 10e régiment de hussards
  • 2e compagnie du 4e bataillon de pionniers magdebourgeois

1917

  • 16e brigade d'infanterie
72e régiment d'infanterie
93e régiment d'infanterie
153e régiment d'infanterie
  • 8e commandement d'artillerie divisionnaire
74e régiment d'artillerie de campagne de Torgau
  • 3 escadrons du 10e régiment de hussards
  • 2e compagnie du 4e bataillon de pionniers magdebourgeois

1918

  • 16e brigade d'infanterie
72e régiment d'infanterie
93e régiment d'infanterie
153e régiment d'infanterie
  • 8e commandement d'artillerie divisionnaire
74e régiment d'artillerie de campagne de Torgau
1er bataillon de réserve du 1er régiment d'artillerie à pied
  • 118e bataillon de pionniers
  • 5 escadrons du 10e régiment de hussards

Historique

Avec la 7e division d'infanterie, la 8e division d'infanterie forme le IVe corps d'armée, subordonnée à la Ire armée allemande.

1914

  • 15 -  : entre en Belgique le , atteint Louvain le 19, Bruxelles le . Avec la 7e division d'infanterie participe au mouvement d'enveloppement de l'aile gauche alliée.
  • -  : engagée dans la bataille du Cateau, combat à Solesmes, du 28 au impliquée dans les combats sur la Somme (bataille de Guise). Poursuite des troupes alliées, atteint Coulommiers le .
  • -  : engagée à partir du dans la bataille de la Marne, mouvement vers le nord puis participe aux combats lors de la bataille de l'Ourcq vers Lizy-sur-Ourcq[2]. À partir du , début du repli vers l'Aisne et Soissons.
  • 13 -  : engagée dans la bataille de l'Aisne contre l'aile gauche du BEF au nord de Soissons, combats à Cuffies, Chavigny, Pasly[2].
  • -  : la division avec le IVe corps d'armée sont transférés à la VIe armée allemande pour combattre en Artois. Engagée dans la bataille d'Arras.
  • -  : occupation et organisation d'un secteur dans la région de Monchy-au-Bois.

1915

  • -  : retrait du front, mise en réserve de l'armée dans la région de Douai. La division passe à trois régiments d'infanterie avec le transfert du 36e régiment de fusiliers à la 113e division d'infanterie[2]. À partir du , engagée dans la Bataille de l'Artois dans le secteur de Souchez et s'oppose aux attaques françaises.
  • -  : occupation et organisation des positions. Début septembre, la division est relevée ; mise en réserve de l'armée dans les environs de Tourcoing et Roubaix.
  • -  : engagée dans la bataille de Loos, durant cette bataille la division subit de lourdes pertes.
  • -  : la division occupe un secteur devant Loos ; durant cette période aucun engagement sérieux n'est à noter. Le retrait du front.

1916

  • -  : mouvement en direction de la Somme. Engagée à partir du dans la bataille de la Somme, combat sur la crête de Bazentin et à Longueval lors des combats au bois Delville. Au cours de ces combats les pertes sont extrêmement lourdes. Retrait du front à la fin juillet ; mouvement vers la région de Valenciennes.
  • -  : occupation d'un secteur dans une zone calme dans la région d'Arras.
  • -  : mouvement vers la Somme, à nouveau engagée dans la bataille ; combat dans le secteur de Thiepval et Courcelette[3].
  • -  : retrait du front, mouvement vers le nord. La division occupe un secteur au nord-est de Loos. Durant l'hiver, pas de combats importants mais de nombreuses escarmouches avec les troupes britanniques.

1917

  • -  : engagée dans la bataille d'Arras.
  • -  : occupation et organisation d'un secteur près de Lens et subit de violents tirs d'artillerie. Retrait du front le .
  • -  : mouvement vers Rethel, puis stationnement dans la région de Semide. À partir du , occupation d'un secteur en Champagne dans la région de la butte du Mesnil.
  • -  : retrait du front puis mouvement vers Bouziers. À partir du , engagée dans la Bataille de Passchendaele, occupation d'un secteur vers Bécelaere, puis à partir du vers Hollebeke.
  • -  : occupation d'un secteur vers Hollebeke, relève par la 17e division de réserve[2], le .

1918

  • -  : stationnement dans la région de Courtrai ; repos et instruction.
  • -  : en ligne dans le secteur de Zandvoorde.
  • 11 -  : engagée dans la bataille de la Lys dans le secteur ouest de Merville et capture la ville. Le , la division passe en seconde ligne.
  • -  : mouvement vers Canteleu (un quartier de Lille) ; repos. Puis mouvement et repos au nord du mont Kemmel à partir du .
  • -  : occupation d'un secteur au sud d'Ypres.
1er -  : repos dans la région de Courtrai.
-  : occupation d'un secteur au sud d'Ypres.
  • -  : retrait du front, mouvement par étape et relève du Corps alpin à Vendhuile le . Combats défensifs à Aubencheul-aux-Bois, à Villers-Outréaux, puis début octobre à Maretz et Clary, après de nombreuses pertes dont 400 prisonniers, la division est relevée[2].
  • 14 -  : stationnement et repos dans la région de Guise.
  • -  : en ligne dans la région du Cateau, retraite à partir du  ; la division est signalée au nord de Maulde le . Après l'armistice, la division est déplacée en Allemagne où elle est dissoute au cours de l'année 1919.

Chefs de corps

Notes et références

Voir aussi

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