Madagascar Airlines
compagnie aérienne nationale malgache
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Madagascar Airlines (code IATA : MD ; code OACI : MGY), est la compagnie aérienne nationale de Madagascar. Créée en 1961 sous le nom de Madair, elle prendra le nom d'Air Madagascar l'année suivante avant de prendre son nom actuel en 2021. Elle est membre de l'Alliance Vanille à compter de la fondation de cette alliance en . Madagascar Airlines est basée à l'Aéroport international d'Antananarivo - Ivato. Ses opérations sont réalisées en malgache, en français et en anglais.
(Sous le nom de Madair)
| IATA | OACI | Indicatif d'appel |
|---|---|---|
| MD | MGY | MADAGASCAR |
| Création |
1961 (Sous le nom de Madair) |
|---|
| Basée à | Aéroport international d'Antananarivo-Ivato |
|---|---|
| Autres bases |
Aéroport Ambalamanasy de Toamasina Aérodrome de Sambava |
| Programme de fidélité | Valisoa Club |
| Alliance | Alliance Vanille |
| Taille de la flotte | 5 |
| Nombre de destinations | 23 |
| Siège social |
Antananarivo, |
| Filiales | Madagascar Ground Handling, Sofitrans, Amadeus Madagascar |
| Effectif | 850 |
| Dirigeants | Mahery Andriamonjy |
| Site web | madagascarairlines.com |
Historique
Création de la compagnie
En 1961, la Société nationale de transports aériens Madair est créée sur la base de la fusion entre la Société privée Air Madagascar et le réseau local Air France. Le nom de Madair est choisi pour ne pas léser moralement la compagnie française.
1962, le nom de la Société nationale de transports aériens devient Air Madagascar (de nos jours basée à l'Aéroport international d'Antananarivo-Ivato). Elle assure les liaisons intérieures de la Grande Île, et parallèlement, sur l'axe Antananarivo-Paris-Antananarivo, exploite les dessertes de Djibouti, Moroni (Comores) et Saint-Denis de La Réunion, le tout, en accord avec Air France. Pour la destination de Paris, la compagnie malgache loue un Boeing 707 (F-BLCB) à Air France, et à la fin des années 1960 et début 70, assure avec cet avion des escales à Marseille et Djibouti.

1970, le réseau commercial d'Air Madagascar est étendu, afin d'assurer une présence régionale et internationale dans l'Océan Indien. Ainsi, de nouvelles lignes sont ouvertes vers l'île Maurice, le Kenya et l'Afrique du Sud. Il faut attendre 1976 pour une desserte des Seychelles. Entre-temps, la compagnie s'est dotée de deux Boeing 737-2B2 achetés neufs et entrés dans la flotte en 1969 (5R-MFA dit « Boina ») et 1972 (5R-MFB dit "Sambirano"), exploités jusqu'en 2006.

En 1979, obtention d'un Boeing 747-2B2M Combi (5R-MFT dit « Ankoay »), lui aussi acheté neuf, qui va permettre de renforcer le réseau d'Air Madagascar vers l'Europe, avec les dessertes de Zurich, Francfort, Munich et Rome. C'est à ce jour le seul et unique Jumbo Jet jamais été exploité par la compagnie malgache, qui s'en est séparée en 1999 au profit d'un Boeing 767-300 exploité en leasing.
1996, obtention d'un ATR 42-320.
En 1998 le réseau international s'étend encore, cette fois avec une ligne Antananarivo-Singapour, sur un Boeing 767-200. Plus tard, une escale à Saint-Denis de La Réunion sera ajoutée à cette ligne. C'est la première fois qu'Air Madagascar est présente en Asie.
Difficultés et changement de marque de la compagnie
À partir de 2002, la compagnie connaît des difficultés importantes. Durant la crise socio-politique de cette année, elle doit se séparer de ses deux Boeing 767 (200 et 300), et c'est un Boeing 767-300 loué à la compagnie Blue Panorama qui assure pendant près d'un an ses liaisons longs-courriers vers Paris CDG. Air Madagascar est également exclue de la chambre de compensation de l'IATA. La certification européenne de maintenance aéronautique JAR-145 est suspendue. Un contrat est alors passé avec Lufthansa Consulting pour restructurer et redresser la compagnie[1].
En 2003, le redressement commence à porter ses fruits. En mai 2003, un appareil aux couleurs d'Air Madagascar fait à nouveau son apparition : il s'agit d'un Boeing 767-300. La compagnie est de nouveau réintégrée dans la chambre de compensation de l'IATA. La certification JAR-145 est de nouveau acquise après audit effectué par les autorités de l'aviation civile européenne. Après plusieurs années de perte, la compagnie renoue en 2003 avec des bénéfices.
2004, la livrée des appareils est remplacée, avec un nouveau logotype (l'ancien, datant des années 1960 est considéré comme désuet). Ceci est signe de grand changement, de modernité, et souligne la volonté de la compagnie d'être compétitive sur le marché mondial. Deux nouvelles destinations s'ajoutent à son réseau : Bangkok et Milan. Un second Boeing 767-300 fait son entrée dans la flotte.
Octobre 2004, obtention de l'agrément d'organisme d'entretien d'aéronefs et d'équipements d'aéronefs PART-145 (qui remplace la certification JAR-145), agrément délivré par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), à la suite de l'audit effectué par les inspecteurs du GSAC (Groupement pour la sécurité de l'Aviation civile)
En 2005, deux ATR 72-500 neufs font leur entrée dans la flotte et l'année suivante, arrivée d'un ATR 42-500 neuf clôture le renouvellement de la flotte des ATR. En elle obtient la certification IOSA (IATA Operational Safety Audit).
2007, Air Madagascar inaugure une autre ligne sur ses vols longs courriers à destination de Marseille, en France.
Mars 2008, elle signe un partenariat (partage de code) avec Corsairfly sur ses vols entre Paris et Antananarivo.

En , la compagnie négocie avec succès auprès de GE Capital Aviation Services la signature d'un contrat aboutissant à l'obtention d'un nouveau Boeing 767-300 (immatriculé 5R-MFJ) remplaçant 5R-MFF (loué en 2003 et dont le contrat de location a pris fin en ). L'arrivée dans la flotte de cet aéronef (qui a effectué un Check-C à Shannon, en Irlande, où il sera également repeint aux couleurs adéquates) est un soulagement pour Air Madagascar et sa clientèle, puisqu'elle va permettre de reprogrammer la partie des vols vers l'Europe qui a dû être annulée à la suite du retrait de 5R-MFF.
2009, ouverture de la destination Canton, en Chine.
En 2011, l'Union européenne publie sa nouvelle liste noire qui interdit de vol dans son espace aérien les deux Boeing 767-300 de la compagnie Air Madagascar desservant les aéroports de Paris et Marseille. La compagnie elle-même n'est pas placée sur une liste noire, seuls le sont ses deux aéronefs sus-cités. En , l'un des Boeing 767-300 (5R-MFG) est rendu au propriétaire. Durant la même période, un Boeing 737-300 (l'ancien avion présidentiel 5R-MRM) entre en service pour les vols régionaux et nationaux[2]. En , un Boeing 777-200ER est loué auprès d'EuroAtlantic pour assurer les vols vers l'Europe comme solution provisoire[3].
L'ère de l'Airbus A340
En avril 2012, un Airbus A340-300 rejoint la flotte d'Air Madagascar remplaçant le Boeing 777-200 loué à EuroAtlantic en 2011. Un second Airbus A340-300 est venu renforcer la flotte en . Ces deux nouveaux aéronefs ont été acquis sur la base d'un contrat de location-vente[4] auprès d'Air France. En décembre, elle est maintenue dans l'annexe B de la liste noire de l'Union européenne.
En , le dirigeant de la compagnie, Hugues Ratsiferana, présente officiellement sa démission après trois ans passés à la tête d'Air Madagascar. Ex-commandant de bord de la compagnie, Hughes Ratsiferana avait été porté par l'ensemble des pilotes de la compagnie pour en devenir le DG en 2011, à une période de crise socio-politique qui avait une fois de plus mis la compagnie en difficulté. Il a eu pour grande mission de sortir Air Madagascar de la liste noire de l'Union Européenne, mission qui a partiellement abouti (Air Madagascar est restée dans l'annexe B, mais ses A340 sont autorisés à voler dans le ciel européen). De nombreuses raisons semblent en tout cas avoir poussé Hughes Ratsiferana à quitter son poste, même si la goutte ayant fait déborder le vase a sûrement été l'avortement de dernière minute de la cérémonie d'ouverture de la ligne Marseille-Nosy Be, causée à première vue par l'indisponibilité de l'avion qui devait effectuer la liaison (à savoir, un Boeing 767-300). Le directeur commercial de la compagnie, Haja Raelison, devient alors directeur par intérim d'Air Madagascar.
En 2015, après avoir rendu les deux B737-300 "5R-MFH" et "5R-MFI" dont le contrat en leasing s'est achevé en , Air Madagascar a choisi les futurs successeurs de ces appareils et a opté pour la commande de 5 ATR72-600, 1 B737-800 et 1 ou 2 B737-700.Ce dernier ne sera jamais livré. Un des 5 ATR est arrivé en sous l'immatriculation "5R-EJA", tandis que le second ATR immatriculé "5R-EJB" est arrivé en . Quant au B737-800, celui-ci a atterri à l'aéroport d'Ivato (Antananarivo) jeudi à 13 h 00 sous l'immatriculation "5R-EBA". Tout au long du mois du , la compagnie a dû faire face à un vaste mouvement social impliquant notamment les pilotes. Dans leurs revendications, les délégués syndicaux d'Air Madagascar exigent une meilleure gestion de la société et plus particulièrement la démission de ses dirigeants, le président du conseil d'administration Henry Rabary-Njaka et le directeur général Haja Raelison, mais aussi le ministre de tutelle et le directeur général de l'aviation civile de Madagascar. Les instances dirigeantes de la compagnie ont fini par céder aux exigences du personnel en grève, après plusieurs jours de bras de fer. Début juillet, le Conseil d'administration de la compagnie aérienne malgache a présenté une démission collective, suivie par la démission du directeur général Haja Raelison. Le , la compagnie annonce la constitution d'un nouveau Conseil d'administration, présidé par Léon Rajaobelina, tandis que la gestion de la compagnie est confiée provisoirement à une direction collégiale, en attendant la nomination d'un nouveau directeur général. Le , les nouvelles instances dirigeantes et les représentants du personnel se mettent d'accord pour la reprise du travail au sein de la compagnie et mettent ainsi fin à près de 40 jours de grève. Le , Air Madagascar annonce dans un communiqué la désignation d'un nouveau directeur général, en la personne de Gilles Filiatreault, de nationalité canadienne[5].
Fin novembre 2015, la compagnie annonce la suspension de la ligne desservant l'Asie (Canton via Bangkok), prévue pour début [6].
Le , Air Madagascar ne figure plus dans la liste noire annexe B de l'Union Européenne et pourra désormais desservir l'Europe sous le pavillon malgache[7].
Fin 2016, Air Madagascar annonce officiellement la réouverture de sa ligne vers Canton, en partage de codes avec Air Austral. Le , les deux compagnies inaugurent leurs vols communs vers la Chine grâce à l'A340-300 de la compagnie nationale, en faisant escale à La Réunion pour y embarquer les passagers d'Air Austral.
Rachat par Air Austral
En 2017, Elle signe un accord de partenariat stratégique avec Air Austral qui entre dans le capital de la compagnie malgache à hauteur de 34 % (à terme 49 %). Rolland Besoa Razafimaharo est nommé nouveau directeur général.
2018, à la suite de l'accord avec Air Austral, Air Madagascar lance le une nouvelle filiale intérieure destinée à opérer l'ensemble des vols intérieurs ainsi que certains vols régionaux : « Tsaradia (en) ». Cette dernière récupère la flotte ATR et DHC-6 d'Air Madagascar
En 2019, elle devient une société semi-publique
Le , Air Madagascar a été condamnée par le tribunal de commerce de Paris à verser 46 millions de dollars (environ 41 millions d’euros) à Air France correspondant aux arriérés de loyer des deux A340[8].
Le , Rolland Besoa Razafimaharo pose sa démission, l'intérim est depuis assuré par le Directeur Général Adjoint Hanitra Rasetarinera.
En 2020, le partenariat avec Air austral prend fin et la CNaPS reprend ses actions.
Madagascar Airlines
En acceptant le la demande de sa compagnie nationale d’une « procédure collective d’apurement de passif », l’état malgache l’a placée sous protection contre les créanciers avec qui la dette d’environ 80 millions de dollars peut être négociée.
Air Madagascar va fusionner avec sa filiale Tsaradia pour devenir Madagascar Airlines. Un Boeing 787 Dreamliner sera loué par la compagnie pour relier Antananarivo à Paris[9], ainsi qu'un Embraer 190-E2 prévu en pour les liaisons régionales et nationales mais qui ne sera aussi jamais livré.
En , faute de moyens financiers, la location des trois appareils longs-courriers est interrompue[10] et la compagnie ne peut plus assurer ses vols vers Paris. La compagnie annonce qu’elle n’assurera plus que les vols intérieurs et ceux vers la Réunion et Mayotte[11]. Quelques jours plus tard, un accord conclu avec la compagnie aérienne Corsair permet à Madagascar Airlines de continuer à vendre des billets, en partage de code afin de conserver une ligne historique pour l'île, tout en respectant l'impératif de réduction des coûts. Cette décision est toutefois contestée en interne, entrainant jusqu'à la démission de Rinah Rakotomanga, la présidente du conseil d’administration[12].

En janvier 2025, les deux derniers Airbus A340 – 300 de la compagnie sont vendus à un acquéreur chinois au coût de 2 millions de dollars(1 926 700 €)[13],[14].
Le , la compagnie lance officiellement Valisoa Club, son nouveau programme de fidélité destiné à succéder au précédent dispositif MyCapricorne, qui cesse quant à lui sa validité au [15].
Identité visuelle
Logotypes
Air Madagascar
2004–2022.
Madagascar Airlines
Tsaradia
Le logo de la filiale Tsaradia est dévoilé le , au moment même du lancement de la compagnie. Celui ci représente un Maki haut en couleur désignant la grande diversité de la faune et de la flore de l'île. Air Madagascar récupère les activités de Tsaradia en Octobre 2021 et devient Madagascar Airlines[16]. Tsaradia cesse ses activités en , et les vols sont désormais opérés sous code MD de Madagascar Airlines[17].
Prestations, investissements et progrès

De sa flotte de 1962, composée d'avions équipés de moteurs à pistons (Dragon DH89, Beechcraft, Broussard, Douglas DC-3, DC-4 et Piper), il n'en reste plus rien.
Après être également passé par les Boeing 707 et 747, HS 748, et Twin Otter, Air Madagascar a choisi des appareils plus performants à turbopropulseurs et autres réacteurs tels que les ATR 42, les Boeing 737-300 (pour le réseau intérieur et régional) et surtout le Boeing 767 qui a un temps relié l'Europe et l'Asie avant l'arrivée des Airbus A340.
Depuis janvier 2014, le nombre de retards ou d'annulations de vols intérieurs et régionaux a augmenté. Des retards de 40h sont possibles.[réf. nécessaire]
Depuis , la régularité des vols est revenue avec un taux de ponctualité amélioré à 85 % dans une fourchette de 15 minutes et à 93 % avec une marge de 30 minutes[18].
Partenariats
Partage de codes
La compagnie est en partage de codes avec les compagnies suivantes :
Destinations
Dessertes locales suspendues
Actionnariat
- L'État malgache : 51 %.
- Cnaps : 48 %.
Flotte
Flotte actuelle

Au , les appareils suivants sont en service au sein de la flotte de Madagascar Airlines[19]:
| Avion | En service | Commandes | Passagers | Immat | Remarques | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| C | Y+ | Y | Total | |||||
| ATR 72-500 | 1 | — | 8 | — | 62 | 70 | 5R-MJF | Mis en service en 2005. |
| 1 | — | 8 | — | 56 | 64 | 5R-EJC | Opéré par Air Austral de 2008 à 2013, puis Ewa Air de 2013 à 2019.
Acquis en 2019. | |
| 2 | — | 8 | — | 64 | 72 | 5R-EJH | Mis en service en avril 2025. | |
| 5R-EJK | ||||||||
| ATR 72-600 | 1 | — | 10 | — | 62 | 72 | 5R-EJB | Mis en service en juin 2015, réceptionné personnellement, à Toulouse, par le président Hery Rajaonarimampianina. |
| Let L-410 | 1 | — | — | — | 19 | 19 | Mis à disposition par les forces armées en 2026 pour couvrir les lignes orientales[20]. | |
| Total | 6 | — | ||||||
Flotte historique
| Appareil | Entrée en service | Retrait | Immat | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| Airbus A340-300 | 5R-EAA | Acquis auprès d'Air France en 2012. Vendus pour 2 millions de dollars à un opérateur chinois en janvier 2026[23]. | ||
| F-GLZL puis TF-EAB puis 5R-EAC | ||||
| ATR 42-300 | 5R-MVU | Acquis auprès d'Air Mauritius en 1998. Première mise en service en 1986 sous l'immatriculation 3B-NAH. Cédé à Med Air en 1998. | ||
| 5R-MVK (provisoire) puis 5R-MJC | Acquis auprès de TransAsia Airways en 1997. Première mise en service par Foshing Airlines en 1989 sous les immatriculation B-2203 et B-2205. Cédés à la compagnie canadienne First Air en 2006 et 2007. | |||
| 5R-MVK (provisoire) puis 5R-MJD | ||||
| 5R-MVT | Acquis en 2000 auprès de TAM Madagascar. Première mise en service par Finnair en 1987 sous l'immatriculation OH-LTE. Démantelé en 2016. | |||
| ATR 42-500 | 5R-MJG | Acquis neuf en 2006. Cédé à EasyFly Colombia en 2016. | ||
| ATR 72-500 | 5R-MJE | Acquis neuf en 2005. Retiré en 2019. | ||
| ATR 72-600LCD | 5R-EJA | Acquis neuf en 2015. Cédé à FedEx en 2025. | ||
| Boeing 707-300 | F-BLCB puis 5R-MFK | D'abord en leasing auprès d'Air France. Rendu à Air France sous l'immatriculation F-BLLB. | ||
| Boeing 737-300 | 5R-MFH | Acquis neuf en 1994. Vendu à Trans Air Congo en 2015. | ||
| 5R-MFI | Acquis auprès de Frontier Airlines en 2003. Première mise en service par Air Europa en 1994. Vendu à Africa Charter Airline en 2015. | |||
| 5R-MFB | Acquis neuf en 1972. Retiré en mars 2006 et démantelé en juin de la même année. | |||
| 5R-MFL | Opéré par les forces armées pour la Présidence de la République de 2002 à 2011. Cédé à Air Madagascar par Andry Rajoelina. Première mise en service en 1988 par Lauda Air. | |||
| Boeing 737-200 | 5R-MFA | Acquis neuf en 1969. Démantelé en 2006. | ||
| Boeing 737-800 | 5R-EBA | Acquis auprès de GECAS. Première mise en service par Shanghai Airlines en 2007, qui le retire de sa flotte en février 2015. Converti en cargo puis cédé à Ethiopian Airlines en 2022. | ||
| Boeing 747-200 | 5R-MFT | Acquis neuf en 1979. Retiré de la flotte en 1999. Stationné à Bristol en décembre 2003, démantelé en 2005. | ||
| Boeing 767-300 | 5R-MFJ | En leasing auprès de GECAS. Première mise en service en 1992 par Aeromexico. Démantelé en 2015. | ||
| 5R-MFG | En leasing auprès de Muzun Leasing One. Première mise en service en 1991 par SAS Scandinavian. | |||
| 5R-MFF | Acquis auprès d'Air Canada en 2003. Première mise en service par EVA Air en 1991. Cédé à TAM (devenu LATAM Brasil) en 2008. | |||
| 5R-MVZ puis 5R-MFC | Acquis auprès de LAN Chile en 1998. Première mise en service en 1992. Cédé à TWA en 1999. | |||
| SX-BPN | En leasing auprès de SkyGreece Airlines. Première mise en service par Martinair Holland en 1992. | |||
| 5R-MFD | Acquis neuf en partenariat avec GECAS en 1999. Cédé à GECAS en 2002. | |||
| Boeing 767-200 | 5R-MFE | En leasing auprès de GECAS. Première mise en service par LAN Chile en 1986. | ||
| Boeing 777-200 | CS-TFM | En leasing auprès d'EuroAtlantic Airways. Première mise en service par Singapore Airlines en 1998. | ||
| F-OLRA | En leasing auprès d'Air Austral. Première mise en service en 2011. | |||
| Hawker Siddeley HS.748 | 5R-MJA | Acquis neuf. Cédé à Horizon Air en 2011. | ||
| 5R-MJB | ||||
| Piper PA-31-350 | inconnue | 5R-MLA |
Accidents et incidents
- Le , un Douglas DC-3 d'Air Madagascar opérant sur une liaison intérieure s'écrase après son décollage de Farafangana. L'accident cause la mort de la moitié de ses occupants (2 passagers sur 8 / 4 membres d'équipage sur 4).
- Le , un Douglas DC-4 d'Air Madagascar partant de l'aéroport international d'Ivato à destination d'Antsiranana via Toamasina s'écrase au décollage. Le bilan définitif fait état de 42 passagers et membres d'équipage tués sur les 77 personnes se trouvant à bord. Parmi les victimes, le ministre des Affaires étrangères Albert Sylla (dont le fils, Jacques Sylla, deviendra le Premier Ministre de Marc Ravalomanana 35 ans plus tard) ainsi que Raymonde Ramamonjy-Ratrimo, pharmacienne et figure emblématique de la bourgeoisie tananarivienne. Sur les quatre membres d'équipage, le steward Guy Rakotoarivony est le seul survivant après être parvenu à quitter la carlingue par l'une des vitres brisées du cockpit. L'avion, à la suite de sa chute, a terminé sa course dans les marécages qui s'étendent au bout de la piste d'envol. Les raisons exactes du crash n'ont jamais été élucidées mais les enquêteurs ont privilégié la thèse de la présence de givre sur les moteurs pouvant s'expliquer par le froid de l'hiver austral et le brouillard matinal. Il s'agit de la catastrophe la plus meurtrière qu'ait eu à subir Air Madagascar à ce jour.
- Le , un des Havilland Canada DH-6 Twin Otter 300 d'Air Madagascar opérant sur une liaison intérieure et devant relier Mandritsara à Sambava (avec escales prévues à Maroantsetra, Antalaha, Andapa et Doany) heurte une montagne au nord-est de Maroantsetra. Aucun survivant parmi les 19 personnes qu'il transporte (17 passagers / 2 membres d'équipage).
- Le , un Boeing 767-300 d'Air Madagascar partant de l'aéroport international d'Ivato à destination de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, avec 181 passagers et 12 membres d'équipage à son bord, doit se reposer en urgence à la suite d'une explosion et d'un incendie survenus sur son réacteur droit. Celui-ci est immédiatement coupé comme le veut la procédure, mais les pilotes sont d'abord contraints de tourner dans les airs une petite heure afin de délester l'avion d'une partie de son carburant. L'atterrissage sur un seul moteur se passe sans encombre. Aucun blessé n'est à déplorer parmi les 193 occupants.
- Le , le B737-300 de la compagnie nationale partant de l'aéroport international d'Ivato pour l'île de La Réunion a dû revenir en urgence après la défaillance d'un moteur. Après 50 minutes de vol, le pilote a décidé de faire demi-tour pour des raisons de sécurité. À aucun moment la sécurité n'a été mise en jeu[24].