À l'âge de 14 ans, Adelaida Abarca Izquierdo, en 1937 en pleine guerre civile espagnole, est déjà membre des JSU de Madrid[3].
A la suite de la défaite du camp républicain, les hauts dirigeants du Parti communiste d'Espagne sont partis en exil. Matilde Landa, dirigeante du Secours Rouge, est alors chargée de maintenir active l'organisation. De nombreux militants ne se résignaient pas à accepter le nouveau régime et ont essayé de se regrouper, en créant un réseau clandestin d'information et de résistance[4].
La plupart furent bientôt découverts et arrêtés. Les aveux sous la torture de José Pena Brea ont entraîné le démantèlement de presque tout le groupe. Adelaida Abarca, à seize ans, a été arrêtée début à son domicile de Madrid[5].
Emmenée au commissariat de la rue Núñez de Balboa, à Madrid, elle subit des vexations et des interrogatoires musclés, avant d'être emprisonnée à la prison pour femmes de Ventas. Là, elle partage son séjour dans la salle des mineures avec María del Carmen Cuesta Rodríguez et plusieurs camarades du groupe des Treize Roses, qui sont fusillées le après un Conseil de guerre sommaire, dont elle-même et Carmen Cuesta ont été écartées à cause de leur âge[6]. Le , Adelaida Abarca est jugée et condamnée à 20 ans de prison.
Avec la complicité de proches, amis et membres du parti, elle réussit à s'évader de la prison de Les Corts avec certaines de ses camarades[3]. Les fugitives ont pu arriver en France et contacter le Parti Socialiste Unifié de Catalogne (PSUC) et le PCE de Santiago Carrillo[9]. Pendant un temps, Abarca s'est établie à Toulouse et plus tard à Paris, où elle a continué la lutte politique et s'est mariée avec José Salas Vidilla, lui aussi un dirigeant du PSUC[10].
↑(ca) Carlos Fonseca, Trece Rosas Rojas- Capítol 4. Clandestinos, Madrid, Ediciones Temas de Hoy(T.H.), (ISBN978-84-8460-528-7), p.316
↑(ca) Carlos Fonseca, Trece Rosas Rojas, Capítol 11: La Redada, Madrid, Ediciones Temas de Hoy (T.H.), (ISBN978-84-8460-528-7), p.316
↑(ca) Carlos Fonseca, Trece Rosas Rojas - Capítol 12 La Prisión de Ventas Pàg. 184, Madrid, Ediciones Temas de Hoy (T.H.), (ISBN978-84-8460-528-7), p.316
↑Lourdes Plans i Campderrós, Maria Bigordà Montmany, testimoni d'una època obscura (La Repressió), Terrassa, Centre Estudis Històrics, , p.96
↑(ca) Josep Subirats Piñana, Les Oblates 1939-1941 Presó de dones de Tarragona Capítol: Ressò de "Las trece Rosas", Valls (Tarragona), Cossetània edicions, Col·lecció el Tinter nº 67, (ISBN978-84-97912-18-1), p.272
↑Archivo Histórico, «Informe de Adelaida Abarca Izquierdo sobre las cárceles de Ventas, Gerona y las Corts», Informes del Interior, Sig. 195-196 AHPCE, 14 de maig de 1946
↑López Raimundo, «Josep Salas Vidilla, Un puntal del PSUC en la clandestinitat», Iniciativa i Treball nº 68, juny 1996