Albert Périlhou
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Daumazan-sur-Arize,
Tain-l'Hermitage,
| Naissance |
Daumazan-sur-Arize, |
|---|---|
| Décès |
(à 90 ans) Tain-l'Hermitage, |
| Activité principale | Compositeur |
| Activités annexes | Organiste, Pianiste |
| Formation | École Niedermeyer de Paris |
| Maîtres | Louis Niedermeyer, Gustave Lefèvre, Camille Saint-Saëns |
Albert Périlhou, né à Daumazan-sur-Arize (Ariège), le et décédé à Tain-l'Hermitage (Drôme), le , est un compositeur, organiste et pianiste français.
Formation
Fils de Justin Périlhou, organiste de Pézenas, qui laissa quelques pages de genre pour le piano, Albert Périlhou suit sa formation musicale à l'École Niedermeyer de Paris, où il est boursier de l'évêque de Pamiers Auguste Bélaval, 1860 à 1866. Il y est élève de Louis Niedermeyer, Gustave Lefèvre et Camille Saint-Saëns et fait sa scolarité en même temps que Gabriel Fauré, né une année plus tôt et boursier du même évêque. Quelque part, il est toujours dans l'ombre de son aîné. Il obtient dans cet établissement :
- en 1862, un premier prix de piano (Gabriel Fauré est prix d'excellence), et un prix d'orgue (Fauré obtient un accessit) ;
- en 1864, le premier prix de plain-chant et le second prix de composition (toujours derrière Fauré) ;
- en 1865, le premier prix d'orgue ;
- en 1865, le prix de composition (Gabriel Fauré a alors quitté l'école).
Emplois
Il occupe son premier emploi à Pézenas (Hérault) en tant qu'organiste de l'église Saint-Jean ; la fabrique lui verse un traitement annuel de 800 francs, "à la charge par lui de donner pendant un jour de chaque semaine, une leçon de plain-chant de la durée de deux heures, aux chantres et aux enfants de chœur". Après une quinzaine d'années passées à Saint-Étienne en tant qu'organiste et professeur de piano (de 1868 à 1883), il enseigne de nouveau le piano au conservatoire de Lyon en 1883, tâche qu'il assurera jusqu'en 1889. Durant cette même période, il est organiste au Grand-Temple des Brotteaux où il inaugure l'orgue Joseph Merklin dont il est le tout premier titulaire. En 1888, il est appelé à Paris pour devenir conseiller artistique de la maison Érard. En 1889, il est nommé organiste à Saint-Séverin sur le nouvel instrument construit par John Abbey et il le restera durant 25 ans (jusqu'en 1914), laissant de temps à autre les claviers à Camille Saint-Saëns, Louis Vierne ou Gabriel Fauré. À partir de 1899, il eut pour suppléant Ermend Bonnal, présenté par Tournemire[1]. On notera également une courte période en tant qu'organiste de Saint-Eustache au début de l'année 1906.
En 1910, il prend le poste de codirecteur de l'école Niedermeyer (avec Heurtel, gendre de Lefèvre), et il l'occupera jusqu'en 1914.
Il se retire alors à Tain-l'Hermitage où il meurt à l'âge de 90 ans.
Albert Périlhou et la société musicale de son temps

Apprécié de bon nombre de musiciens de son temps, ami de Vierne, de Fauré, dont il sera le témoin lors de son mariage, ou de Saint-Saëns, Albert Périlhou est le dédicataire de plusieurs œuvres :
- La complainte de Louis Vierne, troisième pièce des Vingt-quatre pièces en style libre ;
- Le deuxième prélude et fugue op.109 de Camille Saint-Saëns, ainsi qu'une de ses poésies : Le Pays merveilleux ;
- Les Harmonies imitatives de Marie Jaëll pour piano (1877) ;
- Les trois sorties des Variae Preces de Charles Tournemire, écrites pour l'harmonium.

