Abbaye des Deux-Jumeaux
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| Abbaye des Deux-Jumeaux | |||
L'église priorale Saint-Martin-de-Vertou. | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | ||
| Dédicataire | saint Martin-de-Vertou | ||
| Type | Abbaye | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Normandie | ||
| Département | Calvados | ||
| Ville | Deux-Jumeaux | ||
| Coordonnées | 49° 20′ 55″ nord, 0° 57′ 42″ ouest | ||
| Géolocalisation sur la carte : Basse-Normandie
Géolocalisation sur la carte : France
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L'abbaye Saint-Martin des Deux-Jumeaux est une ancienne abbaye bénédictine, devenue prieuré, qui se dresse sur le territoire de la commune française de Deux-Jumeaux, dans le département du Calvados, en région Normandie.
L'ancien prieuré est inscrit au titre des monuments historiques.
L'ancienne abbaye devenue prieuré est située, à l'est du petit bourg de Deux-Jumeaux, dans le département français du Calvados. L'église priorale est au nord des autres bâtiments du prieuré.
Historique
La fondation de l’abbaye à la fin du VIe siècle ou au début du VIIe est attribuée à un saint du pays nantais, Martin de Vertou[1], sur le terrain reçu d’un seigneur local[1]. La légende raconte que Martin, au retour d'un voyage en Angleterre, aurait redonné vie à ses deux enfants, morts avant le baptême[2]. Les deux enfants, revenus à la vie, prennent l'habit religieux.
La date de fondation de l'abbaye est inconnue. Toutefois, un abbé des Deux-Jumeaux vivait sous Dagobert Ier. Sous Pépin le Bref qui régna de 751 à 768, Herlemont, évêque du Mans, s'y réfugie, auprès de son frère qui en est l'abbé[2]. Sous Charles le Chauve (823-877), l’abbaye bat la monnaie[1]. L'abbaye est citée en 833 dans le testament d'Anségise de Fontenelle[1].
Des fouilles en 1958-1961 ont montré la présence d'un habitat gallo-romain imposant[1]. Les quelques archives qui ont été préservés de l'abbaye montre que l'église était sous le vocable de saint Martin de Vertou[1]. Cette église du XIIe siècle succède à deux plus petits sanctuaires plus anciens[1]. Le martyrologe « normand-sénonais » y situe la depositio de deux saints : l'abbé Magnoveus et l'évêque Jean[1].
Détruite lors des raids scandinaves, elle est relevée avant 1138[1]. Dotée de terres anglaises et normandes, l’abbaye devient prieuré et elle est donnée par Robert de Villiers vers 1190[3] à l’abbaye de Cerisy[1]. Cette donation est confirmée en 1278.
À la Révolution, Les Deux-Jumeaux était un prieuré simple de l'abbaye de Cerisy, qui avait adopté la réforme de Saint-Maur.
Description
L'église conserve quelques fragments architecturaux datant de l'époque carolingienne, de l'ancienne abbaye, l'un des quarante établissements monastiques recensé en Normandie[4].
Le clocher de l'abbaye contient une cloche en Sol #3 fondue par Paul Havard en 1859[5].