Abbaye Saint-Vigor-le-Grand
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| Abbaye Saint-Vigor | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Abbaye puis prieuré |
| Début de la construction | VIIe siècle |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Ville | Saint-Vigor-le-Grand |
| Coordonnées | 49° 16′ 47″ nord, 0° 41′ 19″ ouest[1] |
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L'abbaye Saint-Vigor est une ancienne abbaye pré-normande, devenue prieuré, qui se dresse sur le territoire de la commune française de Saint-Vigor-le-Grand, dans le département du Calvados , en région Normandie.
L'ancien prieuré est partiellement classé aux monuments historiques.
Les restes de l'abbaye Saint-Vigor sont situées à Saint-Vigor-le-Grand, dans le département français du Calvados.
Historique
Fondation
D'après la Vita Vigoris, saint Vigor, évêque de Bayeux, se voit attribuer par le roi Childebert II (en réalité Childebert Ier, 511-558) le site païen du mont Phène (mons Phœnus)[2]. Il y établit vers 525[3] un monastère dédié à saint Pierre et rebaptise l'endroit Mont Chrismat (Mons Chrismatus)[2]. À sa mort, il est enterré dans l'abbaye, un monastère épiscopal qui allait porter son nom[4]. Théodomir lui aurait succédé[note 1].
Des fouilles ont attesté sur le site une présence gallo-romaine ainsi que des sépultures mérovingiennes[2].
En 981, Avicien de Bayeux qui fuit les Normands emporte les ossements de saint Vigor dans l'abbaye de Saint-Riquier en Picardie[note 2]. L'abbaye est rasée[5].
Restauration
Au XIe siècle, le domaine devient la propriété de la cathédrale de Bayeux[2]. Vers 1063, Odon de Bayeux entreprend de restaurer l’abbaye, avec des moines issus du Mont-Saint-Michel et à sa tête Robert de Tombelaine[5]. Mais l'opération échoue[2], par la retenue de Robert auprès du pape Grégoire VII jusqu’à sa mort en 1085 et la capture d’Odon par le roi Guillaume[5]. L'abbaye devient prieuré et se trouve rattaché à Saint-Bénigne de Dijon[2], à la suite de la visite d'Odon à Jarenton lors de son voyage pour se rendre au concile de Clermont[3]. La donation est confirmée par Robert de Normandie en 1096 et par plusieurs papes en 1097, 1102, 1127.
Le , la chute d'une tour de l'église provoque la ruine du bâtiment[5]. Elle est réédifiée par le chanoine de Bayeux et prieur Charles Marguerye.
Barthélémi Robin, profès de l'abbaye Saint-Corneille et abbé de Sorèze y introduit la congrégation de Saint-Maur[5]. Vers 1712, le prieuré est affranchi de tous les droits que l'abbé de Saint-Bénigne se réservait[5].
Le prieuré Saint-Gabriel, fondé en 1049/1066 par Richard, fils de Turstin, seigneur de Creully, devient un bénéfice simple et se trouve réuni au prieuré de Saint-Vigor[6].
En 1791 a lieu la vente de « maisons, église, cour, enclos et ferme du prieuré de Saint-Vigor-le-Grand » pour la somme de 156 000 francs[7].
Il reste du prieuré en 1914, une entrée, une grange et un corps de logis[8].
Description
Protection aux monuments historiques
La porteries est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [10].