Abbaye de Wąchock

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Nom local Opactwo w Wąchocku
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCLV (455)[1]
Abbaye de Wąchock
image de l'abbaye
La façade principale du monastère
Nom local Opactwo w Wąchocku
Diocèse Diocèse de Radom
Patronage Vierge Marie
Saint Florian
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CCCCLV (455)[1]
Fondation 1179
Dissolution 1819-1951
Abbaye-mère Morimond
Abbayes-filles 585 - Spišský Štiavnik (de) (1223-1532)
742 - Wistytschy (de) (1675-1832)
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style Architecture gothique
Coordonnées 51° 04′ 31″ N, 21° 00′ 59″ E[2]
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Voïvodie Sainte-Croix
Powiat Starachowice
Gmina Wąchock
Site http://www.wachock.cystersi.pl/
Géolocalisation sur la carte : Pologne
(Voir situation sur carte : Pologne)
Abbaye de Wąchock

L'abbaye de Wąchock (en polonais « Opactwo Cystersów w Wąchocku ») est une abbaye cistercienne en activité, située dans la ville éponyme, au centre de la Pologne.

L'abbaye est située sur la rive droite de la Kamienna (pl) ; à l'époque de l'implantation cistercienne, c'était une région très marécageuse et boisée. L'implantation est en revanche rare dans une région aussi densément peuplée, mais Tadeusz Manteuffel (pl) estime que la raison en est à chercher dans les tentatives conjointes du pape et de Bernard de Clairvaux d'implanter des ordres monastiques nombreux à proximité de la Russie pour ramener au catholicisme les populations tentées par l'orthodoxie[3].

Histoire

Fondation

Selon les sources médiévales, l'abbaye est fondée en 1179 par l'évêque de Cracovie Gedko (pl) (Gédéon). Les sources plus tardives et la tradition monastique confirment cette fondation, mais admettent la possible intervention de Casimir II le Juste. Les premiers moines viennent de France, sachant que Wąchock est une fondation directe de l'abbaye de Morimond[4]. Pour autant, il est traditionnellement admis (notamment par Jan Długosz, l'abbé Brazewicz, T. Szydłowski ou Zygmunt Świechowski (pl)) que des moines sont venus d'Italie et ont apporté leur style architectural avec eux. Les recherches plus récentes sont assez réservées : l'influence architecturale italienne est évidente (en particulier, la parenté avec le groupe des abbayes de Fossanova, San Galgano, Casamari, Arabona et Ripalta est attestée), mais les constructeurs n'étaient pas forcément des moines, mais des frères convers ou des personnes extérieures ; cette unicité de provenance correspond mieux aux habitudes cisterciennes : un groupe de moines quitte une abbaye de manière groupée pour aller fonder un nouveau monastère. En l'occurrence, les moines de Wąchock venaient indubitablement de Morimond[5].

Développement médiéval

Les ducs de Cracovie, et en particulier Boleslas V le Pudique, s'intéressent de près au développement de l'abbaye ; de nombreuses donations sont effectuées à son profit par la dynastie Piast[3].

La date de construction du monastère fait débat : l'archéologie se partage entre tenants d'une construction de la fin du XIIe siècle et ceux d'une construction du début du XIIIe siècle. En tout état de cause, l'abbaye était achevée vers 1250. Mais le passage des invasions tatares en Pologne est dommageable à l'abbaye. Les envahisseurs incendient la toiture de l'église, même s'il est avéré que les destructions opérées à cette époque ont été alors grandement exagérées par les chroniqueurs médiévaux : seule la charpente semble avoir réellement souffert des déprédations mongoles[6].

L'abbaye à l'époque moderne

Un incendie particulièrement grave détruit une grande partie des bâtiments réguliers, sauf l'église, et contraint les moines à une reconstruction d'ampleur : la sacristie, le dortoir des moines, les archives, la chambre de l'abbé, le cloître, l'aile des convers, enfin une partie l'aile des communs (réfectoire, cuisine, chauffoir). La tradition attribue cet incendie aux troupes cosaques de Georges II Rákóczi en 1656, lors de la première guerre du Nord. Néanmoins, le style des reconstructions plaide pour un incendie plus ancien ; d'autant que la date de 1643, apposée au-dessus de la porte d'entrée de la tour qui prolonge l'aile ouest, indique probablement la fin d'un cycle de travaux. La destruction de l'abbaye par le feu serait alors à dater de 1637, et serait donc le fait des « Tatars » (en réalité les Cosaques zaporogues dirigés par Bohdan Khmelnytsky). Par contre, il est indéniable qu'une attaque suivie d'un incendie a bien lieu en 1656, cette fois imputables aux troupes hongroises ; mais les dommages qu'y subit l'abbaye sont plus légers et concerne surtout la toiture de l'église, complètement incendiée. Les travaux de reconstruction et d'embellissement s'achèvent vers 1687[7].

Fermeture et restauration hasardeuse

L'intérieur de l'église abbatiale. Les peintures polychromes issues de la restauration de la fin du XIXe siècle y sont bien visibles.

L'abbaye est fermée par les Russes en 1819.

En 1887 le monastère devient la propriété de la paroisse, et une tentative de restauration de l'église dans son état médiéval est entreprise. Malheureusement, elle est faite avec peu de discernement et plusieurs éléments médiévaux disparaissent lors de ces travaux : les verrières, par exemple, sont toutes agrandies, à l'exception du triplet du chœur, de celles du bas-côté méridional et du bras septentrional du transept ; les roses sont laissées en l'état, mais leur remplage est refait ; les peintures sont remplacées par une polychromie sans rapport avec un état préexistant ; enfin, les chapiteaux des colonnes engagées et les corniches sont notablement modifiés[7] par des ajouts de plâtre[8].

Réouverture

Le fond de la nef et l'orgue.

Les moines reviennent à l'abbaye en 1951.

L'abbaye

Notes et références

Voir aussi

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