Ahmed Attaf

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Ahmed Attaf
(ar) أحمد عطاف
Illustration.
Ahmed Attaf en 2024.
Fonctions
Ministre d'État
Ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines
[a]
En fonction depuis le [1]
(3 ans et 3 jours)
Président Abdelmadjid Tebboune
Premier ministre Aïmene Benabderrahmane
Nadir Larbaoui
Sifi Ghrieb
Gouvernement Benabderrahmane III/Larbaoui I
Larbaoui II
Ghrieb
Prédécesseur Ramtane Lamamra
Secrétaire général du bureau politique de l'Avant-garde des libertés

(1 an, 9 mois et 7 jours)
Élection
Président Ali Benflis
Prédécesseur Création du parti
Successeur Abdelkader Saadi
Ambassadeur de l'Algérie au Royaume-Uni

(3 ans)
Député

(8 ans, 1 mois et 14 jours)
Élection 5 juin 1997
Législature 4e
Groupe politique RND
Ministre des Affaires étrangères
[2]
(3 ans, 11 mois et 18 jours)
Président Liamine Zéroual
Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement Ahmed Ouyahia
Smaïl Hamdani
Gouvernement Ouyahia I et II
Hamdani
Prédécesseur Mohamed Salah Dembri
Successeur Youcef Yousfi
Porte-parole du gouvernement
[3]
(1 an et 3 mois)
Président Liamine Zéroual
Chef du gouvernement Mokdad Sifi
Gouvernement Sifi I et II
Secrétaire d'État à la Coopération et aux Affaires maghrébines

(1 an, 9 mois et 24 jours)
Président Liamine Zéroual
Chef du gouvernement Redha Malek
Mokdad Sifi
Gouvernement Malek
Sifi I et II
Prédécesseur Ahmed Ouyahia
Successeur Lahcène Moussaoui
Ambassadeur de l'Algérie en Inde
[4]
(2 ans)
Ambassadeur de l'Algérie en Yougoslavie
[5]
Directeur des Affaires politiques internationales

(5 ans)
Directeur adjoint des Affaires stratégiques et du désarmement des Nations Unies

(2 ans)
Secrétaire à la Mission permanente de l'Algérie auprès des Nations unies

(3 ans)
Chef de la Division des affaires politiques de l'Organisation de l'Unité Africaine

(2 ans)
Chef de la Division des traités multilatéraux du ministère algérien des Affaires étrangères

(moins d’un an)
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Aïn Defla (Algérie)
Nationalité Algérienne
Parti politique RND (1997-2014)
AGL (2014-2019)
Famille Marié, père de trois enfants
Diplômé de ENA
Profession Diplomate
Religion Musulman
Ministres algériens des Affaires étrangères

Ahmed Attaf (en arabe : أحمد عطاف) est un homme politique et diplomate algérien, né le à Aïn Defla en Algérie. Il occupe actuellement le poste de ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger depuis le , après avoir déjà exercé cette fonction de 1996 à 1999.

Formation

Ahmed Attaf est diplômé de l'École nationale d'administration d'Algérie (ENA) dans la promotion Frantz Fanon de 1971-1975[6].

En 1980, il obtient un diplôme de compétence en langue anglaise du Hunter College à New York[6].

En 1977, il décroche un diplôme d'études supérieures (D.E.S) en Sciences politiques de l'Université d'Alger[6].

Carrière diplomatique

Après avoir obtenu à 22 ans son diplôme de l'ENA, il est recruté par le ministère des Affaires étrangères. Il est ensuite envoyé à Washington pour être à la tête de la section économique à l'ambassade d’Algérie aux États-Unis puis chef de la Division des traités multilatéraux[7].

Il a par la suite occupé des postes importants, tels que chef de la Division des Affaires politiques de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) de 1977 à 1979, secrétaire à la Mission permanente de l'Algérie auprès des Nations unies de 1979 à 1982, directeur adjoint des Affaires stratégiques et de Désarmement des Nations unies en 1982, et directeur des Affaires politiques internationales au ministère des Affaires étrangères algérien en 1984[7].

Tout au long de sa carrière, Ahmed Attaf a occupé plusieurs postes diplomatiques importants, notamment celui d'ambassadeur d'Algérie en Inde, en Yougoslavie et au Royaume-Uni. Il a également été l'un des proches collaborateurs du ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi, aux côtés de Ramtane Lamamra[8].

Parcours politique

Secrétaire d'État

En , Ahmed Attaf a été nommé secrétaire d'État à la coopération et aux affaires maghrébines, avant d'être également désigné comme porte-parole du gouvernement à partir d'[8].

Avant sa nomination au gouvernement, Ahmed Attaf, est alors connu pour son soutien à la fermeture des frontières entre l'Algérie et le Maroc qu'il justifie par la contre-bande de produits alimentaires algériens et par le trafic de drogue[9]. Après sa nomination au gouvernement, il rédige un mémorandum en 1994, dans lequel il informait le président Zéroual de la nécessité de fermer les frontières avec le Maroc. Ce qu'il obtient du chef de l'État[8].

En 1995, Ahmed Attaf a qualifié la Plate-forme de Sant'Egidio de « non-événement » dans le contexte de la guerre civile des années 1990 en Algérie. Cette position a été controversée et a été critiquée par plusieurs groupes politiques et de défense des droits de l'homme[10].

Ministre des Affaires étrangères

En , Ahmed Attaf est devenu ministre des Affaires étrangères de l'Algérie, un poste qu'il a occupé pendant la décennie noire, jusqu'en 1999.

Député du RND

En 1997, il est l'un des membres fondateurs du Rassemblement national démocratique (RND). Il est élu député pour la législature 1997-2002 sous la bannière de ce parti[7], lors de la première mandature pluraliste de l'Assemblée populaire nationale (APN) en Algérie. Il est aussi président du groupe parlementaire du RND à l’Assemblée populaire nationale, et à nouveau tête de liste lors des élections législatives algériennes de 2002 à Aïn Defla[11].

Secrétaire général de l'Avant-garde des libertés

En 2014, il est exclu du RND par le président Abdelkader Bensalah après avoir rejoint le parti Avant-garde des libertés (AGL) fondé par Ali Benflis[12].

En 2015, il est nommé conseiller de Benflis et président du bureau politique du mouvement[13]. Il quitte le parti à la fin de 2019[7], après le retrait de Benflis de la scène politique à la suite de sa défaite électorale[14].

Retour aux Affaires étrangères

Le , Ahmed Attaf est nommé ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger dans le gouvernement Benabderrahmane lors d'un remaniement ministériel[15], succédant à Ramtane Lamamra[16].

Cette nomination marque le retour d'Ahmed Attaf aux affaires étrangères, après une longue période de retrait de la vie politique durant laquelle il s’est consacré à ses étudiants de l’École des sciences politiques et des relations internationales à Alger[17] de 2009 à 2013. Il prend ses fonctions comme ministre le ,[18].

Le , Ahmed Attaf a été choisi par le président Abdelmadjid Tebboune, pour le représenter à la cérémonie d'intronisation du Roi Charles III en Angleterre[19].

Le , il préside l'instance de suivi de la mise en œuvre des décisions et des engagements pris lors du 31e Sommet arabe qui a eu lieu en Algérie. La réunion a lieu à Djeddah en Arabie saoudite[20].

Depuis le début , Attaf, rencontre des représentants de l'ONU à New York pour renforcer le soutien à la candidature de l'Algérie en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2024-2025[21], et le , l'Algérie est élue pour la quatrième fois de son histoire à ce poste[22].

Le , Attaf effectue une visite de travail aux États-Unis. Il est accueilli par son homologue Antony Blinken[23].

Vie personnelle

Ahmed Attaf est marié et père de trois enfants[6].

Publication

Interview

Galerie

Notes et références

Voir aussi

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