Ana Redondo

femme politique espagnole, ministre de l'Égalité depuis 2023 From Wikipedia, the free encyclopedia

Ana María del Carmen Redondo García, née le à Valladolid, est une femme politique espagnole membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Elle est ministre de l'Égalité depuis 2023.

Président du gouvernementPedro Sánchez
GouvernementSánchez III
PrédécesseurIrene Montero
Élection
Faits en bref Fonctions, Ministre espagnole de l'Égalité ...
Ana Redondo
Illustration.
Ana Redondo en 2023.
Fonctions
Ministre espagnole de l'Égalité
En fonction depuis le
(2 ans et 4 mois)
Président du gouvernement Pedro Sánchez
Gouvernement Sánchez III
Prédécesseur Irene Montero
Députée aux Cortes de Castille-et-León

(7 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Valladolid
Législature VIIe et VIIIe
Groupe politique Socialiste
Biographie
Nom de naissance Ana María del Carmen Redondo García
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Valladolid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PSOE
Diplômée de Université de Valladolid
Profession Universitaire

Image illustrative de l’article Ana Redondo
Ministres de l'Égalité d'Espagne
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Elle est députée aux Cortes de Castille-et-León de à , exerçant à deux reprises les fonctions de porte-parole du groupe des députés socialistes. Entre et , elle est vice-secrétaire générale du PSOE de Castille-et-León.

Elle est élue en conseillère municipale de Valladolid. Jusqu'à l'alternance de , elle occupe le poste de deuxième adjointe au maire, Óscar Puente, déléguée à la Culture et au Tourisme. Cinq mois plus tard, elle est nommée ministre de l'Égalité dans le troisième gouvernement de Pedro Sánchez.

Biographie

Formation et vie professionnelle

Ana María del Carmen Redondo García[1] naît le à Valladolid[2].

Elle est titulaire d'une licence en droit et d'un doctorat en droit constitutionnel de l'université de Valladolid. Elle y enseigne cette matière[3].

Parcours politique régional

Entre et , Ana Redondo est secrétaire à la Formation de la commission exécutive du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de la province de Valladolid[4].

Députée aux Cortes de Castille-et-León entre et , elle est vice-porte-parole du groupe parlementaire socialiste jusqu'en [4]. Cette année-là, Óscar López est élu secrétaire général du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (PSCyL-PSOE) et la désigne le secrétaire à la Coordination parlementaire et porte-parole du groupe parlementaire[5]. Elle retrouve ses fonctions de vice-porte-parole à la suite des élections de 2011, quand Óscar López accède aux Cortes[4].

Lors du congrès autonomique du , elle est confirmée au sein de la commission exécutive par le nouveau secrétaire général Julio Villarubia (es), qui la promeut au rang de vice-secrétaire générale[6]. À la suite du renversement de Villarubia, elle décide dans un premier temps de postuler au secrétariat général, mais elle se retire le et apporte son soutien à Luis Tudanca[7]. Élu secrétaire général, il la désigne deux mois plus tard porte-parole du groupe parlementaire[8].

Élue municipale de Valladolid

Ana Redondo est adjointe au maire à la Culture de Valladolid entre 2015 et 2023.

Pour les élections municipales du 24 mai 2015, Ana Redondo est investie en 2e position sur la liste socialiste à Valladolid, conduite par Óscar Puente[9]. Devenu maire, il la nomme deuxième adjointe, déléguée à la Culture et au Tourisme[10]. Elle est confirmée comme « numéro deux » de la candidature socialiste aux élections municipales du 26 mai 2019[11] puis reconduite dans ses fonctions exécutives.

Au cours de ses deux mandats au sein de l'exécutif municipal, elle met en œuvre avec le maire une stratégie d'attractivité touristique basée sur l'organisation de concerts géants sur la grande place de la ville[12].

Lors des élections municipales du 28 mai 2023, Óscar Puente la maintient à la 2e place de sa liste[13], mais la victoire des partis de droite la renvoie dans l'opposition. Elle démissionne du conseil municipal six mois plus tard, en raison de son entrée au gouvernement[14].

Elle se revendique admiratrice de feue l'ancienne ministre Carme Chacón, aussi bien pour son rôle sous les mandats de José Luis Rodríguez Zapatero que pour son engagement féministe[15].

Ministre de l'Égalité

Surprise du nouveau gouvernement

Ana Redondo, est nommée ministre de l'Égalité en novembre 2023.

Le , le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez dévoile la composition de son troisième gouvernement. Ana Redondo fait partie des neuf nouveaux entrants, en tant que ministre de l'Égalité[16].

La nomination de cette constitutionnaliste membre du PSOE, peu connue du mouvement féministe mais proche des collectifs LGBT, constitue l'une des surprises du nouveau cabinet. Le chef de l'exécutif choisit de ramener ce portefeuille dans le giron socialiste, conformément aux requêtes exprimées au sein de son parti, et de le confier à une personnalité au profil technique après les controverses ayant émaillé le mandat de la ministre précédente, Irene Montero, autour de la loi « un oui est un oui » (es) et de la loi trans (es)[17],[18].

Avec l'ensemble de ses collègues, elle prête serment et entre en fonction le lendemain puis procède à la passation de pouvoir avec sa prédécesseure[19].

Le suivant, elle renouvelle la haute administration de son ministère en nommant l'ex-maire de Palma et déléguée du gouvernement dans les îles Baléares, Aina Calvo, secrétaire d'État à l'Égalité et contre la Violence de genre, et la magistrate Carmen Martínez Perza (es) déléguée du gouvernement contre la violence de genre[20]. Lors du Conseil des ministres du , elle modifie le titre du secrétariat d'État, qui devient délégué à « l'Égalité et à l'Éradication des violences faites aux femmes », sans explication particulière, le journal ABC relevant toutefois qu'une partie du mouvement féministe critique l'emploi du terme « genre » car il est une construction sociale alors que les femmes sont victimes de violence du fait de leur sexe et non leur genre[21]. Après qu'Aina Calvo a été choisie comme secrétaire d'État à la Sécurité, Ana Redondo désigne début la députée María Guijarro (es) comme nouvelle secrétaire d'État à l'Égalité[22].

Intégrée en à la commission exécutive fédérale du PSOE comme secrétaire à l'Égalité en remplacement d'Andrea Fernández (es)[23], elle est écartée de ce poste dès la fin de l'année au profit de Pilar Bernabé (es), le suivant, à l'occasion du XLIe congrès du PSOE[24]. Elle est élue, dix semaines plus tard, présidente de la commission exécutive du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE, sur proposition du secrétaire général Carlos Martínez[25].

Mesures et polémiques

Ana Redondo présente le l'avant-projet de loi organique relatif à la violence instrumentale (violencia vicaria). Ce texte prévoit d'inscrire dans le Code pénal un délit particulier de violences sur mineurs réalisées dans l'objectif de causer une souffrance à leur mère, puni de six mois à trois ans d'emprisonnement selon les circonstances[26]. En , la coordination nationale pour l'éradication de la violence instrumentale et de genre institutionnelle (CEVVVI), qui regroupe une vingtaine d'organisations, publie une lettre ouverte dénonçant un texte « superficiel » et « rétrograde » car il crée un délit générique sans tenir compte du caractère machiste de la violence instrumentale et ne s'attaque pas à la pratique judiciaire très répandue de maintenir un droit de visite pour le père dans les affaires de violence faites aux femmes[27]. Le ministère de la Jeunesse et de l'Enfance se retire peu après du groupe de travail interministériel sur l'avant-projet de loi, en raison du refus du ministère de la Présidence et de la Justice de tenir compte de ses observations concernant les sujets mis en avant par la CEVVVI[28].

Le , elle comparaît devant le Sénat à la demande du groupe populaire pour apporter des explications sur les dysfonctionnements techniques subis en par les bracelets électroniques anti-rapprochement posés aux auteurs de violence conjugale. À cette occasion, elle annonce une « enquête approfondie » et présente ses excuses aux femmes victimes pour « l'agitation » produite par cette controverse, tout en assurant que leur sécurité a toujours été systématiquement garantie. En conclusion de cette séance, le Sénat vote une motion de réprobation par 145 voix pour et 115 voix contre[29]. Le Congrès des députés avait voté, six jours plus tôt, une motion identique par 170 voix pour, 162 voix contre et 16 abstentions[30].

Notes et références

Voir aussi

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