Ali Aoun
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Nadir Larbaoui
Lui-même (Industrie pharmaceutique)
| Ali Aoun | |
Ali Aoun en 2022. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l'Industrie et de la Production pharmaceutique | |
| [1] – (1 an, 8 mois et 1 jour) |
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| Président | Abdelmadjid Tebboune |
| Premier ministre | Aïmene Benabderrahmane Nadir Larbaoui |
| Gouvernement | Benabderrahmane III/Larbaoui I |
| Prédécesseur | Ahmed Zeghdar (Industrie) Lui-même (Industrie pharmaceutique) |
| Successeur | Sifi Ghrieb (Industrie) Ouassim Kouidri (Industrie pharmaceutique, indirectement) |
| Ministre de l’Industrie pharmaceutique | |
| – (6 mois et 9 jours) |
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| Président | Abdelmadjid Tebboune |
| Premier ministre | Aïmene Benabderrahmane |
| Gouvernement | Benabderrahmane II |
| Prédécesseur | Lotfi Benbahmad |
| Successeur | Lui-même |
| Directeur général de la Pharmacie centrale des Hôpitaux | |
| [2] – (6 mois) |
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| PDG du Groupe SAIDAL | |
| – (13 ans) |
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| Directeur général de l’Entreprise nationale des détergents et produits d'entretien | |
| – (2 ans) |
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| Directeur central à la Société nationale des industries chimiques | |
| – (3 ans) |
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| Directeur d’unité à la Société nationale des industries chimiques | |
| – (5 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tamacine (Algérie) |
| modifier |
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Ali Aoun (en arabe علي عون), né le à Tamacine (wilaya de Touggourt) en Algérie, est un chef d'entreprise et homme politique algérien, il a été le PDG du groupe pharmaceutique Saidal pendant 12 ans.
Il est ministre de l'Industrie et de la Production pharmaceutique de au . Le , Ali Aoun est condamné à cinq ans de prison et emprisonné pour des actes de corruption.
Jeunesse et formation
Après avoir obtenu son diplôme d'Ingénieur en chimie industrielle à l'Institut Saint-Luc Mons en Belgique en 1972[3], Ali Aoun a commencé sa carrière professionnelle dans l'industrie chimique en Algérie.
Parcours professionnel
Ali Aoun a occupé plusieurs postes de direction dans l'industrie chimique et pharmaceutique. Il a été directeur d'unité à la Société nationale des industries chimiques (SNIC) de 1974 à 1979[4]. Puis il sera directeur centrale de 1979 à 1982. De 1984 à 1986, Ali Aoun est maître de conférences au sein de l’Institut national des industries légères à Boumerdès. De plus, en parallèle, il dirige de 1983 à 1985, l'Entreprise nationale des détergents et produits d’entretien (ENAD)[5].
En 1986, Ali Aoun est désigné comme sous-directeur, puis directeur chimie, pharmacie et engrais au ministère de l'Industrie, avant de devenir PDG du Groupe Saidal de 1995 à 2008, alors qu'il est impliqué dans l'affaire Khalifa à partir de 2007[5].
Après une traversée du désert, liée à des poursuites judiciciaires, il est nommé directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux d' à [5].
Tentatives d'assassinat
Selon les déclarations d'Ali Aoun, il a été victime de deux tentatives d'assassinat. Le , il se trouvait dans une voiture dans les alentours de Chiffa à Blida. La voiture a essuyé plusieurs rafales de tirs. Le chauffeur est tué, tandis qu'Ali Aoun a réussi à prendre la fuite. Le , selon les enquêteurs de la caserne de Chéraga un groupe de personnes est tué à Dar El Beïda, où se trouve le bureau d'Ali Aoun. Selon leur version, il y a eu un accrochage entre la gendarmerie et ce groupe, qui attendait Ali Aoun pour l'assassiner[6].
Parcours politique
Il est nommé ministre de l'Industrie pharmaceutique en [7].
Le , lors d'un remaniement ministériel, Ali Aoun est nommé ministre de l'Industrie, en remplacement d'Ahmed Zeghdar, en gardant le portefeuille de l'Industrie pharmaceutique[8],[5]. Il quitte le gouvernement en quand il est impliqué dans une affaire de corruption alors qu'il dirigeait le groupe public Imétal.
Affaires judiciaires
Condamnation puis acquittement dans l'affaire Khalifa
Alors qu'il est directeur de Saidal entre 1995 et 2008, il est accusé d’avoir décidé, au début des années 2000, le placement des fonds financiers de Saidal dans El Khalifa Bank, où le trésor public a perdu trois milliards de dollars dans la faillite de la banque en 2003. Pour sa défense, Ali Aoun affirme que l'accusation est un complot monté à son encontre[9].
En , il est condamné à deux ans de prison fermes dans le cadre de l'affaire Khalifa[10]. Rejugé, il est condamné à une peine de prison avec sursis en 2020[11], puis acquitté en 2022[12].
Condamnation pour corruption
Après son départ du gouvernement en , au moment où l'enquête s'élargissait, Ali Aoun est placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une affaire de corruption, concernant le groupe public Imétal devenu depuis la Société nationale de sidérurgie. Il doit être jugé en avec 25 autres accusés dont son fils et Charaf-Eddine Amara[13],[14]. Douze ans de prison ont été requis[15].
Le , Ali Aoun est condamné à cinq ans de prison et emprisonné pour des actes de corruption. De plus, il doit s'acquitter d'une amende d’un million de dinars, environ 6 500 euros. Son fils, Mehdi Aoun, est condamné à six ans de prison et l’homme d’affaires Abdennour Abdelmoula à dix ans de prison. Charaf-Eddine Amara est relaxé[16].
Vie privée
Ali Aoun est marié et père de quatre enfants.[réf. nécessaire]