Elle est investie en maire de Tolède à la tête d'une coalition de gauche, après avoir été huit ans conseillère municipale puis quatre ans députée régionale. Elle est reconduite en minorité en après avoir raté d'un siège la majorité absolue.
Bien qu'elle remporte les élections municipales de , elle est contrainte de quitter la mairie du fait d'une alliance de droite. Elle est élue, deux mois plus tard députée au Congrès, puis nommée déléguée du gouvernement en Castille-La Manche à la fin de cette même année.
Milagros Tolón Jaime naît à Tolède le [1]. Elle est la fille de Rafael Tolón et Antonia Jaime[2]. Son père, boucher au marché de Tolède[1], meurt d'un cancer du poumon à 53 ans, alors qu'elle est adolescente. Elle grandit dans le quartier populaire de Palomarejos[2].
Elle est mariée et mère de deux enfants. Elle vit dans le quartier du Polígono[2]. Elle est une catholique pratiquante, qui participe chaque année à la procession de Notre-Dame-de-la-Solitude[1].
Milagros Tolón se présente en à la mairie de Tolède.
Pressentie depuis plusieurs mois comme candidate à la mairie de Tolède en raison de la candidature d'Emiliano García-Page aux élections autonomiques[5],[9], Milagros Tolón présente sa candidature à l'élection primaire organisée par le PSOE tolédan en et recueille 300 parrainages militants, ce qui équivaut à 70% du corps électoral[10]. Elle est proclamée cheffe de file du Parti socialiste le [11] et sa liste de 24 candidats est ratifiée à l'unanimité par la section socialiste le [12].
Le soir du scrutin, le Parti populaire (PP) de Jesús Labrador, homme de confiance de la présidente sortante de Castille-La MancheMaría Dolores de Cospedal, arrive en tête avec 32,9% des voix et devance le PSOE, qui recueille 30,2%. Les deux listes font élire neuf conseillers municipaux sur un total de 25, perdant respectivement deux et trois conseillers. La liste de gauche alternative remporte plus de 16% des voix et obtient quatre sièges, ce qui permet à la gauche de disposer de la majorité absolue au conseil municipal en cas d'entente[13]. Le Parti socialiste et Ganemos concluent le un accord qui réserve quatre délégations et deux postes d'adjoint à la maire sur six à la gauche alternative[14].
Le , Milagros Tolón est élue maire de Tolède par 13 voix favorables sur 25 et devient la première femme à diriger l'exécutif de la capitale de Castille-La Manche[15].
Elle reste à l'écart de l'élection primaire du pour le XXXIXecongrès fédéral du Parti socialiste ouvrier espagnol en ne soutenant aucun candidat. À la suite de la victoire de Pedro Sánchez, elle affirme son soutien à Emiliano García-Page, chef du gouvernement et du PSOE de Castille-La Manche qui soutenait Susana Díaz[16]. Le , elle intègre la commission exécutive fédérale (CEF) du PSOE formée par Sánchez, en tant que secrétaire exécutive à l'Économie des villes, rattachée au secrétaire à l'Économie Manuel Escudero(es)[17].
Le , elle est proclamée maire pour un deuxième mandat en sa qualité de tête de la liste arrivée en tête: chaque groupe vote en effet pour son chef de file, aussi reçoit-elle les 12 voix des édiles socialistes, un suffrage de moins que la majorité absolue[20]. Elle est élue le deuxième vice-présidente de la Fédération espagnole des villes et des provinces (FEMP), sous la présidence du socialiste Abel Caballero et aux côtés du premier vice-président conservateur José María García Urbano(es)[21].
Désormais proche du secrétaire général du PSOE et président du gouvernementPedro Sánchez, elle sort de la commission exécutive du parti lors du XLecongrès, en , afin d'occuper la présidence du comité fédéral, le «parlement» des socialistes[22]. Le , elle est élue secrétaire générale de la section du PSOE de Tolède avec 81,7% des voix, étant la première femme à occuper ce poste[23].
Défaite de 2023
À l'occasion des élections municipales du 28 mai 2023, Milagros Tolón se présente pour un troisième mandat. Sa liste arrive en tête avec 38,7% des voix et obtient 11 conseillers municipaux sur 25. C'est un de moins qu'en . En dépit des sondages et des pronostics, elle n'est pas en mesure de conserver la mairie car le bloc de droite composé du Parti populaire (PP) et de Vox totalise 13 élus, soit l'exacte majorité absolue[24]. Les deux listes ayant conclu un accord, le chef de file du PP Carlos Velázquez(es) est élu maire le par 13 voix favorables contre 11 à Milagros Tolón, ce qui met un terme à 16 ans de gestion socialiste de la municipalité de Tolède[25].
Elle réintègre le la commission exécutive du PSOE à l'occasion du XLIecongrès, en tant que membre sans délégation (vocal)[31]. Elle est réélue quatre mois plus tard secrétaire générale de la section socialiste de Tolède avec 98% des voix[32]. Lors du remaniement de la commission exécutive orchestré le par Pedro Sánchez, elle est promue secrétaire aux Politiques sociales, aux Personnes âgées et au Mouvement sociaux[33].
Ministre de l'Éducation
Milagros Tolón devient ministre de l'Éducation en .
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