Témoignages de femmes dans les prisons franquistes
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| Témoignages de femmes dans les prisons franquistes | |
| Auteur | Tomasa Cuevas |
|---|---|
| Pays | Espagne |
| Genre | Mémoires |
| Version originale | |
| Langue | Espagnol |
| Titre | Testimonios de mujeres en las cárceles franquistas |
| Date de parution | 2004 |
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Témoignages de femmes dans les prisons franquistes (en espagnol : Testimonios de mujeres en las cárceles franquistas) est un livre publié en 2004, dans lequel Tomasa Cuevas, combattante antifranquiste espagnole, a recueilli les témoignages de prisonnières politiques pendant la dictature franquiste[1].
Après la Guerre d'Espagne, la violence et la répression ont continué, constituant une partie d'une stratégie planifiée par le nouveau régime, qui cherchait à se venger et à empêcher la réconciliation avec les vaincus. Cette vengeance a été exceptionnellement large, violente et prolongée dans le temps[2].
Tomasa Cuevas Gutiérrez, une vétérane militante du Parti socialiste unifié de Catalogne (PSUC), a commencé en 1974 à rassembler les témoignages de ses anciennes co-détenues pendant le franquisme, en enregistrant leurs récits. A ce moment-là, elle avait près de 60 ans et avait vécu des années marquées par la prison, la torture et l'exil. Le Parti Communiste d'Espagne (PCE) venait d'être légalisé et était sorti récemment de la clandestinité[3].
Sur la base des enregistrements des témoignages, elle a écrit trois livres: Prison de femmes (1939-1945); Prison de femmes: Ventas, Ségovie, Les Corts, publiés en 1985 et Femmes de la résistance, publié en 1986. En 2004, ils ont été publiés ensemble sous le titre: Témoignages de femmes dans les prisons franquistes[4],[5]
Structure
Le premier tome commence par une introduction sur son enfance et son adolescence à Brihuega, son initiation en politique et son travail pendant la guerre, jusqu'à son incarcération à Guadalajara. Commencent alors ses entretiens avec ses compagnes de détention dans cette prison. Elle continue avec la prison de Durango et Carmen Machado lui parle de la prison de Ventas et des Treize Roses. Elle interviewe aussi Flor Cernuda et Rosario Sánchez Mora. María del Carmen Cuesta Rodríguez lui décrit la prison de Santander et les Treize Roses de nouveau. Amorebieta est la dernière prison décrite dans ce tome[3].
Le deuxième tome commence par la description de sa désincarcération en 1944 et son exil à Barcelone. Il décrit les prisons de Ventas, Amorebieta et Ségovie. L'auteure rappelle Matilde Landa et sa mort dans la prison de Can Sales et reproduit les entretiens avec Paz Azzati, Petra Cuevas, Manolita del Arco et María Salvo, entre autres. Le chapitre anonyme appartient à Josefina Amalia Villa qui a collaboré aussi avec Giuliana di Febo à Résistance et mouvement de femmes en Espagne, 1936-1976 et avec Gregorio Morán dans sa Misère et grandeur du Parti Communiste d'Espagne, 1939-1975[3].
Le dernier livre, Femmes de la résistance raconte l'histoire des guerrilleras comme Remedios Montero et Esperanza Martínez García. On y trouve aussi le témoignage de Trinidad Gallego Prieto[3].